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"Hééé mais l'album est pas encore sorti"
Il a leaké depuis lundi et est dispo en qualité FLAC.

Voila, maintenant que j'ai passé (litteralement) deux bonnes journées a écouter ce Slow Rush, on va pouvoir aborder mes problèmes que j'ai avec ce nouvel opus de Tame Impala.

Commençons par le commencement :
Cela sort 5 ans après Currents, album qui a divisé a l'époque et qui moi particulièrement m'a fallu un certain temps pour vraiment l'apprecier, l'époque rock psychédelique n'est plus, Kevin Parker veut faire de la pop maintenant et il fait de la pop. Il faut faire avec (et il fallait faire avec déjà cinq ans plus tôt). Avec ce constat-là, j'ai plutot bien accueilli le single Patience sorti l'année dernière car sa structure très simple et son rythme funky et entrainant était très efficace. Un album disco de Tame Impala ? Pourquoi pas !

Sauf que non, aussitôt le deuxième extrait quelques mois plus tard, Borderline, je me retrouve face a une espèce de morceau similaire mais extrêmement répétitif et avec une sorte d'air mélodramatique lourdingue (comprendre la voix de Kevin Parker qui peut vite devenir insupportable lorsqu'il chouine). Bref, après cette douche froide, je n'ai plus trop suivi les autres singles et je suis resté curieux et a l'affut sur ce nouvel album tout de même, sait-on jamais.

Bon, bah maintenant que le contexte est dit, venons aux faits : The Slow Rush ne m'a pas beaucoup plu et pour le coup, je doute que mon appréciation risque d'augmenter au fil d'éventuelles futures réécoutes. Qu'on ne s'y méprenne pas, oui la production est très bonne, oui ça sonne très très bien, sur ce point là pas de souci. Mais alors, au niveau de la structure de l'album, ça ne tient pas du tout la longueur !

Déjà parce que l'album enchaine les morceaux au format plus long (6 minutes) mais ces morceaux garde une structure classique et répétiitive d'un morceau plus court. Ainsi là ou précédemment, on avait un morceau comme Let it Happen (fallait s'y attendre a cette comparaison) qui était riche en idées, varié et structuré en différentes parties, ici non. Toujours plus long, toujours moins riche, alors oui on a quand même Posthumous Forgiveness qui reste très bon et avec des paroles émouvantes sur le père a Kevin mais sinon, l'enchainement Tomorrow's Dust -> Breathe Deeper -> On Track faut le digérer ! Et c'est très compliqué justement !!

Ensuite parce que même si la production reste très propre, elle reste tout de même beaucoup plus terne que les disques précédents, on a quelques effets sympathiques (j'ai beaucoup aimé les voix fantomatiques de One More Year) mais pour le reste, on reste sur quelque chose de plus plat, plus convenu, quelques pianos rétro, bof bof. Ou sont passés les guitares bruyantes qu'on pouvait avoir dans Currents, les pads ambiants de Lonerism ? On retrouvera ce psychédelisme passé sur le dernier morceau mais en une version light, beaucoup moins folle que sur ces prédécesseurs.

Et du coup, cela entraine qu'on se retrouve sur un album de... pop. Et pas de la pop enjouée, colorée (comme par exemple celle de Hot Chip sur leur dernier album), ni de la pop sarcastique, aux emprunts retro (comme MGMT sur leur Little Dark Age), et enfin ni de la pop juste bonne a faire danser (comme le dernier Holy Ghost). Non, juste de la pop convenu, molle et qui peine a décoller a cause de cette production trop sage (sérieux, ya aucun morceau sur lequel on peut danser Kevin, refais nous un Patience con comme la lune mais fun !). Et ça, moi, ça ne m'a pas plus intéressé que ça, je retiens quelques morceaux comme l'interlude Glimmer au rythme house ou Lost in Yesterday qui est surement le morceau le plus fun de l'album (et qui parle de thèmes qui m'ont plu).

Bref, je suis de marbre devant cette fadeur, cette platitude alors que depuis 2015, Kevin Parker a pu produire des bêtes de morceaux aux emprunts psychédéliques chez Travis Scott ou Asap Rocky, ou encore l'éclectique The Weather de Pond, album varié et fun, et aux morceaux mémorables, tout ce qui manque a ce Slow Rush.

Reste a voir si cela est le dernier Tame Impala et si ça n'est pas le cas, qu'est-ce que nous réserve monsieur Parker a l'avenir...

lucaaaasth
4
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il y a 2 ans

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lucaaaasth
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