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nana veine

Belgique | 30 ans |

kikou twa, il est 13h12, suis ici avant tout parce ke j'aime le cinéma et ke j'ai une très mauvaise mémoire, vraiment. du coup ça me permet d'avoir une trace de ce ke j'ai kiffé et envie de voir, lire. Puis au fil des années à traîner ici j'ai pu faire la connaissance de chouettes personnes avc ki discuter d'arts, où on peut se recommander des oeuvres les yeux fermés et ça c stylay. suis esthéticienne et ferronnière de formation, siesteuse professionnelle, déserteuse du marché du travail, j'aime l'odeur du patriarcat ke mes soeurs et mes adelphes font cramer, les films-bouquins séditieux, les pizzas véganes parce ke mon corps n'est pas un cimetière mais surtout parce qu'EUX, l'adelphité, le riot porn, l'humour corrosif à l'encontre des dominant-e-s, l'art caravagesque, les chats, les gorets, les cis-male tears pour le thé, les bisous paillettes et les pogos câlins. je suis aussi anarchiste (avc ttes mes contradictions) et donc tt ce ki en découlent; féministe anticarcéraliste (pour l'abolition de ttes les cages), pro-choix (avortement, hijab, travail du sexe), antispé, anticapitaliste, antifa, blabla... Féminiss Extrémiss, Misandre, Witch Bitch pour les hommes cis. J'aime pas la police, les chasseurs, bouchers, militaires, matons, huissiers, poucaves, rasta blancs ki ne voient pas les couleurs, jeune cadre ki va au bureau en trottinette électrik, les petits bourgeois, carriéristes et chef-fe-s de tous bords. voilà c tou acabesitos à mes cousines et mes adelphes. salutation fermement féministe à mes complices. "Rester confiné-e est un privilège de classe." "La précarité tue aussi surement que le covid." "Nique le pass sanitaire. Des papiers pour toustes ! ou toustes sans papier. Et de la moula pour l'hôpital public." "Si t'as les thunes, paie pour ton porno tabarnak. et branle-toi éthique nom didju." "Nique le summer body, je me prépare pour le winter body." "Jgratte jgratte, jme défoule contre les TERF clap clap, c'est le bruit de tes boules contre mes fesses." Lapsuceur "Si jamais j’ai du fric, tu sais ce que je ferai avec ce fric ? Je ferais sauter toutes les taules, y en aura plus une et je veux entendre le bruit des murs qui tombent. Et jveux que les putains puissent baiser librement, comme ça les arrange, que ça soit sur la rue, dans des kahbas, dans des isbas, dans des hôtels, même dans des ballons jm'en fou moi, dans la stratosphère, ça m'est bien égale pourvu qu'elles soient contentes. Moi cque jveux c'est la liberté. La liberté pour tout le monde. Pour les insectes, pour les êtres humains, pour les planètes, pour tous." Grisélidis Réal "Le patriarcat veut nous faire croire que les seins tombants et les vergetures c'est moches, alors que les couilles existent." "Le porno mainstream nuit à l'érection." "Jveux bien me faire ken mais pas par l'Etat et le patronat." "On a pas besoin de coachs en bien-être personnel, mais d'une putain de lutte insurrectionnelle !" "Soulève moi comme en 1871." *émoji aubergine* "Le patriarcat ne tombera pas tout seul, organisons-nous pour lui péter la gueule." "Mon corps c'est pas Tripadvisor, tes commentaires tu peux te les garder j'm'en câlisse." " - Comment on appelle un mec cis qui veut absolument nous dire qu'on nuit à la cause ? - On l'appelle pas, il vient tous seul." "- Laisse, je vais porter, c'est trop lourds pour toi. - T'inquiète, ca va, c'est toujours moins lourd que tes remarques." "- Si tu es énervée contre ton mec, écris tout ce que tu lui reproches sur un bout de papier et brûle-le. - Et je fais quoi du bout de papier ?" "Pourquoi il n’existe pas de « consommation éthique » sous le capitalisme ? En réalité, peu importe que chaque être humain soit capable de devenir vegan, d’acheter équitable ou d’aller au travail à vélo. Ces solutions individuelles peuvent avoir comme effet sur le consommateur de se sentir mieux sous le capitalisme, mais s’attaquent-elles réellement aux racines de l’exploitation et de la destruction de l’environnement ? Est-ce vraiment important que nous refusions d’utiliser des sacs plastiques quand British Petroleum, pour prendre un exemple connu, peut ruiner ces efforts en déversant des centaines de millions de litres de pétrole dans le Golfe du Mexique, en anéantissant toute vie aquatique dans la région et en ne subissant en retour que des sanctions mineures ? Le mouvement pour la consommation éthique finit par diviser la classe ouvrière en sous-entendant que ceux qui achètent « éthique » sont plus moraux que ceux qui ne le font pas, indépendamment des moyens qu’ils ont de le faire. Cela est pourtant faux. Très peu de personnes soutiennent ce qui se passe dans les fermes industrielles. Très peu sont d’accord avec le fait qu’on coupe des arbres dans la forêt amazonienne pour faire de la place pour des fermes industrielles et des abattoirs. Qu’ils aient ou non les moyens d’acheter des produits « éthiques » est une question tout à fait différente. Le capitalisme a efficacement assimilé l’idée des choix éthiques, et l’utilise pour cacher l’irréfutable cruauté inhérente au moteur du profit." "My favorite conspiracy theory : Les changements climatiques sont la responsabilité des individus et si tu tries tes déchets et que tu achètes tes Nike sur Vinted tu vas sauver la planète." "L'écologie sans luttes des classes c'est du jardinage. L'écologie sans antispécisme c'est du bullshit." "L'écologie sans lutte des classes, antipatriarcale, qui ne serait pas profondément antiraciste et donc décoloniale n'est rien de moins qu'une plantation." du docu Décolonisons l'écologie d'Annabelle, Cannelle et Jérémy "La convergence des luttes c'est pas les opprimé-e-s qui rejoignent les privilégié-e-s, c'est les privilégié-e-s qui rejoignent les opprimé-e-s qui luttent déjà tous les jours." "Chaque fois qu'un homme a fait triompher la dignité de l'esprit, chaque fois qu'un homme a dit non à une tentative d'asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte." Frantz Fanon "Ne faites pas aux truies ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fasse." "Save the planet kill your rapist." "Il y a un nuage homophobe qui plane au dessus du hip hop et Lil Nas X va le détruire." Kid Cudi "Au lieu d'applaudir comme des teubés. La prochaine fois qu'iels descendront dans la rue pour réclamer un salaire décent et du budget pour les hôpitaux. Descendez avec elleux." "Israël n'est pas un état légitime." "Mettre la question de la violence au premier plan permet de dissimuler les enjeux qui sont au coeur des luttes émancipatrices. Ce fus déjà le cas en Afrique de Sud durant la lutte contre l'apartheid. Il est intéressant de noter à cet égard que Nelson Mandela - qui a été sacralisé comme le plus grand défenseur de la paix