Je la voulais lointaine
«Aller au pays de Montaigne, de Chateaubriand et de Rimbaud m’intéressait moins que la perspective de fuir cette terre mienne, et ces liens inextricables. Ainsi, traverser les océans, et par ce geste, la mémoire honteuse de tout un continent, tout ensemble anticipait et amplifiait ma volonté de n’avoir plus jamais d’obligations vis-à-vis de personne – ma famille comprise. Je m’étais même demandé si ce n’était pas mon double spirituel qui avait prié la nature de m’éloigner, de me porter vers ce pays où il n’y a pas d’arbres, où les hommes sont sans ombre, où le bitume recouvre partout la terre, où les morts ont froid, mais où tous les Africains rêvent d’aller un jour.»
Petit-fils de féticheur, Africain de culture animiste, le narrateur de ce livre – l’enfant au nom d’oiseau – a refusé le sac totémique de son aïeul. Transmis comme un oracle, l’objet fut immédiatement enterré et le silence gardé. Sacrilège ou terreur, cet acte s’inscrit en transparence sur le destin de ce jeune homme choisi pour tutoyer les dieux.
Ainsi se déploie le récit poétique d’un rêveur d’ailleurs, d’un être qui un jour retrouve, en lui, la mémoire.
Livre
Livre de Gaston-Paul Effa
Edité par Actes Sud
«Aller au pays de Montaigne, de Chateaubriand et de Rimbaud m’intéressait moins que la perspective de fuir cette terre mienne, et ces liens inextricables. Ainsi, traverser les océans, et par ce geste, la mémoire honteuse de tout un continent, tout ensemble anticipait et amplifiait ma volonté de n’avoir plus jamais d’obligations vis-à-vis de personne – ma famille comprise. Je m’étais même demandé si ce n’était pas mon double spirituel qui avait prié la nature de m’éloigner, de me porter vers ce pays où il n’y a pas d’arbres, où les hommes sont sans ombre, où le bitume recouvre partout la terre, où les morts ont froid, mais où tous les Africains rêvent d’aller un jour.»
Petit-fils de féticheur, Africain de culture animiste, le narrateur de ce livre – l’enfant au nom d’oiseau – a refusé le sac totémique de son aïeul. Transmis comme un oracle, l’objet fut immédiatement enterré et le silence gardé. Sacrilège ou terreur, cet acte s’inscrit en transparence sur le destin de ce jeune homme choisi pour tutoyer les dieux.
Ainsi se déploie le récit poétique d’un rêveur d’ailleurs, d’un être qui un jour retrouve, en lui, la mémoire.
Lire la suite
De Gaston-Paul Effa édité par Actes Sud
Genre : Roman
Date de sortie : le 1 février 2012
ISBN 13 : 978-2-330-00276-3
Langue d'origine : Français
Plus de détails
Pour découvrir l'avis de vos amis, vous devez être connecté. Se connecter
Pas encore de compte ? Devenir membre
Plateforme : - Modifier
AgrandirQuatorzième oeuvre du Français d'origine camerounaise Gaston-Paul Effa, publiée début 2012 chez Actes Sud, ce "roman" est sans doute celui qui joue le plus ouvertement avec l'autobiographie. Racontant essentiellement l'arrivée en France, à Strasbourg, d'un... Lire la critique de Je la voulais lointaine par Charybde2
L’histoire de Gaston-Paul Effa est très belle et sa thématique plus que contemporaine. Malheureusement, je ne suis pas parvenue à me faire à son écriture imperméable à mon empathie, qui m’a tenue éloignée tout du long d’Obama, ce garçon qui se cherche, plus... Lire la critique de Je la voulais lointaine par Mei-mei
Voir plus d'avis : Les plus appréciés
Twitter Facebook Il y a 80 joursCommenter
Twitter Facebook Il y a 105 joursCommenter
Twitter Facebook Il y a 110 joursCommenter
Twitter Facebook Il y a 110 joursCommenter
Twitter Facebook Il y a 122 jours
Twitter Facebook Il y a 123 joursCommenter