Par Prodigy - Le 14 février 2012
Bien aimé dans l'ensemble : je ne me suis pas fait chier malgré l'absence flagrante de péripéties, Clooney est plutôt convainquant, même s'il restera pour moi toujours infiniment plus à l'aise dans la déconne et la décontraction que dans le drame (bon je dois avouer que son moment à la fin m'a quand même tiré une mini larmichette), mais il faut avouer que ça ne pisse quand même pas bien loin.
Comme tous les films de Payne, je me retrouve devant un truc pas foncièrement détestable, bien ficelé, avec ce qu'il faut de moments "cinéma indie", de balades folks à la guitare (même si pour le coup elles sont hawaïisées), de regards dans le vide, de vague à l'âme, d'enfants terribles, mais surtout terriblement creux.
Une compilation de poncifs made in cinéma indépendant qui ne me dérange pas parce que ça reste encore relativement "frais" - va pas trop falloir tirer sur la corde quand même - qui au final ne sert pas grand chose.
Je suis donc le cul entre deux chaises : j'ai passé un "bon" moment, je me suis pas ennuyé une seule seconde, les acteurs sont convaincants, mais je n'en retire strictement rien. Pas de "leçon de vie", de message, pas même un souvenir ou une scène marquante : rien, sorti d'un instant fugace, un adieu de quelques secondes qui fait espérer que le film aille vers quelque chose, et puis non.
Une fois le voyage fait, pas de catharsis, d'évolution : je suis content d'être arrivé au bout mais je n'en sais pas plus qu'au départ.
Dommage.
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DraculaKid - Il y a 100 jours
C'est d'ailleurs assez marrant de voir certains grands défenseurs du ciné US indie cracher sur le côté "divertissement" (dans le mauvais sens du terme) des grosses productions alors que c'est précisément ce dont souffre le plus leur Cinéma adoré depuis quelques années ...