Avis sur

St. Anger par Youri_Ligotmi

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Pourquoi je perds mon temps à critiquer cet album. POURQUOI????? Peut-être parce que ma vie est devenue misérable à un tel point qui j'en suis réduit à ça.

Metallica et moi, c'est une histoire d'amour, quelque chose de passionnel, de fusionnel, de puissant. Je les ai découvert avec l'album Metallica. Sans doute le meilleur pour commencer à les écouter. Puis arrive Death Magnetic, très bon album, qui me permet de faire très facilement la jonction avec la sainte Trinité des Four Horsemen, à savoir Ride, Master et Justice. Il y a également Kill'Em All, premier rejeton déjà excellent. Et puis je découvre qu'il y a eu trois albums entre Metallica et Death Magnetic. Je commence donc chronologiquement avec Load. J'ai mal. Très mal. C'est vraiment Metallica ça !?! Puis ReLoad. La douleur est moins vive, sans doute grâce à la chanson d'ouverture et au nombre (légèrement) plus réduit de titres. Et enfin arrive St. Anger.

On a tous en soi quelque chose de candide. Quelque chose qui nous dit qu'après deux albums comme ceux-là, les musiciens ne peuvent que redresser la tête. Surtout après un double album de reprise en 1998. On se dit que ces 4 là sont retournés aux sources de leur musique, celle qui leur a permis d'être ce qu'ils sont devenus, des gens capables de condenser plusieurs styles pour pondre des chansons mythiques. Le jour où j'ai posé mes oreilles pour la première fois sur St. Anger, cette partie là de mon esprit a chuté. De très haut. A cause de ça, j'ai maintenant l'habitude de tout prendre avec des pincettes tout ce qui concerne la musique. Et pourquoi me direz-vous?

Ce qui frappe sur cet album??? Presque tout. La basse? Inexistante. Et ne me dites pas que c'est parce qu'il n'y avait plus de bassiste qu'ils étaient obligés de coller le producteur à l'enregistrement. James avait déjà enregistré de la basse pour les démos de Kill'Em All, il aurait pu le faire ici, plutôt que de nous infliger ça. Ou même Kirk, non? Bref.
La batterie. C'EST QUOI CE SON DE CAISSE CLAIRE????? Déclaration de Lars : "Oh bah j'ai trouvé que ça sonnait bien alors j'ai gardé" Et aux fans, t'y pense un minimum mon pépère? T'es obligé de leur coller ta merde sous le nez et de te barrer en courant après? D'ailleurs, après la sortie de l'album, les taux de déchirements de tympan provoqués de manière volontaire ont grimpé de 142,71%. Coïncidence? Je ne crois pas.
Le chant. Aucune âme. James nous ressort des choses vue maintes et maintes fois dans le metal. Passons.
Les riff. Disons que c'est réussi, sans plus.
Les guitares. Pour la rythmique, pas grand chose à dire, James reste un des meilleurs guitaristes rythmiques. Les plans passent sans trop de problèmes. Mais pour la guitare solo... C'est simple, il n'y en a pas. PAS UN SEUL PUTAIN DE SOLO. Je demande pas des soli à toutes les chansons, mais au moins pour un tiers ou la moitié des titres. Le minimum syndical qui justifierai les 15 balles foutus dans l'album.
La durée. Beaucoup, beaucoup trop long. L'album dure 1h15. Les chansons s'éternisent, surtout que sans soli, il faut les combler les 8 minutes !!! A ce niveau là, seul Frantic sort du lot, elle est courte, concise, va droit au but. Normal, Metallica n'a jamais (ou presque) raté les chansons d'ouverture des albums. Mais le reste... A titre d'exemple, la version single de Some Kind Of Monster, qui dure 4 minutes et des poussières, passe beaucoup mieux que la version normale de 8 minutes.

Au final, l'album se résume à des riffs corrects, quelques plans de gratte sympas, un chant acceptable, deux chansons écoutables (mes deux premières). Mais en musique, il faut bien plus que ça pour faire un bon album. Et ce "bien plus" est totalement absent de cet album.

