Le meilleur de maiden ...

Avis sur Seventh Son of a Seventh Son

Avatar jan-gers
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... et c'est franchement difficile parmi leurs sept premiers albums d'en dégager un tant l'ensemble est franchement bonnard qualitativement.

Avant toute chose, évoquons le problème de cette album : "prog" ou "pas prog".

Les fanatiques du métal progressif des "dream theater" ou autre "symphony x " ont découvert un jour que leurs groupes favoris n'avaient pas inventer l'eau chaude et que du hard rock sophistiqué ou alors progressif , on en trouver déjà chez "rush" ou "uriah heep" ou dans certains morceaux de "queen" , "rainbow" ou "led zeppelin"...dans les années 70.

Dans les années 80, iron maiden, sous l'impulsion de Steve Harris, à décidé de proposer un heavy métal plein de belles mélodie, parfois influencés par les groupes fétiches de Maitre Harris qui se trouvait être du rock prog (jethro tull, Genesis ...).

Dans cette décennie, des groupes comme "queensryche", "crimson glory" ou encore "fates warning" essayaient de combiner eux aussi du heavy métal à des structures parfois plus complexes, à des influences de groupes plutôt rock prog.
Mais chacun le fesaient à leur manière .

En tout cas, ce "seventh son", l'album le plus "prog" de maiden dans les 80's n'est en rien un album démonstratif et masturbatoire.
En cela, il n'a strictement rien à voir avec la notion de "métal progressif" que certains entendent : c'est à dire la brèche qu'à ouvert "dream theater " à toute une flopée de groupes qui tentent de rivaliser avec les musiciens de jazz sur des morceaux de trois plombes surchargé avec un jeu démonstratif , sec et emmerdent au possible .

Toutefois, pour revenir à maiden, il est vrai que l'album (en particulier celui là) est dans l'ensemble aventureux et un des moins téléphoné de ce qu'a proposer iron maiden.
D’ailleurs , la première écoute m'avait déstabilisé.

Rien qu'en regardant la durée des titres, globalement plus court que ceux sur "powerlsave" et "somewhere in time", les précédents maiden proposaient toujours des partes instrumentale plus longue .

Ensuite, en écoutent.

Si "moonchild' débute avec une longue introduction très réussi aux claviers , il y a ensuite la rythmique qui envoie le bois et annonce un titre bien heavy.
Pour l'album considéré comme le plus mélodique du "maiden " 80, ça m'a surpris.
Sauf que... "moonchild" n'est pas "aces high".

Car, sans temps mort, le titre ne se contente pas de botter le cul à l'auditeur, il enroule des plans plutôt riches, les guitares s’entremêlent et ne vont pas toujours là ou on les attend (on est loin de ce temps là quand on écoute les derniers maiden ..).
On comprend donc le terme progressif attribué à cette album.

Surprenant et dense, l'album s'ouvre de très belle manière, avec ce "moonchild" ou le jeu de batterie reste assez technique, moins prévisible et toujours cette basse gonflé à bloc et qui cavalcade .

On continue avec "infinite dreams".
La encore une fois, la surprise est au rendez vous.
Le titre débute en douceur et chaleureusement par une guitare aérienne et Hendrixienne.

C'est très atmosphérique, on alterne des passages calme et d'autres plus rythmé, à la manière de titres anciens comme "remember tomorrow" ou "revelations" par exemple, mais jamais le groupe n'avait sonné aussi sophistiqué et élégant.

Là, aussi, la musique est très fluide et les ficelles sont moins visible que souvent, notamment dans les guitares .
Smith et Murray sont sur ce disque au sommet de leur art et tricote des solos surprenant et bien gaulé.
En 6 minutes 10, le groupe à le mérite de raconter beaucoup de chose ...sans jamais être chiant

Vient ensuite le hit "can i play with madness".
Plutôt joyeux, le titre verse un peu dans le "fm" avec son refrain facile et marqué par le synthé très 80's.
Certains pense à son écoute au "carry on my wayword son " de Kansas .

Son groove est très sympa, sa mélodie est entètente, les couplet cavalcade bien (comme souvent chez maiden) , et le titre ne s’éternise pas.
Un titre souvent mal aimé, peut être car facile et joyeux, par rapport au reste du disque mais au contraire ça apporte encore de la diversité à un album qui n'en manque pas.
Et puis ce petit solo guitare-synthé, il est sympa, non ?

On continue avec "the evil that men do".
Encore un "hit" mais qui n'a rien à voir avec le précédent.
Difficile à décrire, le titre est une pièce d'orfèvrerie , la mélodie est dopé par les ta ga da" de la basse de Steve Harris et les petites trouvaille mélodique des deux grattes (encore une fois, Murray et smith !) avec des riff qui s'entrecroisent font leur effets.
Pièce d’orfèvrerie, car c'est une petite merveille tout simplement.

L'album propose ensuite 4 autres titres de haut vol.

Et (au passage), le plutot heavy "moonchild" du début restera le titre le plus violent du disque.
Là aussi c'est une bonne manière de dérouter le client.
"Seventh son" est effectivement un album très mélodique.

Le plat de résistance : "seventh son of a seventh son" qui affiche 10 minutes au compteur.
Un des plus bon titre fleuve de maiden : aérien, épique, puissant , atmosphérique, jouissif (tout ce que vous voulez).
Le refrain est surpuissant,Bruce est ici magnifique au chant, rien est amené à la truelle, ça respire la grande classe .
Le claviers ici, on l'entend bien, mais utilisé avec parcimonie.

Depuis, on en entend à la pelle du symphonico - progressif mais qui à fait mieux que ça , franchement ?

On continue avec "the prophecy" titre étonnent et plutôt discret.
On ne peut pas dire que le titre soit axé sur du "riff" , loin de là; on à plutôt droit à des mélodies inattendues et une entrée et un final avec des notes de guitare acoustique.La classe

Pour conclure le disque , iron maiden nous offre deux titres bien accrocheurs.

"the clairvoyant" un autre hit également : là encore une fois, intro ciselé et au petit oignon, ensuite le riff déboule et il est dantesque.
Le morceau accroche sévère avec le contraste entre les partie mélodique et aérienne sur les couplets et le refrain plutôt musclé et heavy.

Et pour finir,, "only the good dye young", morceaux court, qui finit l'album sur une note plutôt entrainante.
Steve démontre encore une fois qu'il est le roi avec ses parties de basse (le solo, court, au milieu est excellant !) et Bruce Dickinson chante de manière impeccable .

Pour conclure, il faut dire que ce "seventh son of a seventh son" est un disque qui sonne comme du maiden mais c'est un peu un peu plus expérimental et recherché que d'habitude.
Cette album dégage quelque chose d'unique !

C'est un gros gros disque à écouter absolument et on attend toujours un album de ce calibre là !!!
Bon iron maiden sort encore de bons disque et on peut pas leur demander de rivaliser avec leur passé mais la concurrence, elle est ou , bordel ?

Bref, sinon , j'espère que j'ai pas été trop long , ça va ? (lol).

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