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La magie n'opère plus malgré quelques réminiscences

Avis sur The Endless River

Avatar Paul_Gaspar
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20 ans après la sortie de leur dernier album, le groupe britannique revient pour un ultime album en forme d'adieux. Fruit d'enregistrements datant des années 1994 et qui n'ont pas été utilisés pour "The Divison Bell", l'album se compose principalement de morceaux instrumentaux. Il réunit le guitariste David Gilmour, le batteur Nick Mason et les sessions de clavier et de piano de Richard Wright, décédé en 2008, sont inclues afin de lui rendre hommage.

Divisé en 4 faces, l'album comporte 18 titres très hétérogènes. La première section reste dans un pur style Pink Floyd, sombre, riche en sonorités complexes et planant à souhait. On retrouve cette rage rêveuse et cette douce euphorie. Sur "It's what we do", on replonge dans cet univers si familier, le toucher des doigts de Gilmour sur sa guitare reconnaissable entre mille, et qui pourtant réussit toujours à nous plonger dans un état second.

Les deuxièmes et troisièmes parties de l'album auront peut-être tendance à décevoir les puristes du groupe. Bien moins sombres que les longues ballades hypnotiques de "Dark Sides of The Moon" ou d'"Animals", des chansons comme "Anisina" ou "The lost art of conversation" reposent plus sur une lente et mélodieuse progression qui nous laisse dériver sur une rivière sans fin. Si certains morceaux sortent du lot comme "Allons-y", l'ensemble reste trop léthargique et les rares envolées lyriques manquent de réelles fulgurances.

David Gilmour expliquait récemment dans un interview que l'album a été « découpé en quatre suites d’une quinzaine de minutes et a été conçu à la manière d’"Ummagumma" ou des titres "Echoes" et "Shine on you crazy diamond". Des dizaines d’idées, de sections, d’improvisations que, petit à petit, nous avons reliées en suites cohérentes. » On peut apprécier ce cheminement admirablement mené mais cependant, il manque d'un brin de folie et d'innovation.

L'album se clôt sur le très beau "Louder than words" qui nous laisse quelques regrets sur le choix d'un album presque complétement instrumental. L'absence de voix nuit à la portée de l'album, les morceaux se suivent et se ressemblent un peu trop. Malgré tout, il reste très agréable à écouter même en ne disposant pas du magnétisme de nombre de ses prédécesseurs. Au final, une œuvre fidèle et honnête pour une dernière sortie.

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