Le prête est un pécheur

Avis sur Sin After Sin

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1977 : Sin After Sin

Le voilà ! Oui le voilà le premier album de Judas Priest à naviguer exclusivement en terre heavy metal. Rocka Rolla était hard/prog, Sad Wings hard/heavy mais SAS vient poser ce que sera le groupe tout au long de sa arrière à-venir ; le commencement d'un long périple métallique.

J'ai récemment acquis le pressage original néerlandais en vinyle, et une fois de plus l'enregistrement est de super qualité. Toucher cette galette, cette pochette, c'est se plonger un peu plus dans le groupe, leur histoire. Un bien bel objet qui a plus de 40 ans et dont je me dis que peut-être des dizaines de personnes ont eu ce disque avant que je ne l'acquière. Le voilà dans ma collection désormais.

Bref le contenu maintenant...

Le disque commence très fort je dois avouer. "Sinner" (sic !) ouvre le bal avec des guitares mid-tempo, assez lourdes, teintées hard rock. Perso j'adore ce morceau. Il oscille entre des vieux sons fin sixties/début 70 (à la manière de Deep Purple) et du nouveau matériel sonore propre au heavy metal du milieu/fin des années 70. Selon moi, le mariage parfait entre ces deux mondes.
S'en suit "Diamonds and Rust", une cover empruntée à dame Joan Baez qu'elle a elle-même sorti 2 ans auparavant. Bien que l'originale soit magnifique et impossible à outrepasser, je trouve que Rob Halford sait transcender ce titre, et du coup, se l'approprier sans le violer. (Très) dur boulot quand on connait le niveau spectral de la voix de Joan Baez ET son interprétation à damner un saint. Rendre Diamonds and Rust funky et remuant, c'est quand même pas donner à tout le monde. Eux, l'ont fait.

Unfortunately le disque s’essouffle un peu après le morceau suivant "Starbreaker", lequel est, au passage, une bonne dose heavy metal des familles. Une chanson qui n'a pas l'air comme ça MAIS d'une efficacité redoutable...
...ce qui ne sera pas le cas des 4 titres suivants. Sans être mauvais, ils sont (en comparaison du reste de la galette) moyens, ne délivrant pas le niveau d'un "Sinner" ou encore le dernier : "Dissident Aggressor" qui est LA tuerie de ce LP. Il sera d'ailleurs repris quelques années plus tard par Slayer. Rien que ça.
Dissident Aggressor est probablement l'un des titres majeurs de Judas Priest (avec Painkiller). Une puissance toute en maîtrise, à la fois dans la voix de Halford et des guitares qui déchirent les cieux dans les soli. Selon moi le morceau heavy metal par excellence. Sans fioriture. Juste les bonnes louchées à tous les étages.

Dommage que l'album soit assez inégal car il contient deux des plus grands morceaux du Priest.

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