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Avis sur Close to a World Below

Avatar Ricky  Grayson
Critique publiée par le

Le passage au nouveau millénaire effraie et laisse place aux théories les plus folles, tandis que la scène death subit un renouveau depuis 98 grâce à une poignée de groupes régnant en maitre.
Immolation et Morbid Angel en portes étendards de la génération fondatrice amorcent ce renouveau sans encombre avec, respectivement, Failure for Gods et Formulas Fatal to the Flesh.

Devant tout de même faire face à une nouvelle vague plus brutale et technique que jamais, portée par Nile et Hate Eternal, la riposte amorcée par Immolation en cette année 2000 avec Close to a World Below représentera l’apocalypse tant attendu par une scène en pleine renaissance.

Close to a World Below, enregistré aux Millbrook Sound Studios à New York en juin 2000, sortira en novembre de la même année et représentera l’opus le plus sombre et le plus cataclysmique d’Immolation ainsi que de cette nouvelle vague en ce début de millénaire.

Higher Coward donnant immédiatement le ton de cette lente descente aux enfers avant d'y subir les pires tourments.
Alex Hernandez en parfait bourreau assène ses blasts frénétiquement accompagnant les riffs représentatifs de la patte d’Immolation grâce au couple Vigna, Wilkinson.
Les compositions puissantes et infernales sont parfaitement soutenues par un Ross Dolan en pleine maitrise au milieu du chaos déployé, proposant un guttural profond et caverneux.

La seconde charge sera enclenchée par un Father, You're Not a Father en représentant iconique de toute la noirceur de la galette, ainsi que de la maitrise du chaos ambiant sur son break destructeur.

La brutalité côtoyant également la technicité sans jamais délaisser l’ambiance apocalyptique, comme sur Furthest from the Truth ou le final de Fall from a High¨Place emportant l’auditeur au plus profond des entrailles de la bête.

Immolation dissémine les instants de brutalité et de « calme » pour mieux imposer son ambiance chaotique et sombre, comme sur Unpardonable Sin, suivi par Lost Passion aux riffs lourds enchainant l’auditeur au milieu du déluge.

L’album se clôture sur le titre éponyme, long de plus de 8 minutes et faisant office d’ultime offrande laissant le monde sombrer lentement dans les abysses.

A l’image apocalyptique en ce début de millénaire, porté par une noirceur et une puissance cataclysmique, Immolation apporte sa vision de fin du monde : brutale et intense.

Malgré une année 2000 remplie pour la scene death, notamment grâce à Morbid Angel (Gateways to Annihilation), Nile (Black Seeds of Vengeance), Immolation conserve sa place de légende et offre une leçon de maitrise et de brutalité.

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