Contrôler le temps, c'est bien, contrôler le vent, c'est mieux

Avis sur The Legend of Zelda : The Wind Waker sur GameCube

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Sous ce titre, se cache une opinion assez rare que j'ai vis à vis de deux épisodes de la série : je trouve que Wind Waker explose le sacro-saint Ocarina of Time et j'en ai pas honte.

Pourquoi est-ce si rare ? Le style graphique et le changement d'environnement (Hyrule disparaît pour laisser place à un océan parsemé d'îles) ont provoqué de nombreuses déceptions chez les fans au point que le jeu devienne le bouc-émissaire de la série jusqu'à la sortie de TP (bientôt, SS prendra sa place, ils sont logiques ces fanboys !). Mais malgré tout ce raffut injustifié, il faut reconnaître une qualité à la réalisation du titre : elle est intemporelle, même 10 ans plus tard, ce jeu sera toujours aussi beau contrairement aux autres épisodes de la série (OoT est devenu moche, la version 3DS aussi /troll). Et ça se comprend, le cell-shading est tout simplement sublime, le design des persos est terrible, les couleurs superbes et les émotions des personnages sont superbement bien retranscrites (Link de OoT et ses trois expressions différentes, lol). Bref, les fanboys acharnés peuvent dire ce qu'ils veulent, ils ne peuvent pas nier le fait que Wind Waker est le plus bel opus de la saga. Ajoutons à ça la meilleure bande-son de la série et on pourra déjà qualifié cet épisode comme l'un des meilleurs.

Revenons à présent à l'autre chose qui fâche : la mer. Exit Hyrule, exit Epona, exit Kokiri & Zora et bonjour l'océan, Lion Rouge et les Koguru & Piaf (nan ce sont pas de simples oiseaux). Ça peut gêner, je peux comprendre, mais ça n'empêche pas que cela rend le scénario un tantinet plus intéressant et intriguant qu'à l'accoutumée (que sont devenus "Haïroule", les Hyliens et Ganondorf ??? C'est qui Lion Rouge ? Pourquoi Link pousse des cris encore plus bizarres ?) même s'il faut l'avouer, ça casse pas des briques. Et puis enfin un vent de fraîcheur (nan c'était pas voulu), plus les mêmes lieux, les mêmes personnages ou les mêmes peuples, on a enfin du nouveau dans l'univers Zelda, c'est pas trop tôt !

En ce qui concerne le gameplay, on conserve le même modèle que les épisodes 64 en l'améliorant grandement. Tout d'abord, les combats sont moins mollassons, plus fluides et on remarque l'apparition de sorte de QTE pimentant un chouïa les affrontements. L'ergonomie a été revu et corrigé, plus besoin de passer toute les cinq secondes dans le menu pour équiper des bottes, le boomerang est plus simple d'utilisation, la caméra est pivotable manuellement, etc, etc... L'inventaire est doté de nouveaux objets forts intéressants tels que la feuille mojo qui sert de parachute ou d'éventail ou le grappin-griffe capable de voler des objets aux ennemis, de faire déplacer Link en le balançant ou de pêcher des trésors. L'elfe vert possède également quelques sacs lui permettant de stocker divers objets (butins, nourritures, lettres...) nécessaires à la réussite de quêtes annexes.

Mais c'est surtout en mer que le gameplay innove, inutile de voyager en nageant, vous vous noierez. Lion Rouge qui remplace Epona ne peut naviguer rapidement uniquement à une voile et le vent dans la bonne direction. Justement, grâce la baguette du vent, vous pouvez par exemple contrôler le vent mais vous pouvez également vous déplacer très rapidement dans la mer, cette baguette est en quelque sorte l'Ocarina du temps. Le bateau parlant que vous avez vous permet également d'autres possibilités comme pêcher des trésors avec le grappin-griffe ou d'utiliser vos bombes dans un canon, de quoi rendre la chose moins monotone. On regrettera juste la vitesse de Lion Rouge qui est vraiment, vraiment lent !

Question défauts, on notera aussi un gros essoufflement à la seconde partie du jeu, le temple de la terre est assez moyen et la quête avant le donjon final est assez... chiante. Autre défaut, la world map du jeu si on peut le dire est assez trop... carré, ce que je veux dire, c'est que les îles sont placés de manière peu naturels puisqu'une case = une île. Néanmoins, cela offre beaucoup plus de clarté afin de réussir toutes les quêtes annexes sans trop loucher sur les soluces (ouais parce que les petits trous cachés dans un coin paumé dans le plaine d'Hyrule, c'est... moisi). De plus, le nombre de quêtes annexes est assez élevé pour proposer une durée plus que conséquente, entre les quarts de coeurs, Mercantîle, les secrets de la mer, refaire le jeu en pyjama ou créer toutes les figurines Tendo, y a de quoi faire... Quoique la dernière quête est à conseiller uniquement aux masochistes confirmés.

The Legend of Zelda : The Wind Waker (le titre complet est vraiment classe !) est au final un chef-d'oeuvre intemporel, envoûtant, poétique et réussi sur de quasiment tous les points que tout fan de la série se doit d'essayer. Un des meilleurs épisodes de la série, assurément.

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