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"Happy" puissance 10.

Avis sur Girl

Avatar Keith Morrison
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Pharrell, c'est le mec qu'on aime bien. C'est un artiste cool qui se prend pas la tête. C'est le producteur qui est derrière les tubes les plus emblématiques des années 2000 (le "Hollaback Girl" de Gwen Stefani, le "Drop It Like It's Hot" de Snoop Dogg). Bref, Pharrell c'est un bon gars.

Après un début en solo relativement raté en 2006 avec l'album "In My Mind", le producteur/rappeur/chanteur revient 8 ans plus tard avec l'album "G I R L". Fort de son succès avec "Get Lucky" (des Daft Punk) ou "Blurred Lines" (de Robin Thicke) l'été précédent, l'album s’annonçait plus R&B et funk que hip-hop. Tant mieux, car c'est là où Pharrell semble offrir plus de substance. Puis il y a eu le succès de "Happy" qui, dans un premier, faisait plaisir à ceux qui suivaient l'artiste depuis des années mais qui a très vite tourné au cauchemar.

Car le succès de "Happy" est clairement ce qui a inspiré l'album "G I R L". Même un peu trop. Le second disque de Pharrel est bon, il mélange de la pop avec du funk et un peu de R&B planant, les collaborateurs ajoutent tous leurs petites touches, la plupart des titres sont accrocheurs, Avec ces nouvelles chansons, l'artiste américain offre un disque "feel-good" à souhait qui rassemble les élements qui ont fait le succès de "Happy" au point de répéter cette recette jusqu'à l'insupportable. Pharrell rejoue plusieurs fois le même morceau, les productions - pourtant de haut niveau - lassent très rapidement, l'euphorie laisse place à l'ennuie. On écoute l'album une fois avec le sourire puis il se dissipe pendant les écoutes suivantes. Pour ne rien sauver, le chanteur délivre un discours féministe ridicule et auquel on a du mal à croire ("It Girl", "Lost Queen").

Le premier mot prononcé par Pharrell Williams sur "G I R L" est "different". Le producteur est effectivement connu pour sa créativité, son originalité et son côté décalé qui le rendent différent des autres artistes (on se rappelle de son travail avec son groupe N*E*R*D). Le voir réduit à répéter le même succès, la même recette, la même production et à nous faire la morale tel un "fortune cookie" sur la place des femmes dans la société fait un peu mal. "G I R L" semble parfois forcé, trop contrôlé, laissant place à trop peu de liberté artistique. Et venant de Pharrell, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il y a quelque chose qui ne va pas ici. Qu'a-t-on fait à Skateboard P ?

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