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There Is a Hell, Believe Me I've Seen It. There...

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Fût un temps où j'écoutais cet album tout le temps, en boucle. Oli Sykes y allait de sa voix, le son était brutal et le synthé fulgurant. Il frappait mes oreilles, ce titre à rallonge. Je déprimais comme un adolescent en écoutant ce que je ne peux plus assumer d'écouter, ou simplement les soirs où la nostalgie me prend.
Car une chose est indéniable : quoi que vous ayez écouté adolescents, vous y reviendrez d'une façon ou d'une autre parce que la sonorité d'un morceau vous rappelle cet âge d'or perdu où vous pleuriez votre Juliette, quelque chose d'intemporel. Mais peut-on accorder l'éternité à ce titre ? Pourquoi pas ! Il est l'un de ces graals pour les passionnés de l'époque, ceux qu'on appelait emos, metalleux sensibles en pleine fleur de l'âge. Peut-être pas tous, BMTH c'est le groupe commercial où le chanteur vend les tee-shirts de sa marque à 30 livres, tout de même.
Néanmoins, la démarche était intéressante, et c'était l'album de la maturité pour une formation qui avait ses propres codes et un chanteur qui savait "screamer". Car oui, les opus qui suivirent ont eu quelque chose de tragique : Oliver ne criait plus, le lion était devenu un chaton et son casque chevelu avait disparu.

Au-delà de la caricature, il y avait tout de même quelque chose de différent dans cet album, une recette savoureuse l'alternance entre les hurlements et la douce voix de LIGHTS formaient une symbiose rarement vue dans le milieu. Les metalleux de souche, ceux qui dénigrent les skinny et les mèches rebelles désormais désuètes vous diront que BMTH n'a rien inventé. C'est vrai. Mais s'approprier quelque chose dans un univers musical où chaque groupe de metal a sa propre étiquette, ce n'est pas mince à faire.
Ce qu'il y a de particulier avec ce groupe, et plus particulièrement cet album, c'est de répondre à cette question : qu'en sera-t-il dans 25 ans ? Certes, le genre n'a pas toutes les qualités requises pour se laisser écouter comme un King Crimson, un Pink Floyd ou que sais-je encore, mais le metal ne vieillit pas là où le rock voit disparaître tellement d'icônes. On ne pleurera pas Oliver Sykes comme Lemmy, loin de là, mais ce son peut-il mal vieillir ? Ça ne fait que 5 ans, et comparé à des tas de crieurs, je me le demande encore...

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