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L'album à la Vache

Avis sur Atom Heart Mother

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Le 10 octobre 1970, Pink Floyd à trouvé sa voix. Le rock progressif s'est mélangé au rock psychédélique et le groupe renaît de ses cendres dispersés par un Syd Barrett abandonné dans sa déchéance. Une vache fut prise en photo par le maître Storm Thorgerson, créateur de la plupart des pochettes du groupe. Nommé Lulubelle III, la vache ouvre le bal à ce 5ième album, Atom Heart Mother.
L'album est composé de 5 morceau composé par l'ensemble du groupe avec des durées varient de 3 à 20 minutes. Et c'est ici que réside le début de leur chef d'oeuvre.

Le premier morceau est magistral. Atom Heart Mother et ses 6 actes signes le morceau le plus long de la carrière du groupe, devant Echoes avec une durée de 23min et 42sec. Tels un morceau orchestral composé par l'ensemble du groupe, l'histoire trouvé au dernier moment est celle de la véritable mère au cœur atomique.
On retrouve ainsi plusieurs parties. La première se prénomme Father's Shout, ensemble digne des plus grands morceau classique.
Breast Milky amène à son tour une dose de chœur interprété par le Philip Jones Brass Ensemble composé de l'Abbey Road Session Pops Orchestra pour les instruments, The John Aldiss Choir pour le chœur et Ron Geesin en chef d'orchestre.
Et la troisième partie, Mother Fore fait rentré dans l'action le groupe et son psychédélisme inventif avec son solo interprété comme toujours par Gilmour.
Funky Dung remet en place le thème principal joué par l'orchestre et le morceau en est à son paroxysme épique et enjoué.
Puis Mind Your Throats Please donne le ton des plus psychédélique à cet album d'une force incroyable. Jouant la face A de l'album, le morceau ressemble à un genre de musique classique nouveau.
La dernière partie, Remergence, prouve que le morceau n'avait finalement pas encore atteint le ciel, car la fin, rejouant une troisième fois le thème, suivit de moment plus calme accompagné de violons et de l'orgue de Wright, donne ce sentiment d'être en face d'un morceau monumental. La guitare reprend son solo enchanté et enjôleur. Et c'est la puissance de la Fender de David Gilmour qui reprend le dessus. Planant au dessus de la terre avec son orchestre, le morceau reprend une dernière fois le thème qui restera gravé dans nos mémoires, rappelant au plus cinéphile d'entre nous qu'il aurait pu apparaître dans Orange Mécanique de Stanley Kubrick, mais que le groupe refusa. Fin sur les chapeau de roue, le morceau en est sublimé par un arrêt en crescendo.

La ballade suivante, If écrit par Waters en référence à Léonard Cohen reste par la suite assez planant et reposant après l'épopée vécu précédemment. Loin d'être marquant, le morceau en reste suffisamment envoûtant pour se laisser emporter grâce au son de la guitare acoustique et de la lointaine soliste à la guitare électrique. L'herbe est verte tout comme celle de la vache et le ciel est bleu, créant ainsi l'univers de la pochette de l'album dans nos yeux.
Summer '68, la musique de Richard Wright donne par la suite un rayon de soleil à la scène. Rappelant presque Initials B.B. de Gainsbourg par moment, on découvre ici l'univers d'un groupe de rock et de leurs flirts avec de jeunes filles. L'un des rares morceau du groupe à parler de sexe, mais aussi la dernière composition de Wright. Cette deuxième face, toujours accompagné de l'orchestre, prouve tout de même un accrochement au base folk de Barrett, mais le groupe s'en défait peu à peu et ça se sent.
Fat Old Sun, la musique de Gilmour donne un ton encore plus onirique avec la voix du guitariste, mais toujours autant folk, le groupe semble toujours se chercher malgré qu'il touche au but. On y notera la cloche semblable à celle de High Hopes, titre fort du guitariste de talent. Le problème des albums post-barrett reste son côté mi-prog, mi-folk, cassant l'esprit de ces albums malgré tout d'une qualité remarquable. Les solos rajoute tout de même un peu de peps mais la qualité du premier morceau vient à manquer au fur et à mesure de l'écoute. On regrette et on attend.

Pourtant, le dernier morceau reste un mystère, Waters ne l'ayant jamais revendiqué, les autres y verront un vrai travail de groupe et surtout le deuxième morceau progressif de l'album. Et ici, le projet en est loufoque (imagine toi ce démon). L'histoire est simple: Alan Styles, le roadie du groupe prend un petit déjeuné et la musique classique accompagné du synthé accompagne ses bruits de bouches, ses pensées à propos de ce qu'il prendrait, de la bouilloire qui siffle, ou de engloutissement et autres céréales versé dans le lait.
La première partie, Rise and Shine est orchestrale tandis que Sunny Side Up est une ballade accompagnant le gourmand roadie qui avale ses tartines tels des petits fours. La dernière piste, Morning Glory nous offre le bacon avec un morceau au piano, donnant un côté valse à la chose. Suivi de rire et de discussion, la musique continu sur un ton détendu et rythmé.
Au final, le morceau, quoique avant-gardiste, n'en reste pas moins incroyable car la musique est là et l'humour anglais aussi. Ce qu'on aime chez Pink Floyd, c'est leur maîtrise d'un son précis placé au bon moment, rendant le morceau plus magique.

Approchant le début des grands titres, Pink Floyd à fait du chemin et cela se ressent dans cet album. Pour moi, le début des changements est ici. Par ce dernier morceau, le groupe s'est trouvé et on l'entend. Mélangeant jazz, rock et drogue, on obtient un groupe des plus fantastiques et des plus mythiques.
Les vrais débuts commence et nos amis anglais sont prêts à envoyé de la musique !

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