Voici une autre critique que j'ai écrit pour cet album, postée sur ce site : http://antredugreil.com/

Et c'est parti ! Puisque que je suis là pour parler musique, et qu'on est sur un blog qui aime bien taper sur les œuvres qui sont nulles (surtout si elles sont déjà à terre), on va commencer par un des albums les plus mal-aimés de l'histoire du metal : St. Anger de Metallica ! Et on va pas mâcher nos mots. Et bien sûr j'espère que ça vous plaira, parce que je me suis quand même farci l'album plusieurs fois histoire de le connaître à fond ! D'ailleurs rien que d'y repenser j'ai des envies suicidaires... On verra si j'arrive à la fin sans me pendre !

Je suis assez nul en intro, donc je vais faire un truc qui reviendra à chaque critique d'album : un récapitulatif des détails importants. L'album sort le 5 juin 2003 sous le label Elektra (pour l'Amérique du Nord, soit les États-Unis et le Canada. Normalement y a aussi le Mexique, mais vu que c'est pas un vrai pays. Remarque le Canada non plus : la majeure partie est le 51ème état américain et le reste c'est des faux français alors...) et sous le label Vertigo pour le reste du monde. Il est produit par Bob Rock, la phase d'enregistrement se déroule au Presidio de San Francisco, dans un vieux baraquement de l'armée américaine (reconverti en studio pour l'occasion), de mai 2002 à avril 2003. Les membres du groupe lors de l'enregistrement sont : James Hetfield (guitare et chant), Lars Ulrich (batterie), Kirk Hammett (guitare et chœurs) et Bob Rock (basse). Robert Trujillo apparaît dans les clips, films et tournée relatifs à l'album, mais ne joue pas sur l'album. 4 singles sont issus de l'album (entre parenthèses la date de sortie et le classement dans les charts US) : St. Anger (23/06/2003, n°2), Frantic (15/09/2003, n°21), The Unnamed Feeling (12/01/2004, n°28) et Some Kind Of Monster (13/07/2004, n°18). 2 tournées soutiennent l'album : le Summer Sanitarium 2003 Tour et le Madly in Anger with the World Tour. L'album se classera premier dans plus de 12 pays et se vendra à plus de 6 millions d'exemplaires. Enfin, les récompenses obtenues sont : un Grammy Award de meilleur performance metal pour la chanson St. Anger ; meilleur pochette d'album, pire pochette d'album (oui oui, y a pas d'erreur. C'est dire que cet album divise les fans) et meilleure vidéo pour la chanson St. Anger par les lecteurs du magazine Metal Edge.
Maintenant que vous êtes présentés nous pouvons commencer.

Le contexte de sortie de l'album est assez chaotique. L'enregistrement aurait dû commencer en janvier 2001, mais est repoussé une première fois suite au départ du bassiste, Jason Newsted. Officiellement, c'est pour "raisons personnelles et privées, et à cause des dommages physiques causées par des années de pratique de la musique que j'aime". Il est vrai qu'il a été obligé de se faire soigner pour des problèmes aux cervicales (comme Tom Araya). Mais en vrai, c'est parce qu'il n'était pas d'accord avec la direction musicale prise par le groupe (on peut parfaitement le comprendre, lui qui a vu tous les changements s'opérer dans le groupe). Donc Jason se casse. Dans l'attente de trouver un nouveau bassiste, ils demandent à Bob Rock, leur producteur depuis plus de 10 ans, de garder la place au chaud. Bon, on peut dire que l'enregistrement ne commence pas sur des bonnes bases. On arrive tant bien que mal en juillet, quand arrive un coup de tonnerre : James entre en cure de désintoxication pour son alcoolisme (et sa dépendance au chocolat, mais je vois pas en quoi c'est mauvais... Bon maman, c'est quand que tu m'amènes mon pot de chambre, tu sais bien que je suis obèse et que je peux pas me déplacer ! Oh une barre de chocolat). Il reviendra en avril 2002, et n'est autorisé à travailler en studio que de midi à 16h. Donc les tuiles continuent pour le groupe.

