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Paradis perdu.

Avis sur Appetite for Destruction

Avatar A boy is No one
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Soyons honnête.
Cet album, c'est plus une époque perdue qu'une conviction musicale.
Autrement dit, je l'ai tellement usé jusqu'à la moelle que je ne suis plus capable d'avoir un avis objectif.

On a 14 ans, on se fait tellement chier et EUX décident de débarquer, Axl et son gang.
On les a vu et on s'est tous dit "Putain, mais je veux être EUX! Je veux faire comme EUX!"

On voulait pouvoir jouer de la guitare avec la clope au bec, boire des litrons de Jack Daniels au fond d'un bar enfumé entouré de bonnes meufs.
On savait que avec EUX, personne ne viendrait t'emmerder car désormais tu inspirais le respect (même si tu rappliquais sur scène en caleçon moulant).
Et puis, nous on n'était pas comme ces losers qui écoutaient Nirvana.
Non, nous on voulait que le monde soit à nos pieds, exhiber nos tatouages et faire des doigts à ceux qui ne nous aimeraient pas.
Certains disaient que c'était le retour des punks, mais c'était faux; les punks nous avaient bassiné avec leur "No future" alors que désormais, il était clair que le futur leur appartenait (et par procuration, qu'ils nous appartenaient aussi).
Bref, aux côtés des Guns, tout était permis. En plus il y avait Slash, le mec le plus cool du monde dont on rêvait qu'il fut notre grand frère.

Alors que dire sur cet album? Les types se pointent avec la grosse artillerie et envoie du napalm du début à la fin. Slash nous balance des solos à la moindre occasion et Axl qui se pose comme LA référence du chanteur de Rock'n roll (autant dans la voix que dans l'attitude d'ailleurs).
Ici, point d'intellectualisation ou de quelconque prise de tête. La musique se vit à 100% et à 100 à l'heure. "It's So Easy"!
Axl nous a de toute façon mis en garde dès le début: "You know where you are? You're in the jungle baby!"
Parfois on se dit que ça va se calmer (comme au début de Paradise City ou de My Michelle) mais c'est une erreur. Les Guns sont bien disposés à régler leurs comptes avec tout le monde et ne sont pas chauds pour nous laisser souffler.
Enfin, que dire sur l'intro de Sweet Child O'Mine? Comme ça, sans prévenir, la lead guitar vient littéralement fendre l'air, le temps est suspendu, le souffle de l'auditeur est coupé. Puis toute la section rythmique se met en branle et on n'a d'autre choix que d'être emporté. Quand 6 minutes après, le morceau se termine, on appuie sur la touche "retour", on lève les bras au ciel et on est reparti.
...
L'autre jour j'ai croisé un jeune avec un T-shirt "appetite for destruction". Je l'ai abordé: il l'avait acheté chez Zara et ne savait pas ce qu'il représentait...
Putain d'époque révolue.

Tant pis. Quand j'écoute "Appetite for destruction", j'ai 14 ans à nouveau.

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