👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Il est intéressant de voir qu'un monument, aussi majestueux soit il, n'est pas moins -sûrement bien plus que le reste- sujet à la rouille.

Le talent de Pink Floyd -paix à leur âme- n'aura somme toute jamais franchi le seuil des années 80.
Lorsqu'en 94 sortait le présumé ultime album, le groupe avait déjà perdu toute sa grâce, et tentait maladroitement de la récupérer par un lyrisme graisseux et condescendant dont seul High Hopes parvenait à se hisser en clôture honnête. Alors Pink Floyd était mort, ce n'était, du moins ce ne devais plus être un doute; et la rumeur d'un album instrumental composé à la même période que Division Bell s'effilochait à mesure que les années passaient par paquets de 10.
Seulement voici que contre toute attente il finit par sortir sous un nom et une pochette hideuse.

Que dire de cette acte de nécromancie? Pas grand chose si ce n'est que l'oeuvre est d'un niveau égal à leur dernières productions: médiocre.

Rétrospective de l'âge d'or du groupe -comprendre les années 70- l'album singe les procédés qui faisaient le son si particulier du groupe dans une tentative d'épuration semi-ambiante et lyrique. Seulement le résultant est mécanique, plat et surtout lisse, trop lisse. Il n'y a plus la particularité, l'âme, la densité. Il manque l'alchimie. Pink Floyd s'imite comme s'il eut été un autre, tente de redessiner son propre cadavre qui gît sous ses yeux.

Seulement même toi, Pinky, tu ne peux rien contre le temps. La jeunesse est passée, les années 70, celles qui t'ont enfanté, ne sont plus, et bien que tes albums de dès lors soient toujours d'actualité, tu n'aura jamais pu voir le jour hors de cette époque. Ton temps est passé tout simplement.
Je ne t'ai pas attendu, je n'attendais plus rien de toi. Ton annonce ne m'a pas même surpris, quand bien même j'ai pu me passionner pour certaines de tes œuvres. Je t'ai simplement regardé passer comme un spectre pour disparaître à nouveau.
Je ne te dirai pas de reposer en paix, tu le fais depuis assez longtemps. Tu n'existe plus que dans le domaine du souvenir.
locsi
5
Écrit par

il y a 7 ans

2 j'aime

The Endless River
Jambalaya
8

The Division Album

Au risque de me démarquer (une fois n’est pas coutume), je me vois bien obligé, par honnêteté pour moi-même (car vous, je m’en fous un peu pour tout dire), d’avouer que j’ai beaucoup attendu et...

Lire la critique

il y a 7 ans

46 j'aime

11

The Endless River
SanFelice
7

Nostalgie...

J'avoue avoir eu un a priori totalement négatif sur cet album dès que j'en avais entendu parler. Avis qui me paraissait justifié par l'écoute des deux désastreux derniers albums studio d'un groupe...

Lire la critique

il y a 7 ans

42 j'aime

7

The Endless River
Nordkapp
5

L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.

Imaginez un petit ruisseau tumultueux, sur lequel vous décideriez un jour de partir à l'aventure, en kayak. Vous portant d'abord au sein des célèbres monts du Psychédélisme, ce ruisseau, refusant de...

Lire la critique

il y a 7 ans

29 j'aime

10

Juste la fin du monde
locsi
10

La forme de l'absence

Juste la fin du monde, ce n'est ni plus ni moins que l'histoire d'un homme, Louis, qui rends visite à sa famille après plusieurs années d'absence pour leur annoncer son décès à venir et qui repart...

Lire la critique

il y a 8 ans

31 j'aime

5

The Wall
locsi
7
The Wall

Un monument mais pas un chef d'oeuvre

Il serait assez malaisé de juger The Wall comme un album des Pink Floyd comme les autres; le fait est qu'il ne partage pas grand chose avec les autres albums, musicalement parlant. Produit de...

Lire la critique

il y a 8 ans

29 j'aime

1

American History X
locsi
4

American Pilori X

Lorsque l'on réalise un film à portée exclusivement politique et/ou sociale, il est important de ne pas aller dans le sens de l'opinion publique, de ne pas exposer les faits tels que la majorité les...

Lire la critique

il y a 8 ans

28 j'aime

8