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Une famille formidable(-ment banale et artificielle).

Par LeBleuDuMiroir - Le 30 janvier 2012

J’ai déjà évoqué ici les syndromes Scorsese et Swinton qui ne me portent pas chance cinématographiquement, malgré les nombreuses incompréhensions de certains lecteurs. Dans un genre différent, il y a le syndrome Clooney 2000 : film plat/fade et soporifique du 21e siècle avec George Clooney au casting. La liste est malheureusement assez longue et aucun intrus ne vient déroger à la règle : Michael Clayton, Les Marches du pouvoir, Burn After Reading, Ocean’s… Tout est lisse et sans saveur dans chaque métrage où apparaît le chouchou des américaines, si bien que son aboutissement le plus appréciable reste à mes yeux la série de spots publicitaires où il vante les mérites d’une boisson caféinée. Malheureusement, le métrage de Alexander Payne – fraîchement récompensé aux Golden Globes et nominé/favori dans la catégorie « meilleur film » aux prochains Oscars – va rejoindre la déjà longue filmographie dangereusement insipide du futur président des Etats Unis.

Il faut dire que le pitch n’est pas vraiment palpitant : un hawaïen guère attachant se prend deux gifles successives lorsqu’il apprend que sa femme, mourante et comateuse, se tapait un promoteur immobilier pour tromper l’ennui et la solitude. Après avoir balancé la news (qu’elle allait casser sa pipe, pas que c’était une housewife infidèle) à ses proches dans un repas absolument pas naturel, il décide de partir à la recherche du-dit empaffé qui s’envoyait cette épouse qu’il ne touchait plus lui-même. Bien sûr, solidarité familiale oblige, ses deux filles l’accompagnent dans ce voyage initiatique palpitant et légitime. Afin de s’assurer un fun maximal lors de ce mémorable voyage, What Else décide de suivre le désormais célèbre adage « quand tu cherches l’amant de ta femme, amène avec toi tes gamines et le teubé que fréquente ton aînée ex-alcoolique-new-fille-idéale« . Je tiens d’ailleurs à applaudir la remarque intelligence et originalité du scénariste qui nous pond une flopée réjouissante de personnages sans imagination : l’aînée volage qui se transforme soudainement en fille à son papa, la cadette originale qui fait des doigts d’honneur à tour de bras, le jeune boyfriend débile et empoté, le grand-père qui méprise tout le monde sauf sa future-défunte fille et l’amant stupide et égoïste.

Si la jeune et craquante Shailene Woodley et le placide George Clooney livrent une prestation plutôt honorable – bien que jamais transcendante – ils ne sauvent pas The Descendants de son incroyable banalité et de l’ennui qui s’installe rapidement devant une intrigue aussi convenue et monotone. Rarement drôle, souvent ennuyeux, le « drama » de Payne ne s’offre que quelques secondes de poésie lors des brefs adieux d’un mari absent à sa pénible et mourante épouse. Pas de quoi crier au génie et le couvrir de récompenses pour autant.

Une narration plate et prévisible, des personnages artificiels et fades, un rythme et un scénario paresseux, le futur Oscar du meilleur film est la définitive confirmation que pour obtenir une récompense à Hollywood cette année il fallait être sentimental et consensuel. Retrouvez l'article sur son blog : http://www.lebleudumiroir.fr/?p=1730

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G-C-H- - Il y a 111 jours

bien torché et totally agree !

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LeBleuDuMiroir a attribué 4/10 au film The Descendants

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The Descendants
Avis rédigé par LeBleuDuMiroir le . Note : 4 sur 10
J’ai déjà évoqué ici les syndromes Scorsese et Swinton qui ne me portent pas chance cinématographiquement, malgré les nombreuses incompréhensions de certains lecteurs. Dans un genre...