de notre époque - a été maintenu sur la liste noire des terroristes, aux Etats-Unis, jusqu'en 2008. Les véritables enjeux de la lutte pour la libération de la Palestine dont ainsi minimisés et occultés par ceux qui essaient de nous faire croire que la résistance palestinienne à l'apartheid israélien équivaut à du terrorisme." Angela Davis dans son livre Une lutte sans trêve. "D’après Nelson Mandela, quelle action précise à contribuer à ranimer le mouvement anti-apartheid au début des années 1980? Une pétition? Du yoga à la ferme? Une conférence sur la résilience? Non. C’est lorsque des commandos du MK en Afrique du Sud ont introduit des bombes dans les réservoirs d’essence de la compagnie Sasol. Boom! Des écolos gentils, éduqués, paisibles, défendant la vie font face à des psychopathes riches, puissants, lourdement armés, orchestrant la mort. Les premiers veulent convaincre les seconds avec des marches familiales, du théâtre de rue, des pancartes, des pétitions et autres petites politesses. Les seconds détruisent la planète avec toujours plus d’efficacité et d’acharnement. Les premiers se félicitent d’être non violents, pacifiques, sereins. Les seconds s’encouragent à tuer, massacrer, assassiner, piller. Les premiers écrivent des livres. Les seconds écrivent des lois. Avec les tactiques des premiers, le résultat est nul. Les seconds contrôlent le monde. On accepte la violence policière, industrielle, économique, étatique. Mais on condamne les humains qui se défendent face à ces agresseurs. Condamner toute violence est un privilège de petit monsieur qui sent le Old Spice. « Oui, mais Gandhi… » Fuck Gandhi! Le super Gandhi qu’on nous vend est une version fantasmée d’un petit indien chauve de 48 livres. Il ne sert qu’à masquer les autres mouvements de protestation indiens plus radicaux qui ont grandement aidé Gandhi. Sa victoire de pacifiste est un mythe. « Martin Luther King disait… » Y’a pratiquement tout dit et son contraire, et le pouvoir n’a conservé que les citations qui lui convenaient. Mais monsieur King sans les Black Panthers armés n’aurait pas pu se permettre d’être pacifique. Même Jésus a déjà dit : « Si tu as un manteau, mais pas d’épée, vends ton manteau pour t’acheter une épée. » Ce n’est pas les messieurs du Parlement qui ont accueilli les femmes aux suffrages. Ils ont été forcés. Militantes pour le droit de vote des femmes, les suffragettes avaient comme tactique de prédilection la destruction de biens et les incendies. Ces femmes, ceintures noires en karaté, n’avaient pas peur d’en découdre avec la flicaille. Alors, faut-il condamner toute forme de violence, sans aucune nuance? Si une femme se défend violemment contre son agresseur, vas-tu condamner la violence? La sermonner en lui disant qu’au lieu de frapper le violeur dans les yeux avec son trousseau de clés, elle aurait pu employer des moyens pacifiques comme faire circuler une pétition, recueillir 100 signatures, et s’en servir pendant l’agression pour convaincre le type? Quand des fermiers mexicains s’arment pour défendre leur famille contre les cartels de drogue et la police corrompue, vas-tu condamner la violence? Peut-on leur suggérer d’organiser une manifestation pacifique? Il leur suffira de manifester en zigzag pour éviter les balles. T’appelles quelle police quand la police te tue? Les étoiles de shérif n’exaucent pas les vœux. Saboter les rails d’un train transportant des humains vers un camp de concentration, est-ce de la violence? Saboter les rails d’un train transportant du pétrole bitumineux, violence? Désarmer le canon d’un fusil pointé sur la tête d’un enfant, violence? Désarmer le canon d’un pipeline pointé sur la tête de toute une génération, encore de la violence? Accuse-t-on de vandalisme un pompier qui fracasse la vitre d’une maison pour aller sauver un petit garçon? Ce pompier serait-il qualifié d’extrémiste? D’homme violent? Ne dit-on pas aussi que notre maison, la Terre, est en feu? Pourquoi alors empêche-t-on les « éco-pompiers » d’agir? D’enfoncer les portes? De noyer les sources du feu? « Y’a d’autres moyens pacifiques. » Ça fait 50 ans qu’on dit ça. Cinquante ans que les crises écologiques s’aggravent. Cinquante ans que la conscience populaire s’allume toujours plus. Pourtant, rien. Ou plutôt, pire. On n’a pas le luxe de s’offrir encore 50 ans de pétitions, de marches de santé, de rassemblements festifs et de théâtres psychosociaux où des néo-hippies se déguisent en arbre mort espérant une prise de conscience du PDG de Shell. Les défenseurs de la désobéissance civile non violente te diront : « Des pétrolières empoisonnent ton eau, ta famille et ton corps? Fais une grève de la faim pour t’y opposer! » Se faire violence à soi-même pour lutter contre la violence subie, ce serait un moyen pacifique? Quel délire! Le pacifisme va nous tuer." Fred Dubé "Les urnes sont funéraires, la vraie vie se décide ailleurs !" "Renversez l’ordre social et civil ! Ah, je les détruirais jusqu’au dernier vestige cette parodie d’ordre, ce simulacre de justice ! Devons-nous briser les institutions ? Oui, toutes les institutions qui reposent sur l’esclavage ! Tous les mariages qui reposent sur la vente et le transfert de l’individualité d’une des parties à une autre ! Toute institution sociale ou civile qui s’interpose entre l’humain et ses droits ; toute attache qui fait de l’un un maître et de l’autre un serf ; toute loi, tout règlement, tout décret qui symbolise la tyrannie." Voltairine de Cleyre "La vie est trop courte pour s'épiler la chatte et aller voter." "Notre place dans l’humanité ne doit pas être mendiée, mais prise." Louise Michel "On veut pas plus de miettes, on veut toute la boulangerie." "Mon chien comprend mieux le mot « non » que toi." Deadpool a un rasta blanc : "- C'est quoi ton super pouvoir ? L'appropriation culturelle ?" "Y'a un truc qui me met KO à chaque fois, c'est quand les blancs disent que "babtou" c'est un terme raciste envers nous, genre le blanc supporte tellement pas qu'on puisse le qualifier de blanc et, pire encore, dans une langue étrangère, qu'il se sent insulté, déjà ça ça me fume mais j'me suis habituée on va dire. Mais au détour d'une recherche google je tombe sur des français outragés qu'on les qualifie de "gwers" (genre ça veut dire "français" en arabe y'a rien de ouf et si on sort de chez soi s'ouvrir un peu aux autres on capte dans la demi-heure ce que ça veut dire). Genre tu te rends compte, les arabes ont un mot dans leur langue qui veut dire "français", obligé ils nous insultent... bref on aura bien mérité de se faire grand-remplacer parce qu'on est beaucoup trop cons, c'était tout ce que j'avais à dire j'suis ko." "Depuis que l'on a démontré que la propriété est un vol, il n'y a pas plus voleur ici que les