Bon exemple de death mélodique, mais sans plus

Avis sur Grey Heavens

Avatar Stéphane Gallay
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Après les Hâvres Gris de Tolkien, voici les Cieux Gris – Grey Heavens – de Omnium Gatherum! Rassurez-vous, vous avez échappé au jeux de mots sur les cinquante nuances. Encore que: comme on parle ici de death-metal mélodique, il y a des chances qu’on ait du brutal qui fait du bien.

Car Omnium Gatherum est un groupe finlandais qui fait partie de cette mouvance qui conjugue le death-metal, avec des vocaux growlés et sa rythmique de préparation d’artillerie, avec le metal mélodique, tous claviers dehors. Le plus souvent, c’est un mélange qui me plaît bien et, dans l’absolu, Grey Heavens est un exemple du genre.

L’album compte un total de dix pistes, qui oscillent entre quatre et six minutes, avec une – discrète – pointe à huit minutes et demie pour « Majesty and Silence ». La durée totale dépasse les cinquante-cinq minutes.

Parfois, Omnium Gatherum parvient à l’exploit d’aller trop loin dans le mélodique, comme sur « Frontiers » dont l’ensemble guitare clavier rappelle d’un peu trop près le hard-FM des années huitante. Mais ce genre de faute de goût est assez rare.

Grey Heavens est plutôt à l’image de brûlots comme « The Pit » et « Skyline », qui ouvrent l’album, avec quelques surprises sur « Majesty and Silence », plus calme, et des pistes d’inspiration SF, comme « Rejuvenate! » ou « Foundation ».

L’album est dans son ensemble plaisant, pour qui aime ce mélange entre death et mélodique. S’il devait avoir un défaut, c’est qu’il ne se démarque pas vraiment des autres productions récentes du genre. Ma petite âme de prog-head est un peu déçue, du coup, mais c’est une chieuse, aussi.

Si le growl ne vous fait pas peur, Grey Heavens est un excellent exemple des productions death-metal mélodique; il est raisonnablement mélodique, il tabasse bien et pose quelques belles ambiances. Que demander de plus?

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
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