Je n'entend pas de voix dans ma tête. Par contre, je discute beaucoup avec moi-même. Beaucoup. Trop. Souvent. Longtemps. Et j'affirme que ca peut rendre complètement débile. Meme que si je pouvais, je lui fermerais sa putain de grande gueule à ce Moi qui se questionne, qui doute, qui cherche des réponses, les trouve, recommence inlassablement. Et un peu a l'image de l'écriture pour laquelle je me rapporte souvent pour évoquer des idées, c'est la même chose pour ce qui se passe dans ma tête. La plupart du temps, je m'auto ferme la gueule et me dit que je ne ferai pas chier les autres avec mes idées, théories, discussions internes, etc...


C'est d'ailleurs un problème relativement fréquent pour bon nombre d'humains qui préfèrent se taire plutôt que d'aller chercher de l'aide. Dans mon cas, j'en ai cherché, trouvé, discuté, recommencé et j'en arrive a un consensus avec moi-même. Bah, y a rien a faire. Ca continue. Ca jase toujours dans ma tête. Et c'est rarement joyeux. De l'analyse, des questionnements, des doutes, quelques regrets, de l'amour ( mes enfants...), des souvenirs. Meme que depuis ma naissance, je peux presque dire que je ne connais pas la bonne humeur. Jamais. Des instants heureux,oui. Des moments de bonheur, quelque fois. Mais une journée ou je suis d'une humeur joyeuse? Rarement. C'est triste. Et il n'y a pas un médicament ou une thérapie qui a réussi a me coller un sourire dans le visage pour un 24 heures au total. Il pleut souvent dans ma tête. Non. C'est brumeux. Gris. Un orage approche...


Cette chanson évoque la même chose mais de manière plus violente. Le chanteur règle le problème en tuant son lui-même a plusieurs reprises. C'est effectivement plus radical mais sûrement oh combien plus efficace. Mais impossible. L'image est forte toutefois. Il en a plein son cul de ses voix et il prend les moyens pour les faire taire. Cependant, leur utilisation évidente du paradoxe est une image. Fermez vos gueules. Ma tête n'en peut plus.


Pour cette raison, je m'identifie beaucoup a leur musique. L'utilisation des images dans leur musique a une résonance automatique dans ma tête. Je comprends. Et malgré bon nombres d'échappatoires de toutes sortes, jamais la foutue discussion interne ne se termine. Ca parle beaucoup. Le sommeil est d'ailleurs très salvateur . Mais au réveil, ca repart en couille. Et parfois, je n'en peux plus... Réellement. Et pourtant...


Mais bon, je ne veux pas plomber l'ambiance. Je préfère ne pas parler de tout ca... ( Ma voix intérieure me disait à l'instant de la fermer...).







Créée

le 14 juil. 2022

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Johnny B

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