propriétaires." "La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient même pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude." Aldous Huxley "Dans un monde où se battre pour la liberté est un crime, l’innocence serait vraiment la pire des choses." "Le véritable choix est celui-ci : Allons-nous simplement avaler ce qu'on nous donne, ou allons-nous risquer notre vie à remuer les choses et à faire évoluer ces convictions qui nous ont été données au biberons ?" Dorothy Allison "Quand un homme tombe en prison, il n'est pas tout seul dans la galère, c'est toute la famille qu'on incarcère." Annette "Les prisons ne nous sauveront pas du patriarcat. Brique par brique, mur par mur, détruisons toutes les prisons." "A bas toutes les cages ça veut dire aussi les élevages Jean-carniste." "Combien de carnistes faut-il pour changer une ampoule ? Aucun, iels ne la changent pas car leurs ancêtres n’en avaient pas et les lions non plus." "Manger les animals c'est maux." "Dis pas de mal des cochons, ils valent mieux que la plupart des gens." "Vaut mieux tuer les patrons pour nourrir les cochons que de tuer des cochons pour nourrir les patrons." Maëlle Dubé, anarchiste de 5 ans. "Des individus sentients exploités puis mis à mort et transformés en objets inutiles. Comment on peut encore en être là en 2020 ?" "COVID-19. Maintenant que j'ai votre attention, arrêtez de manger des animaux, iels ne sont pas dla bouffe". "La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser." Emile Zola "Nous ne défendons pas la forêt, nous sommes la forêt qui se défend." "Le fascisme, le racisme, sexisme et toutes ces merdes, c'est pas des opinions ou jsais pas kelle liberté d'expression mais un fucking délit. On ne débat pas avec le fascisme, on lui marave la gueule et crame le reste." "T'as la liberté de réfléchir avant dparler surtout." "Si tu penses qu'on ne peut plus rien dire, c'est le signe qu'il faut que tu fermes ta gueule." "Leur visage était d’ordinaire plus enjoué que large, avec des yeux brillants, des joues rouges et une bouche qui se prêtait volontiers au rire, au manger et au boire. Et pour ce qui était de rire, de manger et de boire, il le faisaient souvent et avec entrain, ne dédaignant pas une bonne plaisanterie, et six repas par jour (quand ils le pouvaient). Ils étaient accueillants et adoraient les fêtes, ainsi que les cadeaux, qu’ils offraient sans compter et acceptaient sans se faire prier." J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Tome 1 "Jusque vers le milieux du XIXe siècle aux Etats-Unis et en fRance, "démocratie" fait référence à la Grèce antique, plus spécifiquement à Athènes, un régime politique où le pouvoir est détenu par une assemblée populaire où tous les citoyens peuvent participer directement aux délibérations sur les affaires communes. Voilà pour la définition descriptive. Mais cette conception est doublée d'un jugement péjoratif. Le problème avec la démocratie, selon ses détracteurs, n'est pas tant que les femmes, les esclaves et les étrangers n'ont pas le droit de se présenter à l'agora et de participer aux délibérations. Le vrai problèmes, dit-on, c'est qu'elle est un régime irrationnel et chaotique, voire violent. Pourquoi ? Parce que c'est un régime contrôlé par les pauvres. En effet, les pauvres sont toujours majoritaires dans une villes ou un pays. Si la majorité prend les décisions, comme en démocratie, alors les pauvres ont le contrôle et en profitent pour attaquer les riches et détruire la propriété privée. D'où l'idée du chaos et de la violence, d'où l'idée que la démocratie, c'est l'anarchie, car plus personne ne respecte l'autorité légitime ni le juste ordonnancement des places et fonction dans la société. Pour l'élite, il s'agit bien entendu d'un scandale." "Mais comme l'élite s'est approprié le mot "démocratie", la pour ainsi dire détourné à son profit, les contestataires d'alors doivent se trouver un autre mot, d'où l'apparition des "anarchistes"." "Une chose m'étonne prodigieusement, j'oserai dire qu'elle me stupéfie, c'est qu'à l'heure scientifique où j'écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisses exister encore un électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu'un ou de quelque chose." "Nous ne sommes pas anarchistes de par Bakounine ou la CNT, mais plutôt par nos grands-mères, et c'est une merveilleuse école de l'anarchisme." des militantes autonomes boliviennes du collectif Comunidad Mujeres Creando (Communauté des femmes créatives). "Ta main sur mon cul, mon poing dans ta gueule." "Comme des doigts, nous pouvons facilement être brisés, mais, ensemble, nous formons un poing puissant." Sitting Bull "Tout vient à poing à qui grève ensemble." "Il y a eut des "acrates" avant les anarchistes, et de tous temps il y eut des hommes libres, des contempteurs de loi, des hommes vivant sans maître, de par le droit primordial de leur existence et de leur pensée. L'anarchie est aussi ancienne que l'humanité." Elisée Reclus "Etre anarchiste c'est nier l'autorité et rejeter son corollaire économique : l'exploitation. Et cela dans tous les domaines où s'exerce l'activité humaine. L'anarchiste veut vivre sans dieux ni maîtres; sans patrons ni directeurs, alégal, sans lois comme préjugés; amoral, sans obligations comme sans morale collective. Il veut vivre librement." Lucien-Ernest Juin "Comment peuvent-ils ainsi obéir aveuglément à leur roi ? Comment peuvent-ils accepter que les peines de systèmes de justice soient si clémentes pour les riches et si cruelles pour les pauvres ? Pourquoi les Européens travaillent-ils autant pour produire des biens de luxe inutiles plutôt que de profiter de la vie ? Pourquoi les pauvres acceptent-ils de se tuer au travail au bénéfice des riches ? Comment accepter que des riches marchent dans les rues à côté de pauvres mendiants sans même paraître remarquer leur présence ni esquisser un geste pour les aider ? Pourquoi les pères pensent-ils pouvoir interdire à leur fille d'avoir des relations sexuelles ou d'aimer tel homme et leur ordonner d'épouser tel autre ? Toutes ces pratiques de domination, d'oppression, d'exploitation et d'exclusion semblent absurdes et révoltantes aux yeux d'Adario." "Il faut être animé d'une soif de pouvoir et d'une grande prétention pour vouloir dominer, et c'est pourquoi les chefs représentent nécessairement une menace." "La société avait en fin de compte bien peu de contact avec le roi ou les grands nobles. Dans la campagne, la population était divisée en milliers de "communautés d'habitants", soit des villages qui se géraient par des assemblées. Ces habitants discutaient de tout ce qui touchait la vie en commun : la gestion des terres et du bois communal, l'organisation des moissons, l'embauche d'un instituteur pour l'école du village, la prise en charge des pauvres