" Ordem e Progresso "

Avis sur Holy Land

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22 avril 1500.

La jungle s'éveille dans la brume. L'aurore filtre à travers les persiennes des arbres et avertit faune et flore qu'il est temps de recommencer à s'ébruiter. Les cliquetis de la forêt montent crescendo mais aujourd'hui, le cycle naturel est perturbé par une mélodie venant du large. Une langue nouvelle, encore inconnue sur ses terres. Des chœurs chantés par l'océan, qui volent au-dessus des vagues et viennent lécher la côte, distillant ses louanges sous la canopée. Les rivages s'apprêtent à recevoir cette mystérieuse tirade, de plus en plus forte et grave à l'horizon. Ne serait-ce pas la tempête qui arrive ?

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Crossing

Giovanni Pierluigi da Palestrina, compositeur italien du 16e siècle, prête sa composition " O Crux Ave" pour l'ouverture. La découverte d'un monde nouveau, une croix en mission dans une contrée vierge. (00:00 - 01:54)

Nothing to Say

Les explorateurs conquirent ce nouvel espace, région d'opportunités infinies, et repoussèrent toujours plus loin les limites de leur royaume, les limites de leur conscience. Les doutes apparurent. Ces dieux païens piétinés et remplacés, la terre des indiens souillée, inondée désormais d'un rouge vif, fruit trop mur d'une ambition démesurée. La cime des arbres peina à cacher une révolution en son cœur. Les stigmates du chaos résistent au projet d'administration. À quoi-bon demeurer sous la moiteur et les ombres ? (01:54 - 08:16)

Silence & Distance

Reprendre la mer. Fuir ce pays trop difficile à assumer. Les vagues elles, nous le savons, ne sont pas infranchissables. Le néant étend son emprise sur nos âmes. La solitude multiplie ses apparitions. Comment découvrir une issue lorsqu'on erre sans but. L'exil est-il la solution ? Là mère patrie manque au voyageur lorsqu'il n'emprunte plus les routes inconnues. (08:16-13:51)

Carolina IV

Nous perçûmes enfin les trésors de la terre promise. Garder la foi récompense l'homme patient. Ce continent regorge de richesses, des offrandes encore insoupçonnées gisaient à nos pieds, recouvrant le sol jusqu'au ciel. Mais elles ne se dévoilent qu'après un long apprentissage. La sérénité ne s'acquiert pas qu'à la force de l'épée. Une nouvelle vie débute, les galères ne sont qu'un lointain souvenir. La nature est si luxuriante aujourd'hui. Nous sommes chez nous. (13:51-24:26)

Holy Land

Oh pays de la braise. Garde-toi bien de nous résister. Nous connaissons désormais tes habitudes et l'emplacement de tes racines. Tu es une enclave exotique à notre royaume. À notre guise nous bâtissons ton futur. Toute la latitude pour une colonie, le soleil ne nous aveuglent plus. Il n'est que la preuve de notre présence ici. Le sacré guide la marche et renforce la vigueur de nos pas. (24:26-30:53)

The Shaman

Le gardien de la forêt nous attendait. Il portait un masque de démon et une peau de serpent comme bouclier. Sa bouche exultait milles maléfices. Des flèches empoisonnées semblaient jaillir de ses yeux noirs. Noirs comme le fauve qui hante la jungle et piste l'homme étranger. Mais Il n'effrayera plus le guerrier. Quiconque se mettra en travers de notre route recevra le châtiment sacré. Hâtons-nous de le renvoyer en enfer. Ne le laissons pas délivrer ses chimères. Tout n'est qu'illusion macabre lorsqu'il incante les divinités sous le voile de l'ombrage. (30:53-36:16)

Make Believe - Z.I.T.O

Nous appartenons à ces lieux. Nous avons plus que payé le droit de s'arroger les ressources qui nous tendaient les bras. Les sauvages se gardaient bien de partager le festin sous le couvercle d'émeraude, ils déambulaient, gauches, patauds, ne méritaient rien de plus que la soumission ou la mort. Si les anges ont pleuré, ce n'est que pour laver le sol de leur passages. La pluie a refertilisé la terre et l'espérance croît toujours plus vite. En ce jour béni, Le chagrin fait place à la lueur dans les yeux, ils ne sont plus emplis de larmes. Les voix sont claires et lumineuses, entendons-les chanter ! (36:16-42:09) (42:09-48:17)

Deep Blue

Les montagnes se contentent d'être. Des colosses impénétrables qui surveillent la nature. Elles semblent si sûres d'elles-mêmes. Les doutes n'habitent donc pas leurs fondations ? Elles tissent des liens privilégiés entre le ciel et l'océan, et tentent sans doute, de les relier dans un bleu profond et pénétrant. Puisse-t-elles nous inspirer la quiétude de l'aube. (48:17-54:06)

Lullaby For Lucifer

Nous voilà sur le sable des premiers jours, l'océan dans le dos, à contempler la destinée de tant d'hommes. L'époque des navigateurs et explorateurs est révolue, le passé ne dit plus rien de notre histoire, l'aventure se raconte désormais depuis les plages jusqu'aux confins de la forêt. Notre pays s'appellera Brésil, terre sacrée d'or et de vert. (54:06-57:01)

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Somebody has sent

Somebody here

To bring an age

Long disappeared

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Holy Land - Show your signs to me !

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