I love rock'n roll mais pas ça...

Avis sur Rock Forever

Avatar Hyunkel
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Alors que le cinéma a offert à Broadway quelques grands succès adaptés (la version musicale de Billy Elliott est l'une des meilleures comédies musicales de ces dix dernières années) voilà que Rock of Age, sympathique hommage au rock des 80's se retrouve à faire le chemin inverse. Si le genre de la comédie musicale a connu ses lettres de noblesse sur grand écran, c'était il y a déjà fort longtemps (malgré une tendance à renaître brièvement au début des années 2000). Qu'en sera-t-il de cette tentative?

Rock forever nous ramène dans les années 80, une époque où les rocks-stars, ces modèles de virilité, portaient cheveux long, strass et mascara. Une jeune fille de province vient tenter sa chance à Hollywood et y croise la route d'un garçon, né et élevé dans la banlieue de Détroit. Un script familier? Outre le fait que cette histoire a déjà été faite et refaite au point que l'on ne puisse même plus parler de clichés, le scénario se veut une sorte de transposition de Don't Stop Believing, tube de Journey remis au goût du jour par Glee.

Une référence qui va d'ailleurs coller au film comme une capote usagée à la botte d'une groupie. Teenage love trop premier degré pour convaincre, l'histoire principale s'englue vite dans des torrents de guimauve réunis à grand coup de tubes sirupeux. Si les morceaux musicaux sont généralement plutôt pêchus, l'impression de regarder Glee le film ne s'estompe vraiment jamais. L'intérêt d'une comédie musicale se retrouve souvent dans sa BO, celle-ci se révèle franchement inégale, voire même catastrophique lorsque interprétée par les deux premiers rôles. Un écueil dont le film ne se relèvera pas.

Dieu merci, les seconds rôles sauvent (partiellement) le film de la noyade complète. Mention spéciale pour Russel Brand, toujours aussi inégalable avec son accent british, et Tom Cruise, qui joue savamment avec son image dans son interprétation de rock star vénéneuse et égocentrique, croisement entre Alice Cooper et Gene Simmons. En revanche, Mary J. Blige semble se demander ce qu'elle peut bien faire ici. Sans doute s'est elle égarée en revenant de Wimbledon...

Mauvaise adaptation d'une bonne comédie musicale, Rock Forever ne rentrera définitivement pas dans le panthéon du genre, la faute à une histoire usée jusqu'à la trame interprétée par de mauvais comédiens...

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