Comment bouffer du Stup´ sans chopper la myxomatose ?

Avis sur Stup Virus

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Réveil, sept heures, tête dans le cul, ça roupille jusqu'à sept-dix, c'est pire ensuite. Pas le choix maintenant, faut se bouger le derche ou ça va être la débâcle au taf et t'as pas besoin d'un nouveau retard, putain. Quand tu t'engouffres dans la douche, les rêves encore dans l'encéphalo, faut dire que tu souffres ; t'as même pas l'énergie de t'secouer le zozio. T'en ressort, abruti comme ton chat devant une vitre, tu te souviens d'un truc pourtant, un truc important ; chiasse, Stup´ sort sa nouvelle drogue, faut que tu t'enfiles ça vite !

Et voilà que ça saute partout dans l'apart à moitié nu, cherchant cette saloperie de casque parceque Stup´ Virus, oui, mais on réveille pas la pacsette, ça non. Quand tu le trouves et que Deezer se lance presque comme un putain de miracle du Christ, te voilà à la rencontre de Sandrine Cacheton, porte parole du Stup´ et dealer de doses hypnotiques, schizophrénique, j'te nique, devant l'éternel.

C'est ensuite à l'Antidote de t'être injecté dans les bras... Alors que tu te prépare en hâte un casse dalle pour le déjeuner, tu repenses à ta première écoute du titre et comme t'as pu danser dessus quitte à passer pour le gogol de service dans le métro, que ce soit même pas ton nez qu'on mate. Idem lorsque tu l'avais passé dans la caisse qu'avait loué ta mère pour partir en vacances et qu'elle t'avais gratifié d'un regard perplexe devant ce grand con qui récite les lyrics dans un flow à lui péter le larynx.

Mais quid des anciennes attentes, ta poêlée savoyarde prend de la teinte dorée tandis que le palpitant s'affole comme une gamine de douze ans à son premier rencard. Satisfaction ultime, ça se répète pas comme un toc ; l'instru est suffisamment chiadée pour te faire sentir plus d'une courbature reçue à la salle de sport l'avant veille, tu te trémousse toujours presque nu. De toute façon Stupeflip ça s'écoute que sans décence, sans vêtements, les balloches gonflées d'amour et le cancrelat (ou homard selon chacun) aguicheur. Tout le monde le sait et putain quand c'est la panique dans ton fut, pas moyen de se cacher comme devant la prof d'espagnol en 4èmeE, non là faut que tu t'exprimes :

"Oui putain j'ai une érection, je digère le bon son et ça ressort là où ça peu. Et alors, mon con ? Qu'est ce que tu vas faire ? M'empêcher de me laisser aller plutôt que t'déprimer dans un coin comme les autres tocards de la rame ? Alors ouais putain, je chante, j'oscille la tête comme au Hellfest, et ouais je chante faux, les casseroles de Balkany, tu connais ? Ça fait le même son. Va falloir s'y faire, lapin."

Vient ensuite le temps de se mettre en route, d'avaler les bornes souterraines parisiennes, les banlieues franciliennes où t'as grandit sans jamais que tu reconnaisses quoi que ce soit. Dans ton casque, tout s'enchaîne à la perfection, les intros te décrochent des rires, les titres envoient du lourd comme autant de secousses ferroviaires Tu frissonnes comme toi gosse lorsque t'ouvrais le dernier Monster et que tu priais de ne surtout pas être déçu. Si la vie ne connaît pas de véritables miracles, il y a néanmoins des moments qui t'y font croire dur comme fer, Monster en était un, Stup´ en sera toujours.

Alors enfile ta protection Stup´ Virus parce que la vie va te refiler la chaude pisse.

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