Et le point d'orgue est atteint avec le groupe qui décide d'embaucher un coach perso pour régler leurs problèmes internes. Parce que ça va pas du tout très bien entre les membres (oui j'assume l'utilisation de cette expression d'enfant de 6 ans). Pour les détails, je vous conseille le documentaire Some Kind Of Monster, qui retrace l'enregistrement de l'album. Pour faire simple, Lars en a gros sur la patate. Et puis le fait de devoir ré-auditionner un bassiste réveille de vieux sentiments de tristesse chez le groupe, car ça leur rappelle la mort de Cliff. Pour donner le ton, après l'audition de Robert Trujillo, Kirk note qu'il joue aux doigts (et pas au médiator comme Jason. Et comme des français qui pensaient perdre du poids, et puis qui s'effondrent maintenant la main sur le cœur...), et dira : "ça n'avait été comme ça depuis Cliff". Le genre de commentaire pas archi joyeux quoi. Donc pour l'ambiance amicale, on repassera (d'ailleurs, si ma copine lit ça, le dernier mot est pour toi. Quoi, la mysogi-quoi ? Connais pas).
Au final, l'album sort tant bien que mal le 5 juin 2003. Il était d'ailleurs censé sortir le 10 juin (qui est le jour de mon anniversaire. S'il était sorti ce jour là, j'aurais eu une des pires dates d'anniversaire au monde. "Hé Youri, bon anniversaire ! C'est marrant, aujourd'hui c'est aussi l'anniversaire de St. Anger ! Non non, pose ton flingue mec, c'est pas une solution ! *pan*), mais avec l'affaire Napster (of Puppets ! (Cette blague n'est pas de moi, elle est du magazine Hard Rock Magazine. Vraiment)), et la peur d'être piraté, la sortie est avancée 5 jours plus tôt.
Le problème, c'est que tout ça combiné, ça se ressent sur la qualité des compos. On peut se poser la question : pourquoi le groupe n'a pas attendu un peu pour commencer l'enregistrement, afin de peaufiner les compos ? Probablement une volonté de faire bonne figure. Parce que commencer direct après le retour de James, c'est peut-être un peu brusque. Les tensions ne sont pas apaisées, y a pas de vrai bassiste... Mais bon. Après tout, ils font comme ils veulent hein. Au final, bah ça fait des fans pas contents. Et on va voir pourquoi.

Bon on va aborder tout de suite les rares points positifs de l'album (oui il y en a), comme ça on est débarrassé, et puis il nous faut de la place pour taper sur le reste :
Le son des guitares est bon, avec un côté "garage" assez appréciable. Ça donne un aspect grunge qui renforce les riffs (en tout cas pour ceux qui sont bons). Et on a une colère qui se dégage des paroles et de la manière de chanter de James. On avait pas vu ça depuis le Black Album, c'est dire. On peut dire que ça vient d'une volonté de se rattraper après les déboires de l'enregistrement. Et je viens de me rendre compte que ça faisait une blague, parce que déboires... boire... alcoolisme de James... hahaha... Bon d'accord j'me la ferme. En tout cas ce son là est voulu par le groupe, afin de partager les émotions ressenties pendant l'enregistrement. Plus qu'honorable comme attitude.

Vu qu'on vient de parler de James, on va commencer par lui. Bon déjà le chant est bon dans l'ensemble, malgré certains passages... bizarres : certaines montées dans les aigus ne passent pas très bien. Mais bon on sait qu'il ne peut plus atteindre les aigus comme avant. Par contre, au niveau des riffs qu'il nous pond... Et bah c'est pas la joie. Certains sont bon (Frantic, Sweet Amber, Purify), mais d'autres sont franchement nazes La majorité en fait. Résultat, dès que la chanson commence, on a envie de passer à la suivante. Et puis les riffs sont étirés, afin de ne pas avoir des chansons trop courtes (vu qu'il n'y a pas de soli). L'association est forcément mauvaise : un mauvais riff, répété trop de fois, c'est pas génial. On a vraiment connu James bien plus inspiré là dessus, c'est vraiment dommage. Même s'il n'est pas le seul responsable des compos, c'est quand même le frontman principal du groupe avec Lars, il a un minimum de responsabilité. Un beau gâchis.