et des démunis, la planification des fêtes, la mise sur pied de vigiles s'il y avait des loups ou des brigands. C'est ainsi que les peuples d'Europe se sont gouvernés pendant de longs siècles. Dans les villes, il y avait des guildes par profession qui décidaient en assemblées des modalités de production, des normes de qualité, des prix, de la formation des apprentis, de l'aide aux membres blessés ou ruinés. C'est au fil des siècles, après la sortie du Moyen-Âge, que l'Etat a peu à peu écrasé les libertés communautaires et professionnelles, qu'il a interdit les guildes et les assemblées d'habitants, et nationalisé ou privatisé le bien commun." Francis Dupuis-Déri "La langue française comment s'est-elle mis en place ? Qui décide de l'orthographe des mots ? De quelle CSP iels viennent ? Indice: Richelieu. Petit cours d'histoire, le français est une langue faite, conçue et créée pour les élites françaises. Le français est au départ la langue de l'élite parisienne, qui au fur et à mesure a été imposé à la france. L'académie française a imposé une grammaire sexiste (le masculin l'emporte sur le féminin) et une orthographe dont sa maitrise est un enjeux social et un objet de discrimination. L'orthographe c'est bourgeois. T'es lisible, tant mieux, c'est tout ce qu'on te demande, le reste c'est juste du classisme et du capacitisme de marde (pléonasme). Un outil de stigmatisation de plus et un moyen d’exclure ou de museler quelqu’un-e." "Swag vient de Shakespeare alors pète un coup ou étouffe-toi avec ton dictionnaire." "What hempen home-spuns have we swaggering here, so near the cadle of the fairy queen ?" William Shakespeare dans songe d'une nuit d'été "Le communautarisme blanc est un communautarisme choisi, le communautarisme supposé des minorités est l'effet d'une ségrégation et donc est pour l'essentielle subie." "On attend l'annonce de la dissolution du Cercle de Lorraine, le démantèlement de Laan et la collectivisation des biens de la bourgeoisie, autant d'exemples de non-mixité et des velléités séparatistes de certains... Ah non on me dit que c'est uniquement la non-mixité des opprimé-e-s qui n'est pas tolérable..." "A bas l'état-nation, sa police et ses prisons." "Refugees welcome, tourists go home." "Justice pour Mawda, Adil, Semira, Mehdi et toutes les autres personnes assassinées par la police." "Je refuse de mettre tous les flics dans le même panier, c'est dans la même poubelle qu'il faut tous les mettre." "Les policiers qui me rendent visite. Oh jl'ai aime autant que la compote au citron!" Fifi Brindacier "Le sujet des violences policières doit être abordé de manière systémique. Il ne peut être réduit à une question individuelle ou interpersonnelle, il doit être pensé dans son ensemble. Et celleux qui persistent à présenter ces affaires comme des cas isolés font, en réalité, partie du problème dans la mesure où iels contribuent à l’invisibilisation et à la dépolitisation de la brutalité policière. La violence policière, elle est systémique. L’institution policière est le bras armé du capitalisme, de la suprématie blanche, du patriarcat, elle réprime toute contestation, toute lutte." "Violence policière est un pléonasme. La police est violence, elle est une institution de la violence, elle en réclame d’ailleurs le monopole légitime." "La réponse de la police, face à la rébellion qui a spontanément éclatée à la suite du meurtre de Michael Brown, a été une réponse armée qui a révélé à quel point les forces de police locales sont aujourd'hui pourvues d'armes, de technologies et d'un entrainement militaires. Cette militarisation de la police nous conduit à faire un parallèle avec ce qui se passe en Israël. Si la télévision avait montré des images de policiers en actions (au lieu de se focaliser sur les manifestant-e-s), on aurait d'ailleurs pu penser que Ferguson est situé à Gaza. Il est important d'admettre à quel point la "guerre contre le terrorisme" a permis aux forces de police d'être équipées, à travers tous les Etats-Unis, de moyens militaires. Angela Davis dans son livre Une lutte sans trêve. "Je préfère le coronavirus à la police. Ne vous méprenez pas, je déteste ce putain de virus, mais lui ne fait pas semblant de nous aider. Il ne conduit pas dans les rues avec la devise "Protéger et servir" alors qu'il va vous tuer." "L'assassinat de Georges Floyd a dégouté tout le monde. Mais ça n'a pas surpris les noir-e-s. On a tjrs su ce dont les flics étaient capables. Mais les passant-e-s peuvent filmer et maintenant, tt le monde le voit. En toute honnêteté, ça devrait être le premier argument de vente des iPhone. Au lieu d'Ecran mégapixels, qu'iels mettent sur la boîte iels devraient avoir comme slogan : "Expose la brutalité policière". "Les grands changements politiques n'ont pas été amenés par l'élection de sympathiques politiciens, mais par la peur que leur inspire le peuple et les mouvements sociaux radicaux." "La démocratie capitaliste est une mascarade. La nature du capitalisme c'est la prédation. Le capitalisme est une organisation criminelle. Elle perpétue les inégalités et discriminations. En votant nous donnons aux dirigeants le bâton pour nous frapper." "Les liens entre capitalisme, production industrielle, spécisme, écocide et maladies se manifestent partout, et pas seulement dans l’agriculture et la nourriture qu’elle produit." "L'Etat moderne est un groupement de domination de caractère institutionnel qui a cherché (avec succès) à monopoliser, dans les limites d'un territoire, la violence physique légitime comme moyen de domination et qui, dans ce but, a réuni dans les mains des dirigeants les moyens matériels de gestion." Max Weber "Nous avons les riches dans l’espace qui servent à réhabiliter l’innovation capitaliste et faire oublier la lutte des classes. Nous avons les Jeux Olympiques de Tokyo qui servent à réhabiliter l’énergie nucléaire et faire oublier la catastrophe de Fukushima. Nous avons les vacances d’été qui servent à réhabiliter le patron et faire oublier l’exploitation du travail. Nous aurons du « carburant vert pour les avions produit à Montréal dès juillet » qui sert à réhabiliter nos modes de vie écocides et faire oublier le réchauffement climatique. Nous avons des nominations symboliques à des postes politiques qui servent à réhabiliter la confiance envers l'État et faire oublier la violence sur lequel repose ce système. Nous avons les festivals pour réhabiliter la culture industrielle et faire oublier qu’on nous prend en charge, nous vidant de toute spontanéité créatrice. Nous avons les Terrasses urbaines Cogeco à Rimouski qui servent à réhabiliter la privatisation de l'espace citoyenne et faire oublier que pour avoir le luxe de s'assoir en ville il faut d'abord consommer. L’oubli. La force de l’oubli comme outil radical