Résumer Dark Souls en se contentant uniquement d'évoquer sa difficulté pourrait paraître un peu surfait,. Un peu comme servir de la dinde un soir de noël... Et pourtant, cette analogie culinaire n'est pas autant déplacée qu'elle en a l'air, car avant de se farcir cette volaille dantesque, Dark Souls demande un tant soit peu que l'on retrousse ses manches.

Nous ne sommes pas ici en présence d'une énième licence micro-ondable insipide qui nous tombera toute cuite dans le bec, mais bien un met de choix. Assaisonné avec bon goût – corsé même, diront certains – qui marie avec talent challenge old-school et plastique moderne.

Avant d'escompter dompter la bête, il va déjà falloir chercher à l'apprivoiser, et c'est par la manette que tout passe ! Ici, rien de plus simple : les gâchettes gauche/droite permettent chacune de contrôler l'un des bras du personnage, et donc l'arme / bouclier / ou sortilège magique qui lui sera préalablement attribué. Le move-set qui en résulte différera grandement suivant le type d'arme utilisé, permettant une grande variété de combos afin de latter du streum avec style, pour le plaisir des mirettes !

Et dans ce domaine, ce qui frappe (au sens propre comme au figuré), c'est la grande variété de l'arsenal : des classiques épées à deux mains - dont la taille de certaines peut toutefois égaler celle d'un homme - viennent ici côtoyer d'autres représentants plus exotiques qu'a l'accoutumée dans un RPG fantastique : des faux à faire pâlir la Grande Faucheuse herself ; des griffes qui renvoient Wolverine à reculons dans sa litière ; des katanas, rapières... et même des fouets pour ravir les sadiques en herbe.

L'effort de concentration demandé sera constamment récompensé. A la manière de ce joueur qui, pour la première fois, va fouler les pavés de cette majestueuse cité d'Anor Londo. Petite merveille d’architecture gothique baignée dans la lumière de l'aurore. Le panorama qui s'y dessine est saisissant... Peut-être le plus beau qu'il m'ait été donné de voir dans un jeu vidéo. Mais en ces lieux magiques, tel une douloureuse piqure de rappel, cet instant fugace sera bien vite balayé par une lourde sensation d'anxiété... Car dans Dark Souls, même en pleine lumière, les ténèbres veulent votre âme.

Évidemment, tant de superlatifs trahiront certainement une passion démesurée envers ce titre. Qu'importe. J'ai trouvé en Dark Souls un diamant brut. Aventure virtuelle presque charnelle, faite de sueur et de frissons. Sorte de quête initiatique ou même touche "START" ne vous sauvera pas du danger qui rôde dans l'ombre.

N'ayez crainte, Carcasse... Vous-êtes déjà mort.

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le 28 mars 2014

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Ma wak

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