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Nights Out par denizor

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Avec Metronomy, on est dans la hype, c’est sûr. Mais les Anglais, sûrs de leur fait, ne se donnent pas comme ça et s’amusent à brouiller leur image de « next big thing du moment ». A bon entendeur, le début de leur très attendu second album (aussi frais qu’un premier) commence sur un instrumental zarbi, sorte de corne de brume léthargique qui n’en finit pas de roupiller. Comme début, cela ressemble à un suicide commercial ! La suite sera catchy, dansante, énergisante mais gardera ce petit esprit retors et foutraque qui change d’habiles faiseurs en artistes personnels et créatifs. The end of you too est bâti sur une boucle à ressort et coupe son élan dance-floor avec des ruptures qui ressemblent à des « game over » de jeux arcades. Le tube Radio Ladio préfère au mur du son Justice, le côté ludique de Tom Tom Club.
Tout Nights out renvoie au son d’une électro-pop balbutiante du début des années 80, une époque où le minimalisme par défaut (avec boîtes à rythmes dinky toys et claviers caoutchouteux) se voulait joyeux et décomplexé. De la new wave (New Order entre autres références avec Blue Monday) ne se prenant pas au sérieux et ricanant sans cesse de ses trouvailles et de ses canulars. En plus, ça le fait, on participe allègrement aux festivités, on en est même à réapprécier un saxophone mis en rencard depuis Level 42. Les guitares, elles-mêmes , adoptent un son petit mais teigneux de roquet, comme au temps des premiers Cure (On the dancefloor presque cold wave). Le tout avec une voix de funk blanc comme on en fait plus (ou trop peu). Ce retour en arrière a les vertus euphorisantes d’une cure de jouvence.

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