Par Liquefaction - Le 15 janvier 2012
Je me suis fait avoir. Ce n'est pas faute d'avoir maugréé durant la vision du film contre les clichés sociaux de ce film, entre le black grand frère du tier-quar (tavu) et le riche ayant fait science po et comprenant que des tableaux s'estiment à la même échelle de valeur que des joueurs de foot ; d'avoir parfois soupiré de la mise en scène de la rencontre de ces deux univers qui n'est pas du tout remplie de caricature ("wesh zyva la musique classique et la poésie ça craint trop quoi".), et de m'être dit que finalement, le film aurait bien pu raconter l'histoire de ces deux personnes sans toute cette couche sociétale, que ça aurait sûrement été plus simple, plus sincère, moins prestigieux peut-être mais d'une sensibilité moins provoquée.
Parce que la sensibilité est quand même bien provoquée. La musique est belle, et ça joue. Les plans sur la mama qui trime dur à faire la femme de ménage aussi.
Mais voilà, "Intouchables" est fondé sur ce contraste, et sans ça, ça n'aurait pas été le même film, ç'aurait été un film totalement différent.
Alors pourquoi sept ? Parce que comme je l'ai dit, je me suis fait avoir. J'ai beau détester plein de choses dans ce film, au final il me touche. Omar derrière son rôle stéréotypé a une générosité qui se communique vraiment à l'écran, et aussi un naturel qui permet de l'extirper de la caricature que le film semble vouloir en faire, qui lui donne un côté très humain. Puis surtout, c'est bien ficelé, c'est bien tourné, certains plans sont superbes, le scénario est bien mené, à son rythme, des scènes sont vraiment touchantes (par exemple, la scène du parapente), la musique touche la corde sensible, mais on a envie de se laisser emporter par elle encore après le film. Et même si on est souvent dans le cliché, le film n'en fait pas non plus trop, une sorte de juste milieu qui tient pendant tout le film. Bref, j'ai un peu l'impression d'être face à une arnaque, mais une arnaque qui m'a bien eu.
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Paradoxalement - Il y a 124 jours
La fin, la fin j'ai failli avoir une petite larmichette, Omar sy qui arrange le rendez-vous pour François Cluzet, et son regard ému remerciant Omar à travers la vitre... Moi aussi, j'aurai aimé ne pas me faire avoir. Ils sont vraiment doués ces arnaqueurs.