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Quand Therion rencontre les yéyés

Avis sur Les Fleurs du mal

Avatar Dark-Aurel
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Ce n’est pas un secret, Christofer Johnsson, le leader du groupe, aime la France... et sa variété.
Il n’est donc pas tout à fait étonnant de voir que le dernier opus estampillé Therion consiste en une reprise de chansons françaises des années 60, pleine période yéyé. Concept album sur «Les Fleurs du Mal» oblige, les originales sont toutes chantées par des femmes.
Alors si pour les non francophones, la touche exotique peut jouer, pour nous, il en est autrement. Ce courant musical en France correspond un peu à un vide artistique, et ce n’est pas le choix des chansons qui va nous contredire.
Therion se planterait donc ? Ce serait mal connaître le groupe, très à l’aise sur le travail vocal et sur les arrangements (souvenons-nous de leur très bonne reprise d'ABBA, Summer Night City).

Ainsi «Poupée de Cire, Poupée de Son», qui gomme les deux défauts principaux de l’original : la voix inécoutable de France Gall et les arrangements trop kitsch de Gainsbourg. Reste l’imparable mélodie, et les paroles très 2nd degré que tout le monde connait. Idem pour «Les Sucettes», ou «Polichinelle», qui respectent l’oeuvre tout en apportant ce chant... juste... qui manquait.
La plus grande réussite de l’album est certainement «Mon Amour, Mon Ami», qui nous fait oublier la niaiserie de Marie Laforêt dans des réarrangements doom du plus bel effet. On retiendra aussi «Dis-moi Poupée» ou «J’ai le Mal de Toi», dans la même veine.

On pourra seulement regretter une certaine fainéantise sur quelques morceaux. «Soeur Angélique» ou «La Licorne d’Or» n’apportent rien par rapport à l’original, si ce n’est la sublime voix de Lori Lewis, évidemment ! «Initials BB» est à ce titre une déception. Pas assez de risque dans la reprise, alors qu’il y avait matière à déstructurer le thème principal. Reste l’interprétation très réussie de la chanteuse, sublimant l’érotisme de la chanson.

Par contre, même Therion ne peut pas faire de miracle, une mauvaise mélodie à la base n’en sera pas sublimée, et «La Maritza» reste inécoutable, même avec une belle voix.

Au final, un album curieusement réussi, agréable à écouter. Il ne restera pas dans les annales, mais il est loin du naufrage attendu.
C’est simplement que, nous autres français, on aimerait bien parfois ne pas comprendre les paroles. Parce que bon...

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