Certains de mes éclaireurs l’ayant noté récemment, j’ai vu défilé plusieurs fois viagr aboys dans mon fil d’activités Sens Critique ces derniers temps. Mais occupé que j’étais à écouter en boucle le dernier album de Marie-Flore, je ne m’étais pas penché sur celui de Viagra Boys, n’ayant jamais entendu parler de ce groupe. De plus, n’ayant pas encore besoin (mais alors pas du tout) des célèbres pilules du laboratoire Pfizer pour aviver ma virilité turgescente, le blaze des suédois ne m’inspirait pas plus que ça.
Mais avant-hier, alors que je rentrais de mes déambulations nocturnes dans les rues branchées de Porto où je passais quelques jours solitaires et fort plaisants et que je me glissais dans mon lit avec « L’Équipe du soir » en fond sonore pour me bercer, mon oreille fut immédiatement interloquée par le morceau choisi ce soir-là pour faire office de générique de fin. Mon ami Shazam m’apprit qu’il s’agissait de The Bog Body, présent sur viagr aboys. Ni une ni deux, j’allais écouter l’album en entier et là, grosse claque !
Onze morceaux garage explosifs qui ne sont pas, pour certains, sans rappeler les grands frères de The Hives, un des groupes qui a fait exploser la scène suédoise aux yeux du monde il y a une trentaine d’années (et qui tourne toujours) et un de mes groupes préférés, que ce soit sur disque ou sur scène (j’ai eu la chance de les voir jouer live deux fois, en 2008 au Zénith de Paris, et quatre ans plus tard au Transbordeur à Villeurbanne – deux de mes meilleurs souvenirs de concert).
Onze morceaux qui ne sont pas sans rappeler The Hives, donc, pour les plus péchus, mais également Bloodhound Gang quand le sextet baisse le tempo et que le chant de Sebastian Murphy se fait plus monocorde, à l’instar de celui de Jimmy Pop. Onze excellents morceaux, en tout cas, et un album qui va tourner en boucle sur ma platine, pour sûr !