Vous ne trouvez pas les toutes dernières sorties ? C'est normal : on rencontre un petit problème avec la base de données Musique. Désolé du désagrément et merci pour votre patience. On revient vers vous dès que la cause du problème est réglée.

Arthour ! Qu'est-ce à dire que ceci ?

Avis sur Kaamelott - Premier Volet (Bande originale du...

Avatar Death Watch
Critique publiée par le

Disparue depuis son ultime épisode en 2009, la série doit depuis maintenant un certain temps se prolonger avec un film afin de poursuivre le périple loufoque des chevaliers de la table ronde. Faute d’un film qui ne cesse d’être repoussé, la bande originale est disponible. De quoi nous donner un avant-goût de ce qu’Alexandre Astier nous a préparé.

ONENAGROS !

Si je puis dire, Kaamelott est loin de bien porter son nom. C’est au contraire une véritable œuvre culte, un joyau de la comédie française, alors que celle-ci ne cesse d’être constamment malmenée par des productions qui bénéficient pourtant d’une médiatisation incroyable.

Alexandre Astier disait en interview que les comédies sont bonnes quand elles sont construites avec des personnages pathétiques et drôles qui doivent faire face à des situations sérieuses et même dangereuses. Je partage complétement cette opinion. Élaborer deux heures de film pour y incruster une dizaine de blagues carambar, alors qu’elles ne sont pas drôles et soulignent de ce fait le vide pesant entre les dialogues, ce n’est pas faire une comédie française. A mon sens, une comédie française pour avoir un succès légitime, comme ce fut le cas de la série Kaamelott, doit trouver son inspiration dans certains films modèles comme par exemple la Grande Vadrouille. On est avec ce film dans une France occupée par l’envahisseur alors que deux français simplets, mais surtout désarmés par la situation, tentent avec une bêtise hilarante de duper les Allemands. Comme c’est le cas finalement de la quête du Graal, symbole de la lumière sacrée et de la vie éternelle, qui est narrée du point de vue de chevaliers incompétents pour une relecture déjantée de la légende arthurienne.

Allez, y'a plein de bruit, là ! Si ça se trouve c'est bourré d'oiseaux venimeux.

Pour vous parler de la musique du film maintenant, je pense qu’Alexandre Astier a dissimulé de nombreuses déclarations d’amour dans sa musique. J’ai rarement autant voyagé en écoutant une bande originale et mes oreilles loin d’être expertes ont reconnu quelques inspirations agréables, mais aussi quelques hommages. Difficile de donner un avis sur chaque morceau, mais les rythmes sont à la fois unifiés entre eux tout en provenant de différents horizons.

Dès le tout premier « Abordage en Mer Rouge », la nostalgie s’empare de nous en entendant d’insistants appels de cuivres. Un fan de Kaamelott fera directement le lien avec les sons des premières saisons de la série. Second morceau « le péché de Lancelot » qui pendant un instant m’a fait oublier que j’étais en train d'écouter la bande originale de Kaamelott au point de sentir la présence de John Williams. Notamment quand ce morceau précisément cherche à accompagner un contexte sérieux et grave à la manière de certaines notes propres aux Star Wars. Au milieu de ces hommages nostalgiques et de ces inspirations, il y a aussi une manière incroyable de raconter une partie de l'histoire du film uniquement avec des morceaux de musique et sans images pour les soutenir. Le morceau « une Attaque Burgonde » va totalement dans ce sens. Il s'agit d'un rythme qui essaye de se séparer de tous les éléments typiques qui concernent la chevalerie, l’aspect divin du Graal, le Roi Arthur, ou même la Bretagne plus simplement afin de nous dévoiler la culture Burgonde. Dans l’ensemble, on est loin d’un style médiéval et la bande originale multiplie les variations. Cela dit on n’est pas du tout surpris par ce choix, Kaamelott étant à l’origine un univers très riche et diversifié.

Conclusion

La faute au Covid-19 il faut une nouvelle fois encore patienter pour découvrir le film Kaamelott, mais Alexandre Astier nous donne de quoi contenter partiellement notre impatience : la bande originale du film est en effet disponible avant ledit film. Réalisée avec l’Orchestre National de Lyon et dirigée par le chef d’orchestre Frank Strobel, elle permet déjà d’entrevoir tout le potentiel épique du film. Une ambiance sonore qui mêle autant d’inspirations prestigieuses que d’hommages appréciables.

Une fois j’ai pissé par la fenêtre !

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 275 fois
9 apprécient · 1 n'apprécie pas

Autres actions de Death Watch Kaamelott - Premier Volet (Bande originale du film) (OST)