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Slave to the Grind

Avis sur Utopia Banished

Avatar Gilles Rammant
Critique publiée par le

En vieillissant, vous décrochez souvent de groupes que vous écoutiez ado. Parce qu’ils changent, parce que vous changez et qu’il n’y a plus de point de rencontre.

Cela ne m’est jamais arrivé avec Napalm Death.

Ma love story avec ce groupe anglais avait pourtant mal commencée. J’avais acheté leur premier album Scum peu de temps après sa sortie, intrigué par cette annonce de 27 morceaux pour 30 minutes de musique passée dans un mixeur punk/hardcore/métal. J’avais finalement plus apprécié l’idée que le résultat. C’était dingue certes, mais aussi indigeste pour mes délicates oreilles d’ado pourtant déjà bercées au hardcore et au death.

Je m’y suis remis un peu plus tard, à partir de la doublette Harmony Corruption/Utopia Banished. J’avais été sidéré qu’un même groupe puisse avoir un son et une approche si différente avec deux albums successifs, c’était si punk.

La voix de Mark "Barney" Greenway est pour moi la meilleure dans le genre, en terme d’épaisseur, d’intention, de grain et pour sa manière si organique de chanter avec ses tripes. Le reste du groupe du groupe est irréprochable, en pleine maitrise de son propos.
Le son concocté par la pointure Colin Richardson est agressif, rêche. Les riffs sont dantesques. Ils peuvent s’appuyer sur le véloce Danny Herrera, qui assoie solidement le groupe grâce à un bagage plus technique. Le bassiste Shane Embury commence à imposer sa marque, il fait corps avec son comparse batteur. Le groupe peut aller maintenant n'importe où avec une telle section rythmique.

L’ensemble est harassant, on étouffe. En 1992, je ressors ahuri face à un tel déchainement de violences.
Utopia Banished est le premier album de Napalm Death qui m’aura fait comprendre l’importance qu’aura le groupe dans ma vie d’amateur de bestialités musicales.

A 45 ans, le point de rencontre est toujours là.

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