des puissants. Roland Barthes disait que la publicité consiste à faire oublier le processus de fabrication d’un objet, de masquer toute la violence nécessaire à cet objet pour parvenir sur ta table. Tout phénomène est ainsi naturalisé. Et peu importe les absurdités, l’exploité sans mémoire peut ensuite affirmer en toute tautologie: «C’tu veux faire, la vie c'est la vie. C'est d' même c'est d'même.» Aujourd’hui, il faut imaginer Sisyphe amnésique." Fred Dubé "S'il y a des miséreux dans la société, des gens sans asile, sans vêtements et sans pain, c'est que la société dans laquelle nous vivons est mal organisée. On ne peut pas admettre qu’il y ait encore des gens qui crèvent la faim quand d’autres ont des millions à dépenser en turpitudes. C’est cette pensée qui me révolte !" Louise Michel "Les pauvres n'obtiendrons jamais, au grand jamais, la base de leur subsistance sans se battre. Tout à toujours été gagné grâce aux luttes. Rien n'a jamais été acquis par des réunions calmes et polies. Jamais." "Je pense que notre courage est venu du fait que nous ne possédions rien, que nous n'avions rien à perdre. Nous voulions obtenir quelque chose pour nous et nos enfants. Nous avons donc risqué nos vies." Unita Blackwell "Nous devons être plus qu'une alternative; nous devons être une opposition." "La bourgeoisie périra noyée dans les eaux glacées du calcul égoïste." "Nous sommes la foule immense, nous sommes l'océan qui peut tout engloutir. Dès que nous en aurons la volonté, un moment suffira pour que justice se fasse." Pierre Kropotkine, Aux jeunes gens, 1904 "Le pouvoir recourt toujours à la stratégie de "diviser pour mieux régner", en dressant les écologistes contre la classe ouvrière, les autochtones contres les agriculteurs, les pauvres contre les réfugiés. Cette stratégie a fait ses preuves. Le pouvoir est désormais concentré entre les mains d'un petit nombre de personnes qui gouvernent au sein d'un système patriarcal, raciste, écocidaire et violent. Les luttes qui ne ciblent qu'un seul problème n'ont plus de sens : aucun mouvement ne peut espérer la victoire en restant isolé des autres. Seule une approche intersectionnelle qui combine une compréhension du sexisme, du racisme, du classisme et des ttes autres oppressions aura une chance d'aboutir." "On s'aperçoit que telle chose, considérée auparavant comme équitable, n'est qu'une criante injustice : la moralité d'hier est reconnue aujourd'hui comme étant d'une immoralité révoltante." Pierre Kropotkine, L'esprit de révolte, 1914 "C'est pas les blanc-he-s qui décolonisent, c'est les colonisé-e-s." "Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon." Frantz Fanon "Le capitalisme industriel dans les Amériques - et dans le monde entier - existe uniquement grâce à la destruction des cultures autochtones et au vol de leurs terres. Sans cela, la société industrielle serait sans ressource. Comment réformer un système qui repose sur un génocide généralisé et sur le vol de continents entiers à leurs habitants légitimes ? C'est impossible. Le colonialisme n'appartient pas à une époque lointaine. Nous ne pouvons pas oublier sous prétexte que cela s'est produit il y a longtemps. Il est toujours à l'oeuvre aujourd'hui. Il suffit de lire les nouvelles pour constater que les attaques contre les peuples autochtones se poursuivent quotidiennement en Amérique du Nord et dans le monde entier." "Oui, barbare je suis Oui, j'aime le canon Et mon coeur je le jette À la Révolution Oui, mon coeur je le jette À la Révolution." La danse des bombes de Michèle Bernard "Mansplainer, mes règles dans ton gosier c'est du château lafite." "La misandrie est une fable inventée par les masculinistes et récupérée avec humour par les féministes." "Je ne déteste pas les hommes. Tous mes ex-compagnons sont encore en vie." "La cisphobie, c'est le concept qui me rappelle a quel point les grands patrons sont exploités par les travailleu-ses-rs." "Des hommes cis hétérosexuels blancs ont décidé que Samuel luiz ne devait pas vivre. Ils l’ont donc battu à mort. Alliez-vous QUI QUE VOUS SOYEZ pour dénoncer cette débilité. Arrêtez de dire « moi je m’en fous ça me regarde pas ce que t’es ». En effet ça ne vous regarde pas, ce qui vous regarde c’est d’arrêter de fermer les yeux et de vous allier. Dans les faits, ca se traduit comment ? En ne laissant pas passer, au quotidien, les discours dénigrants, les actes brutaux, les initiatives blessantes, dans le cercle proche jusqu’à professionnel. Cette année, des femmes trans sont mortes, des femmes cis sont décédées, des personnes gays ont été tué-e-s. Éduquez vos pairs bordel de merde." SML "Les roses sont rouges, les violettes sont bleues. Les femmes trans sont des femmes." "On ne naît pas femme mais on en meurt." "Stonewall c'tait pas une technoparade. La première pride était une émeute." "La binarité c'est pour les ordinateurs." "J'ai une relation joyeuse avec mon utérus." Paul B. Preciado "L'orgasme n'est pas une fin en soi." "Prolétaires de tous les pays, caressez-vous !" Le Fhar. "Le féminisme est une révolution, pas un réaménagement des consignes marketing, pas une vague promotion de la fellation ou de l’échangisme, il n’est pas seulement question d’améliorer les salaires d’appoint. Le féminisme est une aventure collective, pour les femmes, pour les hommes et pour les autres. Une révolution, bien en marche. Une vision du monde, un choix. Il ne s’agit pas d’opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l’air. " Virginie Despentes. "Vivre dans cette Société, c'est au mieux y mourir d'ennui. Rien dans cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un brin de civisme, le sens des responsabilités et celui de la rigolade, il ne reste qu'à renverser le gouvernement, en finir avec l'argent, instaurer l'automation à tous les niveaux et supprimer le sexe masculin. [...] Ce qui libérera l'emprise les femmes de l'emprise masculine, ce sera la destruction totale du système fondé sur l'argent et le travail et non l'égalité économique à l'intérieur du système." Valérie Solanas en 1967 dans son puissant SCUM Manifesto "Le travail du sexe c'est du vrai travail, t'es juste misogyne et terrifié à l'idée que les femmes se réapproprient leur corps." "Longue vie aux putes et une belle chlamydia aux gens qui ont le luxe de s'en offusquer." Marina Rollman "Les putes insistent sur le fait que les politiciens ne sont pas leurs fils." "La pute n’a d’intérêt critique que pour l’astrologie, préférant l’opinion des constellations de nos cieux aux élucubrations de quelque vieux blancs à l’agonie." Queer UltraViolence "Sous terre bientôt pourrira l'hétéropatriarcat." "Je ne viens pas de ta côte, tu sors de ma chatte." "Il se lécha les lèvres et dit : - Eh bien, si vous voulez mon avis… - Je ne sais pas, dit-elle. J'ai