Par LeYéti - Le 1 février 2012
Si le premier épisode respectait énormément les éléments de la mythologie holmesienne remixé comme il se devait, ce second volet commence assez mal par s'égarer. Tuer Adler — enfin, semble-t-il —, lancer le duel entre Moriarty et Holmes par une scène un peu foireuse mais très utile pour les scénaristes, hacher le lancement de l'aventure, comme s'ils avaient peur de ne pas en avoir assez sous le coude.
Et puis ça démarre réellement. On se marre bien avec des gags rigolos, un sous-texte homoérotique joué jusqu'au bout et un duo efficace. Oui, ce Sherlock Holmes s'éloigne encore davantage du héros de papier : on nage entre Jules Verne et Wild Wild West, on tente de s'accrocher aux branches de la géopolitique et de l'histoire. C'est pas fameux mais au fond, ça tient la route. Ritchie par contre est en pleine forme et non seulement il arrive à surpasser ses moments de génie du premier épisode — cette scène dans la forêt ! bordel ! chaque plan est super inventif ! quel rythme ! quels plans ! — mais il s'en moque. Le combat final, dans la pensée de Moriarty et de Holmes est un joli moment de cinéma, à la fois ironique et économique.
Un bon moment, absurde et délirant, un peu filou, un peu prétentieux, un peu foireux. Robert Downey Jr. quoi.
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