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Low par BenjaminSpringsteen

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Avec Ziggy Stardust, Bowie a atteint le succès qu’il désirait tant au début de sa carrière.
Mais après son périple américain et les deux albums qu’il engendra (young americans et station to station), la pression engendré par cette notoriété nouvelle commence à le ronger.
Le film « l’homme qui vennait d’ailleurs » permettra au monde de constater cette déchéance.
Après plusieurs années d’addictions aux drogues et à l’alcool, Bowie apparait amincie, le regard perdu et effroyablement pale.

Pourtant ces problèmes ne ralentissent pas son activité artistique et, alors qu’il a pris Iggy Pop sous son aile, Bowie entame l’enregistrement du premier volet de ce qu’on appellera « la trilogie berlinoise ».
Malgré ce nom, « low » ne fut pas enregistré en Allemagne mais en France sous la direction d’un Brian Eno connu pour son travail dans roxy music.

Sortie en 1977, low est l’un des discs les plus passionnants et avants gardistes de son auteur.
Composé de deux parties distinctes, « low » démarre sur un rock synthétique et entrainant qui semble prédire l’arrivée du courant new wave.
On peut affirmer sans trop prendre de risque que ces rocks synthétiques ont eu une influence sur des musiciens comme joy division ou the cure.

Mais a partir de « a new career in a new town » l’ambiance change radicalement.
Finit le coté entrainant et les synthés pré new wave de la première partie, les 5 morceaux composant la seconde partie lorgne plus largement vers la musique ambiant.

Pour comprendre ce changement aussi réussit que déstabilisant à la première écoute, il faut savoir qu’a l’époque Bowie s’intéresse particulièrement aux krautrock.
Ce mouvement progressif anglais est surtout connut pour avoir initié la musique électronique avec des groupe tel que kraftwerk, neu ou tangerine dream.
C’est sous leur influence que Bowie vas reléguer les basse et la batterie, très présente en début d’album, au second plan.
Les synthés et autres instruments électroniques prennent donc le pouvoir progressivement pour proposer des paysages sonores froid mais d’une extraordinaire beauté.

Les paroles se font plus rare pour laisser l’instrumental imposer une ambiance sombre et envoutante.
Plus de trente ans après la sortie de l’album, cette seconde partie reste un chef d’œuvre d’expérimentation ou Bowie parvient à innover en restant accessible.

Doté de deux partie aussi réussi l’une que l’autre, low est un monument d’inventivité et d’innovation.
Aujourd’hui encore, son inventivité débridée s’écoute avec le même émerveillement.

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