Par contre j'essaie toujours de trouver quoi dire à propos de Kirk. Mais franchement y a pas grand chose. Il se contente de suivre les riffs de James, sans y apporter aucune modification, aucune touche personnelle. Et puis il n'a pas jugé utile de nous faire des soli (oui je dis soli et pas solos, et je vous emmerde). C'est vrai que des soli sur un album de Metallica c'est pas du tout utile hein ??? C'est vrai que c'était pas du tout une des marques de fabrique du son de Metallica hein ??? Nan mais sans déconner !!! Ce serait comme... comme... comme du sexe sans orgasme ! Ou un Noël sans Ferrero Rocher (moi, drogué par la télé ? Naaaaaaannnnn...) !

Du côté de Lars Ulrich, on peut décomposer son jeu en deux parties : ses pieds et ses mains. Pour ses pieds, la copie rendue est plutôt bonne. Il nous offre des bons plans de double pédale (Bertrand Delanoë si tu nous lis), notamment sur l'intro de St. Anger par exemple, qui nous rassurent après la faiblesse de Load et ReLoad (même si on est loin du niveau de Master et Justice). Et en général le niveau de jeu à la grosse caisse est bon, avec contre-temps etc. Par contre au niveau des mains c'est la cata. Lars ne nous sort littéralement aucun break. On ajoute à ça le son horrible de la caisse claire (dont nous traiterons le cas après), et on obtient un cocktail (au shaker, pas à la cuillère) tout simplement dégueulasse. Bon, les coups de cymbales sont corrects, sans plus, et en adéquation avec les autres instruments. Mais ça ne suffit pas à remonter le niveau général.

Et parlons de la basse. Vu que Jason s'est barré, les autres sont obligés de trouver quelqu'un pour jouer de la basse. Et le temps de trouver un remplaçant, c'est Bob Rock, le producteur, qui s'y colle. En général, sa performance est mal vue par les fans de Metallica. Et c'est plutôt difficile de juger en fait. On entend pas du tout le son, probablement sous-mixé par Bob Rock lui-même. On peut penser qu'il s'est censuré lui-même, parce que c'est vrai que sa perf casse pas trois pattes à un unijambiste. Il suit le jeu de guitare, et... C'est tout. Donc performance médiocre, il n'apporte absolument rien à un rôle qui est quand même archi important, et dans le rock, et chez Metallica. Il est souvent considéré comme le pire bassiste de l'histoire de Metallica. Pour un mec qui est pas bassiste de base, c'est assez logique finalement.

Autre sujet épineux de l'album : la structure. Déjà, l'album est bien trop long : 1h15 au compteur. Et là, je dis... Point Nostalgie !!! Non pas la radio qui nous passe 95 % de merde par jour. C'est un point qui je pense reviendra fréquemment au long de mes critiques. C'est le moment où je regrette la musique d'avant, quand elle sortait encore en vinyle. C'est vrai que ça sert à rien, ça fait pas avancer le schmilblick, mais j'aime faire comme le petit vieux dans son rocking-chair, appuyé sur sa canne, qui dit toujours : "oh les jeunes d'aujourd'hui, ils font rien que de pas travailler à l'école ou de brûler des voitures" ou encore "moi de mon temps, on obtenait tout des enfants avec un bon coup de bâton". Et bah là je fais tout pareil.
Et je regrette avant en musique, parce qu'avec les vinyles, on était limité sur la durée de l'album. Ça durait 40 à 50 minutes par album, parce qu'on pouvait pas en faire rentrer plus (comme dans ta sœur. Oui c'est une redite de la blague sur ta mère dans mon intro, mais j'aime bien, donc fuck). Et grâce au CD, sur lequel on peut mettre 1h15 de musique, et bah on le remplit jusqu'à la gueule. Et il n'y a plus de choix sur les chansons mises sur l'album, on ne fait plus de sélection (SELECTION, SELECTION !!! Big up à tous ceux qui ont fait des études de santé). Donc on balance tout, même les chansons les plus mauvaises. Et puis la maison de disque avait aussi son mot à dire avant. Vu que l'objectif était de vendre des palettes entières d'albums, on vérifiait ce que le groupe faisait. Mais Metallica étant Metallica, c'est-à-dire un gros vendeur d'album, et bah la maison de disque leur laisse carte blanche (évidemment, d'autres groupes sont concernés, comme AC/DC, Iron Maiden ou Aerosmith). On arrive donc avec un album qu'on ne peut qu'écouter de manière fractionnée, parce qu'il est vraiment trop long. Ça gâche tout l’intérêt je trouve.
Et pourquoi est-ce que l'album est trop long ? Parce qu'il y a des chansons bien trop longues. L'album est voulu comme quatre mecs jouant du rock dans un garage. Ça a des avantages (le son brut des guitares), mais également des gros inconvénients : si une chanson est trop longue, on a pas le recul nécessaire pour dire qu'il faudrait raccourcir un couplet ou un refrain, ou que tel ou tel riff n'est pas bon et qu'il faudrait le modifier ou le supprimer, ou ne va pas avec le reste de la chanson. Exemple type : Some Kind Of Monster. Écoutez la version album, puis la version single (on la trouve entre autre sur l'E.P. Some Kind Of Monster), et vous verrez que la version single est bien meilleure, parce qu'elle est plus courte ! On n'entend pas le riff 4 fois, certains breaks 3 fois, et ça fait du bien. Et puis vu qu'il n'y a aucun soli, bah il faudrait trouver au moins 3 ou 4 riffs par chanson histoire de se diversifier. Mais c'est pas le cas. Donc énorme point noir sur la structure de l'album et des chansons.

