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L'album par lequel le profane doit commencer.

Avis sur That’s the Spirit

Avatar Quentin Sarta
Critique publiée par le

Bon. Soyons honnête, j'ai mis beaucoup de temps à apprécier Bring Me The Horizon pour une raison un peu stupide : ses fans et la scène aà laquelle ils appartiennent. Le côté emo/tattoos/la-vie-c'est-caca m'a toujours pas mal rebuté. J'ai toujours énormément de mal avec pas mal de groupes de la scène Metalcore pour d'autres raisons, notamment leur incapacité totale à évoluer et à sortir des sentiers battus (du chant beuglé, du chant clair, de la double pédale, des gros breaks qui tâchent, le synthé qui fait moderne...). En gros, et pour résumer, je trouvais ce courant assez impersonnel et un peu factice de mon point de vue de profane. Puis, j'ai découvert Sempiternal. Une maturité et une maîtrise infaillibles. Le metalcore transcendé. Je pense m'atteler à une critique de ce dernier pour être plus clair, car aujourd'hui, on parle de That's The Spirit.
Je suis très partagé sur cet album.
J'ai pu lire que le virage est le même que celui emprunté par Linkin Park entre Meteora et Minutes to Midnight, ce que je trouve très judicieux mais somme toute pas aussi radical. Ici, l'ambiance générale reste à l'image de BMTH, sensibilité et violence se mêlent sans fausses notes. Chez Linkin Park, le chant crié à cédé la place au chant clair, le problème étant que le reste du groupe a également emprunté ce chemin. Ici, le chant clair (parfaitement maitrisé) prend plus de place que les cris, mais les guitares pachydermiques et la batterie grégaire sont toujours présents. Le plus gros changement de cet album est la place de l'électronique. Ne se cantonnant plus à des nappes violonesques, on peut entendre la voix d'Oliver Sykes modifiée, samplée, et souvent juste avant l'overdose.
Je me rends compte que j'écris beaucoup trop donc je vais tâcher d'être le plus succinct possible : cet album est extrêmement bien produit, lisse diront certains, accessible diront les autres. Je me situe pile au milieu. Ayant toujours du mal à me remettre du break monstrueux de The House Of Wolves sur Sempiternal, je trouve cet album globalement bien gentil, les ballades certes réussies lassent assez vite, et la dernière chanson "Oh No" m'a fait me dire exactement la même chose : Oh non. Beaucoup trop pop. Un "feat. Avicii" ne m'aurait même pas étonné. Ceci étant, je trouve que la chanson qui représente le mieux l'album reste Doomed car extrêmement bien dosée sur tous les points : élements électroniques, guitares saturées, chant clair, chant crié...

Pour conclure, les meilleurs tracks restent Doomed, What You Need, Throne et Drown, ici remasterisée pour laisser plus de place aux nappes sonores, chants, violons...

un album en demi-teinte dont l'écoute devra être obligatoirement suivie d'un bon gros Sempiternal pour bien remettre les pendules à l'heure. Tu veux faire découvrir BMTH à quelqu'un ? Fais écouter successivement, Doomed ; Throne ; Can you feel my heart? ; Sleepwalking et tu l'achèves avec The House of Wolves.

Excusez la structure toute approximative de cette critique, c'est ma toute première sur ce site.

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