La revoilà!

Avis sur Vulnicura

Avatar Nicolas  Montagne
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Depuis Medulla, Björk avait tendance soit à patiner (le néanmoins sympa Volta), soit à partir dans l'expérimentation radicale (Biophilia). Cette fois, plus question de céder ni aux sirènes du commercial ni à celles de l'hermétisme. Avec Vulnicura, leaké depuis quelques temps et sorti avant la date initialement prévue, l'islandaise revient sur le devant de la scène avec une oeuvre exigeante, aboutie mais accessible.
S'approchant plus que jamais de la musique classique avec le côté progressif (mouvements) des chansons, elle livre ainsi un opus tantôt bouillonnant et fantaisiste (Atom Dance), tantôt émouvant (le très très grand Black Lake), mais en centrant toujours ses introspections et récits sur l'amour, et surtout la rupture (Stonemilker, Lionsong, Family, Notget), puisque Björk sort transformée de sa rupture avec Matthew Barney. C'est un véritable travail de deuil amoureux que l'artiste propose ici, de la douleur extrême à la rage en passant par la tristesse, pour aboutir à l'acceptation totale.
Un album d'une sensibilité extrême (sans sombrer dans la sensiblerie) et libératrice, à l'image d'un accouchement douloureux, qui justifie d'ailleurs totalement la présence du vagin de torse (d'âme?) de Björk sur la pochette.

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