le mien." Toni Morrison "L’Enfer n’a de Furie plus grande que celle d’une drag queen méprisée." Sylvia Rivera "Les personnes cis pensent que "cis" est une insulte parce qu'elles utilisent le mot "trans" comme une insulte." "Je me levai pour partir, mais un des abrutis posa la main sur l'épaule de Valérie. - Non, mais sans rire, t'es un mec ou une fille ? Elle se retourna brusquement et dévoila ses canines de vampire. - Je suis ça, et tellement plus encore. Je suis bien au-delà de la compréhension limitée qu'ont les pauvres mortels que vous êtes. Et présentement, je suis assoiffée. D'autres questions ?" Lizzie Crowdagger dans son livre "Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)". "Non, je ne suis pas chauve sous le voile Non, je ne viens pas de ce pays où les femmes n’ont pas le droit de conduire Non, je n’aimerais pas quitter mon pays je suis déjà américaine Mais merci de me l’avoir proposé Que voulez-vous savoir de plus pour que je puisse souscrire une assurance ouvrir un compte en banque, réserver un billet d’avion ? Oui, je parle anglais Oui, je transporte des explosifs On les appelle des mots Et si vous ne vous débarrassez pas vite De vos préjugés Ils vont vous pulvériser Scène du hijab, n°7 poème de Mohja Kahf "SCUM est impatiente. SCUM ne se laisse pas consoler par la perspective des générations futures. SCUM veut s'éclater tout de suite." Valérie Solanas "Moi, je rêve d'un monde, où, si une meuf tremble en rentrant à pied tard le soir, c'est seulement de froid." "Respecte les meufs pas les keufs." "Une barricade n’a que deux cotés. Ne pas agir radicalement contre un système oppressant c’est conspirer avec lui." "No pasaran inch'allah." "Le casseur c'est ta soeur." "Vous abandonnerez vos privilèges, ou vous brûlerez avec le patriarcat." "Je, je suis libertaire, je suis une casseuse." sur le refrain du son "Libertine" de Mylène Farmer "Moi, c’est pas pour faire l’héroïne, mais j’habitais encore à Asti à ce moment-là. Le soir à neuf heures, je mettais les petites au lit, je partais, et après une heure et demie de route, je venais passer la nuit ici, et à six heures du matin je repartais, car à sept heures les petites se réveillaient. Après quatre jours, je n’arrivais même plus à parler tellement j’étais crevée. Mais ici je me sentais bien, loin je me trouvais inutile. Il fallait que je vienne aider. Je dis toujours que la meilleure pizza que j’aie mangée, c’est celle que j’ai réchauffée une de ces nuits sur des restes de barricades enflammées." Une anonyme sur la ZAD de NDDL "Je voudrais voir à la lueur des torches les palais des capitalistes, les casernes et les abattoirs former un immense autodafé devant lequel le peuple danserait aux accents de la Ravachole." "Le capital, fiction au nom de laquelle meurent de faim les travailleurs, arrive à sa fin, mais le vampire ne peut pas mourir sans avoir le pieu au cœur." Louise Michel "Quand j'étais gamine, ma mère m'envoyait chez l'épicier avec 1 franc. Je revenais avec 3kg de patates, cinq grosses poires, une miche de pain, quatre beaux poireaux, deux bouteilles de cidre et un paquet de café. Maintenant vous ne pouvez plus faire ça... Trop de caméras de surveillance." "Sage comme une image mais laquelle ?" "Quand on a faim, et que notre intégrité physique et psychologique est mise en danger par l'Etat, on a tous les droits. Et c'est même un devoir de tout faire pour garder sa dignité d'être humain-e. Que la bourgeoisie et les classes moyennes se mettent bien ça dans la tête une bonne fois pour toutes." "Nous avons refusé d’être esclaves d’un boss, mais nous sommes restés serviles car intégrés à ce système que l’on ne peut fuir. Nous avons cherché un bout de terre, parce que nous n’étions pas (tous) nés avec. Toutes les terres sont sous le régime de la Propriété Privée. Il en est qu’elle délaisse et que le temps valorise pour la spéculation, d’autres qu’elle loue, d’autres qu’elle vend. Nous avons convoité une terre oubliée, cachée par les ronces, et nous l’avons cultivée jusqu’à ce que des bipèdes en costards et en uniformes la saccagent et nous poussent à aller recommencer ailleurs. Nous avons signé de moches baux qui nous engagent à payer régulièrement cette terre que nous nourrissons et qui nous nourrit. Nous sommes devenus propriétaires de quelques ares difficilement lâchés par ceux qui ne les comptent plus, nous sommes intégrés à la Propriété en restant propriété de l’Argent et de ceux qu’il engraisse. On nous vante le mérite du Bio : un nouveau marché pour lequel il faut revenir à ces méthodes qu’on nous avait présentées comme dépassées, mais qui permettent de vendre plus cher pour que les plus riches, eux, ne s’empoisonnent pas. Nous aussi, les banquiers nous sucent le sang. Nous aussi, nous tirons la gueule quand les factures arrivent. Parfois, nous ne pouvons pas nous permettre de manger ce que nous produisons parce que les « éco-produits labellisés luxe terroir » ne sont pas pour les petites gens. Nous sommes les larbins des riches. Nous sommes esclaves de cette société, de son argent et de ses lois. Nous sommes des paysans de la classe d’en bas. Allons-nous rester éternellement soumis ? Nous ne voulons plus, nous ne voulons pas, être ces paysans-là parce que nous ne voulons pas de ce monde-là ! Ne soyons pas leurs paysans pas plus que leurs ouvriers, leurs routiers, leurs maçons, leurs employés, leurs prostitués..., ni les allocataires ou les mendiants de leurs quelques miettes… Cultivons la révolte partout sur cette terre. Faisons partie de ceux qui se battent contre ce que l’on nous présente comme indépassable. Le cul par terre, la tête dans les étoiles." Mars 2010, Anonyme "L'autosuffisance communautaire est particulièrement importante en période de déclin économique et industriel. Dans les décennies à venir, aucun mouvement de résistance ne pourra aboutir sans reconstruire ou renforcer à la fois ses liens avec la terre et sa capacité à l'autosuffisance." "Ouvrier-ère ou bien paysan-ne Travailleur-se de la terre ou de l'usine Nous sommes dès nos jeunes ans Réduits aux labeurs qui nous minent D'un bout du monde à l'autre bout C'est nous qui créons l'abondance C'est nous tous qui produisons tout Et nous vivons dans l'indigence Église, Parlement, Capitalisme, État, Magistrature Patrons et Gouvernants, Libérons-nous de cette pourriture Pressant est notre appel, Donnons l'assaut au monde autoritaire Et d'un cœur sororel Nous réaliserons l'idéal libertaire." Sébastien Faure "La meilleure manière d'être libre, c'est de ne pas être représenté, de ne pas abandonner les choses, toutes les choses, à la Providence ou à des élus, mais de les faire soi-même." Pierre Kropotkine "Le commerce sous forme de troc ou d'argent, à son origine, n'était pratiqué qu'avec l'ennemi." "Quand nous en