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This is my dancefloor I fought for

Avis sur Chromatica

Avatar Andéol Ribaute
Critique publiée par le

Ceux qui me connaisse savent que lorsque j'aime une célébrité, j'ai du mal à prendre du recul par rapport à leurs oeuvres. Lady Gaga, elle fait partie de mon Panthéon depuis quand même assez longtemps (vers 2011 avec Judas et évidemment Born This Way, qui l'eut cru). Mais en plus d'être une artiste dont j'admire le travail, elle devenue en une décennie, un symbole, notamment là encore avec Born This Way. Elle est passé de la pseudo-Madonna qui montre ses griffes à la dame qu'on connait aujourd'hui. Il faut savoir qu'elle a su en 6 albums se renouveler à chaque, mais en gardant toujours sa marque de fabrique type électro pop (Joanne un peu à part mais là aussi elle s'est réinventé en invitant la country dans son répertoire). De réinvention en réinvention, elle a notamment connu des échecs, en réalité un qui est important pour comprendre pourquoi j'adore Chromatica. Artpop est donc un album qui n'a pas marché même si il est considéré comme un chef d'oeuvre chez les Littles Monsters. C'est pour moi une leçon de l'utilisation de la musique électronique dans la musique pop, chaque chanson ayant sa propre interprétation. C'est donc ici un retour à l'électro après Joanne et A Star is Born.

Chromatica, ça a déjà été un "Pregnant with LG6" en mars dernier sur Twitter, un leak de Stupid Love pour un clip filmé à l'iPhone et un repoussement à cause du Coronavirus (où Lady Gaga a d'ailleurs fait son concert solidaire). Donc c'était pas gagné. Mais, ça a aussi été l'annonce d'une esthétique, un monde, Chromatica, kitsch, flamboyant et camp (la marque de fabrique revient). Au fil des image de robot Gaga et de sauveuse de l'espace, l'excitation montait. Et l'album est sorti.

Déjà, à noter l'album est sorti à minuit sur chaque fuseau horaire, chose qui n'est pas négligeable pour un album populaire (pas eu besoin de mettre un réveil quoi). On commence avec une interlude et tout de suite on note les transitions parfaitement gérées entre les chanson (Chromatica II / 911 tu coco). Et là, encore une utilisation de l'électro très précise. Le message de l'album résume dans Free Wowan : This is my dance floor I fought for. Lady Gaga veut (comme elle l'a toujours fait) mettre du sens dans les chansons qui se dansent et là elle parle enormement d'elle. C'est un album très personnel, elle parle de son rapport à la musique dans Sine from Above (d'ailleurs chapeau pour ce feat incroyable), d'indépendance dans Free Woman et même de plagiat et d'affaires qu'elle a vécu dans Babylon. Les feats sont très bien gérés, très balancés. Ariana Grande commence à vraiment prendre du poids je trouve, Blackpink n'a pas perdu son identité dans sa chanson et Elton John est vraiment là pour le plaisir.

Mais alors pourquoi 10 ? Parce que c'est quand même beaucoup et l'album est sorti il y a 4 jours quand j'écris ça ? En fait, c'est juste une évidence, tout est combiné pour faire un album parfait. Une identité musicale et esthétique, une dansabilité monstre et des messages qui sont forts et qui détonne pas par rapport à qui est Lady Gaga. Un 10 (et il y a très peu d'albums qui sont à 10) parce que tu ne peux pas skip une chanson. Un 10 pour en réalité tout ce que Stefani Joanne Angelina Germanotta a crée, a poussé et a permis. Pour chaque fois où on entend Born This Way en Pride, pour chaque fois où je danse sous la douche sur Venus, où j'entends ma mère chanter Shallow, bref pour le monument qu'est devenu Lady Gaga, à l'instar de Beyoncé, une artiste pop incontournable de notre génération.

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