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Bacchanale œcuménique du nouveau temps

Avis sur Ariwo

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Une sacrée collaboration que voilà : Pouya Ehsaei, musicien originaire de Téhéran, et Oreste Noda, Yelfris Valdes, et Hammadi Valdes, trois ambassadeurs de la musique cubaine basés à Londres, unissent leurs forces au sein d'Ariwo. Ces messieurs s'occupent de jouer de leurs instruments (cuivres et percussions), et Pouya de les traiter à l'aide de son ordinateur, de sequencers, samplers et moult drumpads, qui ajuste les pistes instrumentales, en fait des boucles, et les assaisonne de divers joyeusetés numériques. Sur To Earth, qui ouvre les festivités, on retrouve un beat d'inspiration dub, tandis que Caldera enchaîne avec des claps et gimmicks techno. Gahambar signe la fin de l'album sous un rythme teinté de deep house. Toutefois, s'en tenir à l'aspect électronique d'Ariwo serait faire une triste erreur. Effectivement, sur papier, Ariwo semble sonner très 'moderne'. Mais en réalité, le dessein de ces 4 musiciens est de coupler les musiques électroniques contemporaines à leurs arts ancestraux respectifs (musique perse pour l'un, rumba et yoruba pour les trois autres gaillards). En résulte donc une bacchanale intemporelle transcendant l'espace et les genres, posant un contraste sonore splendide entre l'actuel et le passé, le pacifique et le moyen-orient, l'électronique et l'acoustique.

Un sample d'oud iranien fait surface de temps à autres, amenant ainsi un peu d'exotisme levantin au milieu de cette fête cubaine très axée sur les pulsions lentes et magnétiques des tambours d'Hammadi Valdes. Le travail sur les percussions et les basses relève d'une maîtrise sans failles, la machine Ariwo hypnotise tout sur son passage. Le plus étrange est le côté dansant de cet album. L'image d'hommes des cavernes, sautant frénétiquement et remuant les hanches de gauche à droite au rythme des battement, est inévitable. Une transe primitive et tribale menée du haut d'un rocher par une trompette, délivrant des mélodies au groove psychédélique.

Attention : si ce n'est pour le côté involontairement 'experimental jazz' de la chose et l'enregistrement dans la capitale anglaise, Ariwo est certifié 100% oriental. Tout ce que vous trouverez sur cet album provient des îles caribéennes ou du bassin Tigre-Euphrate. Des écoutes répétées de l'album à trop faible intervalles peuvent vous mener vers une transe endiablée, je ne cautionne aucun désagréments engendrés à l'encontre de votre personne. Sur ce, vous être prévenus !

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