Par Arkh - Le 4 janvier 2012
Je suis tombé sur un extrait de critique intéressant (attention, spoiler) :
"Ce n’est jamais la morale qui a fixé nos attachements les plus forts et les plus structurants. C’est toujours ce qui nous a séduit en premier. D’où les injustices que nous faisons à ceux qui s’occupent diligemment de nous mais qui ne nous séduisent pas et que nous traitons de boy scout. D’où les préférences que nous accordons à ceux qui nous ont choisi ou donné l’impression de le faire, ce qui revient au même puisque d’une faux sentiment peut survenir un vrai. Joe a sans doute été l’agent du belge, agent floué qui plus est, mais c’est grâce à lui qu’il a trouvé un sens à sa vie. Et c’est Norman qui s’aperçoit avec horreur que toutes les souffrances que ce fils adoptif lui infligeait n’avaient aucunement le sens cruel et filial qu’il lui donnait – que lui, Norman, n’était pas le père digne que son fils torture pour le dépasser, mais un pion servant la cause d’un autre père, indigne celui-là ! Comme dans un tour de magie, le truc est souvent le plus bête et le plus frustrant pour l’esprit qui rêve tellement d’un sens supérieur à toutes choses."
(http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2011/12/05/tuer-le-pere-d-amelie-nothomb-ou-tuer-freud.html)
Bon, le livre n'est qu'une illustration grotesque et insipide de cela, avec des personnage ineptes et pas du tout crédibles. Et le reste de la critique est aussi mauvais que le livre (3/10). Il n'empêche, j'ai bien aimé cette thématique... Elle mériterait qu'on en fasse un *vrai* roman.
En passant, il faudrait qu'Amélie arrête de coller sa bouille sur ses couvertures, avec un effet pseudo-artistique ou trois tonnes de maquillage (selon l'humeur). Rien que ça, ça donne déjà envie d'ôter des points.
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