Fatal(s), assieds-toi faut que je te parle...

Avis sur Septième Ciel

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Actuellement je porte un tee-shirt Picardia Independenza, vous vous foutez sûrement, mais ce tee-shirt, je l'ai acheté par un très beau soir de juin 2006, le 23 si ma mémoire ne me fait pas défaut, à l'occasion d'une hilarante représentation de la comédie musicale Gundur et le Dauphin Magique, audacieusement mise en scène, jouée et interprétée par un petit groupe encore trop peu connu à mon sens, j'ai nommé les Fatals Picards...

Aujourd'hui encore, je me réveille en sursaut la nuit en repensant à Lady Di, aujourd'hui encore je regarde Amélie Poulain avec un sourire narquois, aujourd'hui encore je chante en espagnol, pour me donner du courage, aujourd'hui encore je totalise plus de 150 écoutes cumulées de chaque morceau de chaque album des Fatals Picards sur mon compteur Itunes. C'est peu dire si je les ai aimé putain...

Des années de punk endiablé, d'humour grinçant, de rock décalé, de concerts endiablés, de shows transcendants, d'albums tous plus fournis et réussis les uns que les autres (mention spéciale au délirant Pamplemousse Mécanique !). Emportés par la foule, les fatals en auraient-ils perdu leur inspiration ? Voici l'autopsie du dernier ouvrage de 4 garçons plus trop dans le vent...

Jamais l'album ne décolle. Quand on trouve un titre mou, celui qui suit l'est davantage. Sortie de registre, rythmes plombés, manque constant d'énergie, jeux de mots foireux, perte d'inspiration... Alors oui, quelques titres sympas comme Gros con, De l'Amour à Revendre pour son ton subtil, comme ils savent bien nous en donner, ou bien Ernestine pour son twist électro très entraînant, mais autrement c'est la chute libre avec Atomic Twist ou Punks au Liechstenstein, plutôt dérangeants pour le coup. On part très loin dans le délire, trop loin...

Bref, c'est la catastrophe, pardon, la castatroce, pour répondre en leurs propres termes. A tant vouloir s'envoler, les fatals planent désormais à 200 000 au-dessus de nous, perdus dans leurs délires de rom, de punks et de Fukushima, sans que jamais l'on succombe à l'humour noir qui autrefois faisait mouche.

Je demeure, malgré cet échec, fidèle au groupe, et attend, dans l'espoir d'un album meilleur, leur retour à la terre...

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