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Et si c'était vrai?

Avis sur The New Abnormal

Avatar Raspaillac
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Pour moi le principal problème des Strokes jusqu'ici c'était l'équilibre : au sein des albums (quelle différence de qualité entre un Under Cover of Darkness et un You're so Right, ou entre l'excellent Heart in a Cage et 15 minutes), et même au sein des morceaux (Taken for a Fool par exemple, que je n'ai jamais réussi à apprécier pleinement parce que si je trouve le couplet génial, le refrain me soûle; même tarif pour Juicebox, j'ai jamais accroché). À l'exception de Is This It où tout est bon et de Comedown Machine où quasiment tout est nul, les albums 2, 3 et 4 des Strokes c'était pas mal de trous d'air entre de très grands moments de rock indé, et ça les rendait difficiles à apprécier vraiment dans leur intégralité.

C'est donc une agréable surprise que de voir un album des Strokes de 45min qui s'écoute tout seul, du groove funky de The Adults are Talking à la force sourde de Ode to the Mets. Et sans déconner, cet album vous donne pas envie de faire griller des petits légumes à la plancha ? Un morceau comme Eternal Summer, qui sort des sentiers battus que les Strokes ont exploités et surexploités sur les deux dernières décennies arrive à point nommé en ce mois d'avril de confinement. Il y a du Tame Impala dans l'instru, du Parquet Courts, du Car Seat Headrest, voire du Bee Gees même dans le chant, et tout ça servi avec un cocktail frais (et le petit parasol).

En plus Julian Casablancas a profité de cette longue pause pour bosser le falsetto et ça fait plaisir : il nous montre toute sa panoplie sur Eternal Summer et sur Selfless, deux délicieuses friandises estivales.
Alors bien sûr y a rien au niveau de folie de Reptilia ou Take it or leave it (quoique, imaginer le démarrage de The Adults are Talking devant 10.000 personnes me donne des palpitations) mais la plupart des morceaux sont archi kiffants. Un morceau comme Why are Sundays so Depressing par exemple, dans le pur style des Strokes et assez secondaire sur cet album, aurait déjà été le meilleur morceau de Comeback Machine et dans les meilleurs de Angles. Et At the Door reste pour moi exemplaire au niveau de la composition et de la construction.

Le seul bémol pour moi finalement c'est Brooklyn Bridge to Chorus, un peu trop cartoonesque (on dirait un peu un groupe de collégiens qui sort son premier son), et encore le break me donne quand même envie de lever les bras au ciel. Bad Decisions m'avait fait un peu peur à la première écoute avec son intro qui ressemble au générique de Friends, mais au bout d'un mois de digestion comme tout le monde je braille le refrain sous la douche comme un abruti.

A voir comment l'album vieillira mais sah quel plaisir de retrouver les Strokes à ce niveau. Et à ce stade de leur carrière, on s'attendait pas à ce qu'ils inventent la poudre : un album équilibré avec de très bons sons qui vont enflammer les festivals, c'est tout ce qu'il nous fallait.

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