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Avis aux fans de Lana Del Rey, aux amateurs de tracks longues et d'albums concept, voici l'album au dessus de vos espérances.

Couverture médiatique impressionnante pour un label indépendant, Ethel Cain surprend le monde musical en sortant son premier album un jeudi et non un vendredi comme le veux la tradition. 24 ans et un univers particulier, religieux et musical, son premier EP avait surpris et ravis les critiques avec un 7.6 sur Pitchfork. Comme Ethel Cain ne frappe jamais qu'une fois, elle retente le chef d'oeuvre avec Preacher's Daugther le jeudi 12 mai 2022.

La seule chose de classique sur cet album, c'est le nombre de tracks : 13. Quoiqu'en vue de l'univers poussé à son paroxysme, on peut associer au chiffre qui porte malheur chez les superstitieux. Ici, il n'en est rien, car 13 rime avec 1h15 de bonheur instrumental. Un album long avec des tracks pouvant aller jusqu'à 9min27 pour Thoroughfare (ma préférée) !

Ethel n'a pas blagué avec la composition de ces morceaux, longs et pensé de bout en bout, aucune tracks ne semble linéaire et on vient souvent à penser qu'il ne s'agit pas de la même qu'on avait lancée il y a 5 min. C'est là toute la magie de Cain : les instruments.

Tout est mélancolique, la production nous ramène à des soirées d'automnes jusqu'à ce que des riffs de guitare nous ramène à la réalité, on se laisse surprendre et c'est excellent. Les paroles, niaises dans la première partie de l'album, puisent leurs forces et s'ancre en nous rapidement. C'est cruellement bien écrit en + d'être bien composé.

Cet album, Ethel Cain l’a pensé et repensé depuis plusieurs années. C’était pour elle un script écrit avant de devenir un album, tant l’histoire pour elle était indissociable du projet. Et ça aussi, c’est réussis. E.Cain nous raconte une histoire au fur et à mesure que défilent les tracks. De la situation initiale niaise et joviale (d’où les paroles au début, tout est pensé), aux péripéties cruelles de l’agression sexuelle, des sévices religieux, de la drogue jusqu’à sa mort et son accès au paradis.

En résumé, Preacher's Daughter, c'est l'album que Lana Del Rey ne saurait jamais plus écrire. C'est aussi une voix tiraillée entre l'ange et la rockstar. Un album concept assumé et réalisé sans fausse note ou incohérence.

Merci soeur Cain pour les travaux.

SarahCourtois
10
Écrit par

il y a 14 jours

3 j'aime

Aucun résultat

blue water road
SarahCourtois
6

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il y a 27 jours

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