Il était temps qu'Elliot naisse...

Avis sur Indiana Jones et la Dernière Croisade

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Dernier opus des aventures du plus célèbre archéologue des temps modernes !

Celui-ci, comme le premier et contrairement au second plus douteux, j'ai pu le voir en salle, dès sa sortie... Je crois même que c'était un truc de classe, sans doute le seul bon film vu grâce à l'école, ce n'est pas rien...

Retenant les leçons de l'échec critique d'un préquelle trop noir et mal torché, le trio vedette resserre les boulons pour revenir dans un concentré pur et dur d'aventures jouissives. Les amateurs remarqueront qu'entre temps, Spielberg a découvert Tintin, ce qui ne change pas grand chose, comme monsieur Jourdain, dès le premier, il faisait du Tintin sans le savoir...

L'introduction est magistrale, River Phoenix, vu auparavant comme fils de Harrison Ford dans Mosquito Coast, s'offre cette fois le rôle d'Indiana jeune. Réussissant à fournir aux fans tous les détails rêvés sur leur héros préféré, cette partie n'oublie pourtant ni d'être une très chouette histoire à elle toute seule, ni de préparer habilement la grande aventure qui va suivre.

Après, c'est une suite de moments presque parfaits, à l'université, à Venise, en Autriche... Harrison qui vole une fleur pour draguer la teutonne au lieu de s'occuper de sa mission, le génial Denholm Elliot qui prend enfin l'aventure en marche, et bien sûr, l'arrivée tant attendue du père...

Sans lui, le film n'aurait pu être qu'un concentré sympathique de ce qui fonctionnait dans l'arche perdue, avec lui, avec Sean Connery, magistral, probablement dans son meilleur rôle, le film prend une autre dimension qui le ramène au niveau du film de 1981.

A son entrée en scène, impossible de rester de marbre devant ce vieux bonhomme toujours en retard sur l'événement, cachant sous un chapeau improbable une espièglerie d'écolier. Le duo formé avec le fils est parfait. Harrison Ford et Sean Connery nous offrent un numéro de duettiste de haut vol, beaucoup moins simpliste qu'il n'y parait sur les relations père-fils.

A noter aussi la séquence la plus drôle de la trilogie, lorsque, prisonnier, Indiana fait sa longue tirade sur les capacité de Marcus à se débrouiller en terrain hostile. A la scène qui suit, comme à chaque fois, je me suis uriné dessus, ce qui fini par me coûter cher en literie, soit dit en passant, mais ça valait bien ça...

Je me souviens qu'à l'époque, comme les doux rêveurs que nous étions, nous fantasmions des années durant sur une poursuite hypothétique de ces aventures. Le temps aidant, nous nous sommes fait une raison, une trilogie, c'était, une trilogie ça restera, et, entre nous, c'est probablement mieux comme ça...

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