Une critique de St. Anger ne serait complète sans un paragraphe sur le son de la caisse claire. En fait, ça vient du fait que Lars a un jour oublié de retendre les perles sous sa caisse claire. Et en réécoutant le résultat, a décidé de conserver ce son. En fait, le son en lui-même n'est pas si terrible. Certes ce n'est pas habituel en rock ou metal, mais bon. En revanche, ce choix entraîne un écho qui lui est dégueulasse. En fait, un bruit de casserole. Vous savez, le même que celui fait par votre petit cousin, le matin pendant les vacances, alors que vous aimeriez bien faire votre grasse mat' tranquille. Et la seule chose que vous avez envie de faire, c'est prendre cette putain de casserole, l'éclater contre le mur, et après éclater la tête du petit cousin aussi. Comment, ça sent le vécu? Nan, de tout façon j'ai pas de petit cousin. Enfin, plus maintenant... Mais je m'égare.
Donc imaginez ce bruit pendant 1h15, et vous aurez une idée du supplice que vos oreilles subissent. Et ce que je ne comprends pas pourquoi ça a été conservé sur la version finale. Franchement, à notre époque, celle du numérique ? On est capable de gommer les bruits des doigts du guitariste sur le manche de la guitare (par contre dans le monde du porno, on le fait pas ça. Étrange... (oui, ceci est une métaphore de la masturbation. Notez également l'utilisation de la double parenthèse, dont je suis particulièrement fier)), de faire croire que Justin Bieber ou les One Direction sont de bons chanteurs, et on est pas capable de faire disparaître ce putain d'écho ! Au final, ça nous gâche tout l'album, même les meilleures chansons, parce qu'on est pas habitués à ce traitement de la batterie chez Metallica. En fait, ils passent d'un coup d'un son de batterie monumental, qui dure depuis le début, à d'un coup un son qui nous brise les oreilles. Je trouve ça particulièrement attristant.

Cette critique touche à sa fin (oooohhhhhhhh...) mais je reviendrait bientôt ne vous en faites pas (ooooooohhhhhhhhh...). Donc pour conclure que dire ? St. Anger est sans conteste le pire album de Metallica. Jamais il ne décolle de sa nullité, toute bonne idée étant engloutie par la durée bien trop importante des chansons, par la chiantitude, par le son de la caisse claire, ou par certains passages vraiment pas inspirés. Les musiciens ne donnent pas l'impression de tout donner comme avant (seul James surnage un peu). Eux qui dominaient le monde au début des années 90, ils ont avec St. Anger touché le fond. Ils ne s'en relèveront qu'après une grosse reconstruction, mais traînent toujours cet opus comme un boulet.

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