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Un album recommandé par Laurent Cabrol et Evelyne Dhéliat, mais pas que

Avis sur Weather Systems

Avatar Nolwenn-Allison
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Rien n'arrête les Anglais d'Anathema : deux ans après le très acclamé We're Here Because We're Here, tout en passant par la sortie d'une compilation qui revisite leurs premières compositions, nous voilà devant Weather Systems, un titre énigmatique pour une musique planante et envoûtante...

L'album s'ouvre sur Untouchable, morceau séparé en deux parties bien distinctes. Si la première partie fait la part belle aux guitares et au chant polyvalent de Vinnie, la seconde partie se fait plus intimiste, mettant en valeur un jeu de piano et une Lee Douglas très touchante. Mais que ce soit dans l'une ou l'autre de ces parties, on ne peut qu'admirer la montée en crescendo, presque désespérée dans le pt 1, plus mélancolique grâce à l'appui d'un orchestre discret mais fort subtil. En gros, Untouchable est une véritable entrée en matière, plus facile d'approche que le reste de l'album, mais qui présente déjà un panel musical et émotionnel déjà très large.

Après cette mise en bouche, on rentre dans la partie "météorologique" de l'album, ce qui donne son titre à l'album en quelque sorte. C'est également le passage le plus visuel de l'album. Je m'explique : à chaque morceau correspond un temps (la menace de la pluie dans The Gathering of the Clouds, le petit rayon de soleil qui perce avec Lightning Song, l'arrivée complète de l'astre dans Sunlight puis la tempête dans The Storm Before the Calm). A ces images, Anathema réussit à donner une couleur musicale : par exemple, The Gathering of the Clouds a des sonorités, notamment au niveau du refrain, très tourmentées tout en restant sur des éléments acoustiques, ou encore Lightning Song où la douce voix de Lee Douglas symbolise la lumière évoquée dans le titre. L'exemple le plus fragrant reste sans nul doute The Storm Before the Calm, où on peut aisément discerner deux parties : celle de la tempête, menaçante dans les couplets où les voix sont presque effacées, purement chaotique sur les refrains qui laissent place au déchaînement des instruments électriques. Puis, après la tempête, celle du calme, où la voix de Vinnie se marie avec les orchestrations dans une sorte de désolation musicale. Pour moi, c'est véritablement LE morceau de l'album, de l'expérimentation musicale pure et dure.

Les derniers titres reprennent plus l'ambiance instaurée par Untouchable au début de l'album. The Beginning and the End se rapproche plus de la première partie, en débutant en douceur pour déboucher sur une véritable explosion au sein de laquelle on peut savourer un solo de la part des frères Cavanagh. The Lost Child, quant à lui, appartient plus au registre de l'intimiste, avec un piano-voix poignant. Le tout se conclut sur un Internal Landscapes dont la voix off donne l'aspect d'un How to Measure a Big Planet de The Gathering en version réduite et qui, contrairement au dernier morceau cité, débouche tout de même sur une prestation vocale de la part de Vinnie Cavanagh et de Lee Douglas et sur une dernière explosion finale comme le groupe les aime.

Une fois de plus, Anathema nous livre un superbe album, même s'il ne présente rien de révolutionnaire par rapport à We're Here Because We're Here et qu'on peut regretter que la fin de l'album ne soit pas aussi surprenante que la phase intermédiaire qui, pour le coup, est vraiment réussie et très bien pensée. En tout cas, tout fan de musique atmosphérique ne peut se dispenser de le posséder dans sa discothèque !

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