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Mirage

Avatar BenjaminSpringsteen
Critique publiée par le

En 1974 toute les oreilles sont tournées vers genesis , yes ou ELP , pourtant un autre groupe est en train d’écrire une des plus bel page du prog anglais.
Camel fut fondé en 1971 et ses musiciens sont d’ancien joueurs de blues qui se sont convertit à un mouvement progressif en pleine expansion.
Leurs premier album, sortie dans l’indifférence général, pose les base d’une musique principalement instrumentale.

Le second fera plus de bruit, notamment à cause de sa pochette parodiant le logos d’une certaine marque de cigarette.
Certains soupçonneront carrément le groupe de faire l’apologie de la marque.
Cette micro polémique ne nuira pas au succès de cet album qui est malheureusement largement moins reconnut aujourd’hui.
Doté de seulement cinq morceaux, « mirage » est composé de long morceaux ou l’instrumental est mis au premier plan.
Tout commence avec le presque hard « free fall » qui se rapproche parfois de certains morceaux de deep purple.
Même si l’instrumental est d’amblé mis en avant, les lignes de basse et l’énergie qui ce dégage de ce titre lui permettent d’être le plus accessible de l’album.

La composition suivante se passe de paroles pour laisser basse, flute et batterie s’exprimer le temps d’un intermède instrumental sympathique.
Après cette entré en matière assez légère , camel enchaine sur « Nimrodel/The Procession/The White Rider » , un clin d’œil au romans « le seigneur des anneaux » de tolkien.
Les passages instrumentaux alternent des parties vocales plus calmes sans qu’un manque de cohérence ne se fasse sentir.
On enchaine ensuite avec deux titres du même niveau avant que « lady fantasy » ne vienne définitivement imposer cet album au rang de chef d’œuvre.
Ce final planant faisant la part belle au solo aériens d’Andy Latimer est le morceau le plus long et remarquable de l’album.
La voix hallucinée du guitariste fait ici des merveilles et on est vite transporté par ces claviers psychédéliques et cette guitare majestueuse.

Avec « mirage » camel entrait dans le cercle fermé des géants du rock progressif.
Ce monument discographique est aujourd’hui largement ignoré et l’album apparait rarement dans les « discothéques idéales » présentés en livre ou sur internet.
Pourtant « mirage » est un élément essentiel de la culture progressive au même titre que « close to the edge » ou « the lamb lies down on broadway ».

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