serons au temps d'anarchie, Le travail sera récréation au lieu d'être peine Le corps sera libre et l'âme sereine En paix fera son évolution. Quand nous en serons au temps d'anarchie Le travail sera récréation." Paul Paillette "De chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins." "Personne ne s'inquiète de savoir si le travail est utile ou inutile, productif ou parasite. Tout ce qu'on lui demande, c'est de rapporter de l'argent." "Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui." Raoul Vaneigem "A franchement parler le travail ne nous intéresse pas." "Je ne veux pas perdre ce que nous avons acquis jusqu’à aujourd’hui, je ne veux pas retourner au divan et à la télévision, et aux cartes au bar pour passer le temps en attendant la mort. La vie je veux la vivre jusqu’à la fin, et je la vis en luttant, pas en attendant là. Voir tant d’octogénaires de la vallée marcher, faire des kilomètres, participer à la lutte, être présents, construire, ça montre que c’est bon pour la santé, pour bien vivre le troisième âge !" "Mon nom est Assata Shakur (mon nom d’esclave joanne chesimard), je suis une révolutionnaire. Une révolutionnaire noire. Ce qui signifie que j’ai déclaré la guerre à toutes les forces qui ont violé nos femmes, castré nos hommes et affamé nos enfants. J’ai déclaré la guerre aux riches qui prospèrent sur notre pauvreté, aux politiques qui nous mentent le sourire aux lèvres et aux robots sans cervelle et sans cœur qui les protègent eux et leurs biens. Je suis une révolutionnaire noire et en tant que telle, je suis victime de la rage, la haine et l’infamie dont est capable l’amerike. Comme tous les autres révolutionnaires noirs, l’amerike a essayé de me lyncher. […] Nous devons nous défendre et empêcher à quiconque de nous manquer de respect. Nous devons conquérir notre liberté par tous les moyens nécessaires. Il est de notre devoir de combattre pour notre liberté. Il est de notre devoir de vaincre. Nous devons nous aimer et nous soutenir les uns les autres. Nous n’avons rien d’autre à perdre que nos chaines." Assata Shakur "Celleux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes" Rosa Luxemburg "Soyez aux aguets il enterrent les oiseaux qui se couchent sur le sol." "Notre capacité à l'autonomie est si atrophiée, que la peur de notre propre liberté est la plus rationnelle de nos phobies!" Paul Watzlawick "On ne détruit pas la maison du maître avec les outils du maître." Audre Lorde "Aucun contraceptif n'est sûr à 100% et en général ce sont les mecs cis qui refusent de mettre une capote et avec qui il faut négocier longtemps, qui font du chantage affectif voire qui font du stealthing (retirer le préservatif discrétos sans le consentement de sa-on partenaire). Et ce n'est pas eux qui tombent enceinte. Si les hommes cis tombaient enceint, il y aurait autant de centres IVG que de Mcdo. L'avortement est un droit non négociable. Personne ne peut nous obliger à mener à terme une grossesse et de devoir ensuite s'occuper d'un enfant non désiré. Quand une femme décide d'avorter, elle le fait, dans n'importe quelle condition, en mettant même parfois sa propre vie en danger. Si les mecs cis pouvaient tomber enceint, l'avortement serait un sacrement." "On ne rasera ni les murs, ni nos chattes." "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." "Parfois il faut combattre le feu par le feu. Si vous voulez détourner ce pays, si vous voulez voler l'élection, si vous voulez faire du mal aux queers, et bien deviner quoi, nous n'allons pas rester poli, si vous terroriser les gens, vous devez comprendre que vous allez prendre des coups, et ça pourrait bien venir d'un groupe de sorcières." "Il y a un moment où il faut sortir les couteaux. C’est juste un fait. Purement technique. Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez-vous à sa place. Ce n’est pas son chemin. Le lui expliquer est sans utilité. L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C’est dans la définition de l’oppression. Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible." "Et en fait de piquets de grève, ce seront de longs couteaux que SCUM plantera dans la nuit." Valérie Solanas "Faut arrêter de sucer et se mettre à mordre." "Nous sommes la tempête qui vient juste après les oiseaux." "La masculinité est en crise. Dans une société en pleine transformation les hommes cis n'ont plus de repères. Cette perte de privilèges, durement acquis au fil des siècles, provoque souvent des réactions que certaines mauvaises langues pourraient définir comme disproportionnées. Comment leur en vouloir ? Ces hommes cis, tous, ont besoin d'incarner certaines valeurs qui se perdent de plus en plus. Or, le mouvement féministe ne fait que renforcer cette insécurité grandissante, provoquant parfois des issues dramatiques ! Oui. Il faut que nous, féministes, nous nous rassemblions afin de montrer l'exemple. De montrer la voie à ces hommes. Celle de la cuisine." "Evidemment que je suis pour le droit des hommes. Le droit des hommes de se la fermer." Roger Taylor batteur de Queen "A la naissance, les éléphanteaux pèsent environs 120 kg. Ce sont les plus gros bébés sur terre, juste après les hommes cis blancs qui se sentent opprimés." "C'est une meuf trans, un mec noir et une meuf sourde qui rentrent dans un bar. Là, un mec cis-hét se lève et dit : Et pourquoi je suis pas dans la blague moi !?" "Un mec cis : - Tu me racontes une blague misandre ? Une meuf : - Tu ne comprendrais pas. Lui : Allez, vas-y ! Elle : Tu vois t'as pas compris." "Dommage qu'il n'y a pas plus de mecs qui s'intéressent à la danse classique parce que quand je vois leur manière de s'assoir dans le métro jme dis qu'il y a des carrières de grand écart facial ratées." "La cisnormativité brûle aussi des forêts." "Un relou : Je préfère dire jardinier même pour une femme parce que sinon ça me fait penser au pot. Une nana : Du coup, tu préfères dire avocate même pour un homme parce que sinon ça te fait penser au fruit ?" "Six choses que les enfants ont besoin d'entendre : 1. Je t'aime 2. Je suis fièr-e de toi 3. Je suis désolé-e 4. Je te pardonne 5. Je t'écoute 6. Il n'y a pas de consommation éthique sous le capitalisme, ni de relation égalitaire sous le patriarcat." "Personne au monde, personne dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui l’oppriment." Assata Shakur "Maintenant, en plein ciel, le soleil d’avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait. Du flanc nourricier jaillissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s’allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d’un besoin de chaleur et de lumière. Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s’épandait en un grand baiser. Encore, encore, de plus en plus distinctement, comme s’ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l’astre, par cette matinée de jeunesse, c’était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. » Emile Zola dans son bouquin Germinal "Que les fissures deviennent des brèches ou poussent les pensées sauvages." "La haine des flics se cultive comme nos potagers." Des paysannes "Notre problème c'est pas l'art. 24, c'est le 17." "Darmanin tu vas voir flou." "Dans ma commune, notre commune Il y a des bœufs mais il n’y a pas de bleus Nous formons un pays sans patrie Je te parle de l’amitié, de l’amour, des complices Odieux camarades, ici on n’a pas signé de contrat social Dans cette commune Matins gris ou ensoleillés n’ont pas d’importance On y est bien, on a même notre propre vin Du pain aussi mais pas d’larbin Ce petit coin est un paradis et quand il pleut on a des parapluies Dans ma commune Les prisons ne sont plus, on y danse le cotillon Fées vertes et pâquerettes se sont réconciliées Il y a toujours quelque chose à fêter Tout nous appartient, liberté et puissance sont nos essences Dans notre commune On y voit la lune, on y voit les étoiles Il n’y a pas de capital mais nous sommes tous riches On n’y rase pas les friches, on s’y pose, s’y repose avec du haschisch On y est bien dans nos petites niches Je te propose qu’on la construise ensemble, t’es chiche ? On ne demande rien, on prendra tout Omnia sunt communia." "Ana tu es belle comme un pavé dans la gueule d'un flic, belle comme une taule qui brûle." "A bas la hess ! Le peuple à froid, vite, un feu de bourgeois." "Y a t-il un avenir pour une société qui s'obstine à chier dans l'eau potable ?" "La liberté ou la mort." "La fille à son papa, passive, malléable, qui respecte et craint le mâle, se laisse volontiers assommer par son bavardage débile. Comme l'esthète qui "apprécie" la crotte baptisée "Grand Art", la fille à papa s'imagine faire ses choux gras de la conversation masculine alors qu'elle en chie d'ennui. Et non seulement, elle le laisse postillonner à sa guise, mais en plus elle s'adapte au style de la "conversation". Entraînée comme elle est depuis l'enfance à la gentillesse, la politesse et la "dignité", à entrer dans le jeu des hommes lorsqu'ils cherchent à camoufler leur réalité bestiale, elle leur fait la fleur de réduire sa propre conversation à des propos mielleux et insipides, évitant tout sujet profond. Elle est bien versée dans l'art de lécher le cul des hommes que cela devient bientôt une seconde nature et qu'elle continue à jouer leur jeu même lorsqu'elle se trouve seulement avec femmes. Et la conversation digne de ce nom ne court pas les rues, étant donné que seules les femmes, tout à fait sûres d'elles, arrogantes, exubérantes et fortiches sont capables d'avoir une conversation intense et spirituelle, de vraies salopes." Valérie Solanas dans son SCUM manifesto "Les dominant-e-s appréhendent la politique comme une simple manière de voir le monde, comme une question esthétique, parce qu'elle n'affecte pas leur vie ou si peu. Iels ont le luxe de s'en moquer si bon leur semble. Mais la politique est une question de vie ou de mort pour les opprimé-e-s. Elle les tue, les mutile, c'est elle qui les pousse à coup de matraque électrique dans le couloir de la mort. Les personnes animalisées appartiennent à cette catégorie d'individu-e-s à qui la politique réserve une mort précoce. Notre lutte est viscéralement politique car toute lutte contre une oppression est une lutte engagée contre le système de domination dans sa globalité." "Un bon chasseur est un chasseur mort. Eat fascists not animals. Eat the rich not animals. Eat pussy not animals." "Si les politiciens n'existaient pas qui arroserait les arbres un jour de pluie ?" "L'Anarchie, la plus haute expression de l’ordre." Elisée Reclus "Bourgeois, réacs et autres tigres de papiers.. on va vous manger à la sauce pili pili molotov." Merdias, vos journaux ne sont bons que pour les cornets de frites!" "Je ne vois pas d’autre solution pour sortir de cette fosse de misère que de tuer cette minorité qui a toute la richesse du monde. Nous devons exterminer les riches et les politiciens qui lèchent leurs fesses. Ils nous ont conduits à cette situation où les valeurs humaines ne valent rien. Si nous ne le faisons pas, ils nous tueront. [...] Je préfère passer les journées à cueillir des champignons qu’à faire des films, après tout, mes films sont de la merde." Aki Kaurismäki "Dans la grand’ville de Paris Dans la grand’ville de Paris Il y a des bourgeois bien nourris Il y a des bourgeois bien nourris Il y a les miséreux Qui ont le ventre creux : Ceux-là ont les dents longues, Vive le son, vive le son, Ceux-là ont les dents longues, Vive le son d’l’explosion ! Dansons la Ravachole Vive le son de l'explosion !" Sébastien Faure "Il est un produit merveilleux expérimenté par la science Et qui pour nous les miséreux fera naître l'indépendance." "Nique les porches et l'indécente bourgeoisie." "On ne peut pas se fier aux gens qui savent s'intégrer." "Quoi d'étonnant si la prison ressemble aux usines, aux écoles, aux casernes, aux hôpitaux, qui tous ressemblent aux prisons ?" Michou Foucault "Nous sommes les descendant-e-s des colonisées que vous n'avez pas pu tuer. Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n'avez pas pu brûler." "Vaincre ensemble ou perdre ensemble." "Vivre libre ou mourir." je ne veux ni commander ni obéir je ne veux ni commander ni obéir je ne veux ni commander ni obéir je ne veux ni commander ni obéir je ne veux ni commander ni obéir je ne veux ni commander ni obéir je ne veux ni commander ni obéir Couverture : Judith décapitant Holopherne, 1612-14, par Queen Artemisia Gentileschi <3 <4 <5 <6 à l'infini Avatar : Ai no korīda (l'empire des sens) par Nagisa Ōshima, 1976.

1869

Total

1503

Films

142

Séries

99

Livres

42

Morceaux

38

BD

28

Jeux vidéo

17

Albums

Full Spectrum Resistance - S'organiser et Gagner, tome 1
Artemisia_Cyprine

"Ce sont souvent les communautés les plus marginalisées qui se battent le plus ardemment. [suite en commentaire]

Hier

1

Dumbo
Artemisia_Cyprine

Dumbo

"Au lieu de voler avec sa mère vers un paradis inconnu, Dumbo travaille pour un salaire de star dans le même cirque où sa mère était battue."

Hier

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Rester barbare
Artemisia_Cyprine

L'autrice, Louisa Yousfi, dans Kiffe ta race : https://www.youtube.com/watch?v=sUJMN4SmxRI&ab_channel=Kiffetarace

il y a 2 mois

H24 : 24 heures dans la vie d'une femme
Artemisia_Cyprine
5

moué bof on sait...

très déprimant.. bcp trop d'épisodes ki finissent mal, sans aucunes propositions d'écoutes des survivant-e-s, guérisons, petites victoires, offensives, sororité-adelphité, et/ou justices...

Lire la critique

il y a 8 mois

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