Par billy_costigan - Le 5 janvier 2011
Pourtant ça commence plutôt pas mal, la première demi-heure on a l'impression qu'on va assister à un sympathique film fantastique centré une pauvre petite communauté villageoise d'il y a quelques siècles, recluse, pleine de caractère et bourrée de secrets – innocemment martyrisée pour les besoins de la production par d'ignobles bêtes sauvages venues des bois. Et puis, je sais pas, à un moment ça se barre en couille. Ça doit commencer aux premiers relents d'un sentimentalisme lourdement exagéré, mais bon à force d'en voir un peu partout on a pris l'habitude de passer outre. Ensuite les scènes de mélodrame, bons prétextes aux larmes et aux bisous-câlins, s'enchaînent les unes après les autres à un rythme de plus en plus soutenu, ça commence à sentir le roussi. Je crois que le comble reste quand même la première fois où on voit effectivement lesdites bestioles, on finit par se demander s'il n'y a pas réduction drastique du budget costumes, aux alentours de dix dollars je dirais. Après ce n'est qu'une lente descente aux enfers, de plus en plus risible, le ridicule atteignant son paroxysme dans la scène de poursuite finale, qui n'est en fait qu'un gros prétexte dans le scénario, et dans la conclusion complètement absurde tant par son contenu que par la pseudo-moralisation carrément caricaturale qui lui est superposée. À se demander si tout ça n'est pas fait exprès. Je ne vous ferai pas l'affront de vous raconter cette fin, dont la tournure incroyablement cheap constitue à mon avis le seul intérêt du film. Évidemment, a posteriori on se pose toujours la question, est-ce qu'un film aussi mauvais vaut quand même le coup d'être vu ? Oui et non, c'est toujours plaisant d'être le témoin amusé de conneries aussi énormes. Après, à huit euros la place, c'est vrai que ça fait quand même cher de la connerie.