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Harold Sees Dragons

Avis sur How to Train Your Dragon: Music From the Motion...

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Critique publiée par le

Nombreux furent les commentaires positifs concernant l’animé de Dean DeBlois et Chris Sanders, How To Train Your Dragon, considéré comme l’un des meilleurs sortis récemment. Hans Zimmer était initialement prévu pour assurer la Bo, mais travaillant déjà sur Inception, il a chaudement recommandé les compétences de John Powell en certifiant qu’il serait de loin le meilleur pour assurer un score des plus grands. Ainsi, la musique bénéficie du même enthousiasme que le film, mais je trouve que lui faire beaucoup de compliments n’est vraiment pas original, alors je vais changer : je vais lui en faire encore plus !

C’est vraiment dur d’arriver à retranscrire autant de jouissance en un seul (petit ^^) texte, mais bon sang, que c’est bon !! Tout est maîtrisé de bout en bout, John Powell nous livre une pure merveille, qui frise la perfection à tous points de vue !

Commençons par le plus simple, les thèmes : un nombre impressionnant de motifs a été composés pour l’occasion (j’en ai repérés au moins 15) aboutissant à des thèmes qui vont du splendide (« Romantic Flight » nous expose le magnifique thème d’Astrid, au cours d’une séquence de haut vol où la musique assure l’intégralité de la scène) au sensationnel (le thème des Vikings, un vrai morceau de bravoure). De plus, l’orchestration est d’une richesse phénoménale : toutes les familles d’instruments sont proéminentes et exploitées avec brio. Les cordes sont omniprésentes, que ce soit pour les pizzicatos ou pour le soutien en ostinatos, les solos au violon, où les grandes parties à l’unisson. Les bois sont très sollicités, et avec beaucoup de talent quelles que soit les scènes : elles donnent l'ambiance celtique qui correspond, se chargent de nombreux solos, et apportent des petites touches à la John Williams (on pensera souvent à lui quant à la gestion de certaines séquences =) ). Les voix, bien sûr, apportent de la noblesse aux séquences épiques (sans ampouler pour autant, ce qui est important), du mystère dans "Wounded", mais aussi ce caractère chaleureux que l'on retrouve dans "Forbidden Frienship". Quant aux percussions, elles collent parfaitement à l’esprit viking, et demeurent la plus grande force des séquences d’action tant leurs ostinatos sont dynamiques. Enfin, les cuivres font un travail remarquable interprétant les grands motifs lors des séquences d’action, et dynamisent l’ensemble lorsque les trompettes font des longs « appels ».

Ainsi, grâce à cette orchestration très versatile, les thèmes sont toujours restitués avec une grande originalité : les leitmotifs exposent des variations pertinentes et efficaces (« Coming Back Around » en est le meilleur exemple) ce qui nous amène au deuxième point : la gestion des transitions.

Cette Bo est juste virtuose pour ce qui est des transitions, et ce quelle que soit la scène. Les motifs s’enchaînent avec une incroyable fluidité, la densité d’arguments est extrêmement grande, ce qui fait qu’on se s’ennuiera jamais en écoutant ne serait-ce qu’un morceau, ou l'ensemble d’un trait (et ce tout en collant parfaitement au film) ! Et c’est à ça qu’on voit que cette Bo fait partie des plus grandes : c’est à la fois un soutien musical parfait et une splendide musique (alors qu’une musique de film, rappelons-le, a pour objectif premier d’être un soutien musical, et, en bonus si elle le peut, d’être agréable seule en tant que musique) !

La synchronisation avec les images est optimale : tous les registres exposés dans le film, que ce soit l’épique (quand l’ensemble de l’orchestre installe une rythmique folle, ça envoie du lourd : «Focus, Hiccup ! », « Battling The Green Death », « Counter Attack »), le romantique (« Romantic Flight », « Forbidden Frienship »), la tension et la découverte (« Downed Dragon » et « Wounded ») sont traités à la quasi-perfection. Même pour des scènes de moins d’une minute, la musique délivre de véritables merveilles qui reprennent les plus grandes en lui apportant de splendides variations : « This Time for Sure » et « Astrid Goes For A Spin » sont des chefs d’œuvres.

En effet, Dean DeBlois a donné une grande importance à la Bo dans son ouvrage, ce qui la rend omniprésente (dur de répérer une minute entière sans musique, vous ne dépasserez pas 5) et sert énoooormément le film. Les élans épiques prennent beaucoup d’ampleur, les sommaires sont dynamisés par une musique celtique vivifiante (« See You Tomorrow » propose de très jolies flûtes, ainsi que « Test Drive » qui vous réconciliera avec la cornemuse), les rencontres régulières entre Harold et Krokmou sont transcendés par un chef d’œuvre, « Forbidden Friendship ». On croirait entendre un thème composé pour lui-même, or on l’entend tel quel dans le film. Tout est là : le merveilleux motif du thème de l’Amitié, l’intensité qui croit progressivement, les cordes et les voix accompagnées des grelots festifs, vraiment tout =)

On ne pouvait attendre mieux pour accompagner les aventures du jeune Harold en musique, tant l’ensemble fait preuve d’un perfectionnisme sans pareil : tout est valorisé, tant les thèmes que les instruments, tant les transitions que le traitement des différents registres, ce qui nous livre un résultat exceptionnel. John Powell pose les bases d’un univers on-ne-peut-plus attrayant, nous faisant languir d’impatience pour le 2. Un pur chef d’œuvre !

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