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Critique de Mariée par correspondance

Par amandecherie - Le 20 mai 2010

Monty, vieux garçon canadien, a commandé une femme. Comme le vante l’annonce, elle devrait être « typiquement asiatique » : discrète, loyale, obéissante. Mais Kyung la Coréenne, par son mariage avec Monty, est bien décidée à devenir une vraie Canadienne et ne cultive pas le fantasme de la geisha soumise. C’est ainsi que leur mariage ne satisfait ni l’un ni l’autre : Kyung réalise qu’elle s’est unie à un gamin coincé dans un corps de puceau de 38 ans tandis que Monty désespère devant sa poupée chinoise. Les rapports se tendent encore davantage entre les époux lorsque Kyung s’émancipe par la découverte d’une école d’art dans la vieille ville.

Une belle histoire sur les apparences ( Monty est-il si lâche que ça ? Kyung ‘Kopjangi’ si assurée ? Sa nouvelle amie Eve Wong est-elle si libérée ? ) mais aussi sur les sacrifices au nom de l’amour, et une problématique essentielle : l’Art permet-il de se dépasser ?

Kalesniko possède un trait assuré et expressif, et dote son récit de dialogues très justes. Un style très cinématographique, très rythmé : ainsi la trame est régulièrement coupé de passage de danse, reflétant les émotions de Kyung. Une œuvre forte.

7 Par amandecherie
Mariée par correspondance
Avis rédigé par amandecherie le . Note : 7 sur 10
Monty, vieux garçon canadien, a commandé une femme. Comme le vante l’annonce, elle devrait être « typiquement asiatique » : discrète, loyale, obéissante. Mais Kyung la Coréenne, par son...