Tu ne trouves pas les toutes dernières sorties ? C'est normal : on rencontre un petit problème avec la base de données Musique. Tu peux écrire à feedback@senscritique.com pour signaler une fiche manquante.

Avis sur

Madvillainy par DavideNoème

Avatar DavideNoème
Critique publiée par le

Yesterday New Quintet, Shades of Blue, Jaylib: disques qui laissent derrière eux ce que Madlib avait fait de plus ennuyeux, de moins insurgé (Lootpack, Quasimoto). “Madvillainy” retrouve cette vie qui débordait et finissait par consumer “Blunted in the Bomb Shalder”. De la passion, de la couleur plein les yeux, de la révolte dans les gestes. Disque enivrant. Ecouter “Figaro” ou “Accordion”, c’est retrouver cet état second, que l’on rencontre quelque fois à l’écoute de certains morceaux qui font à tout jamais office d’inconscient référentiel
La musique chez Madlib passe toujours par une relecture de ses réferences. “Madvillainy” rend hommage au hip-hop de manière quasi-hypnotique (”Raid”, “American’s Most Bluntead”, “Sickfit” (de savoir à savoir avec Ghost Dog)). Au fur et à mesure que le studio s’emplit d’une nébuleuse magique, les compositions de Madlib se font aériennes (”Great Day”, “Rhinestone Cowboy”). Surgit un hip-hop affecté, à bout de force, incapable de porter la moindre révolution. “Madvillainy” porte en lui les couleurs de la résignation: les couleurs du Pop Art. Les collages de samples de films, de séries animées deviennent l’évasion qui permet de faire surgir leurs doubles héroiques, Quasimoto et Viktor Vaughan
“Madvillainy” est un disque vieilli, usé: la réécriture mythologique de deux artistes profus.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 1073 fois
15 apprécient · 2 n'apprécient pas

Autres actions de DavideNoème Madvillainy