Gangsters et aspirateurs

Avis sur Acte 1 - Il faut flinguer Ramirez, tome 1

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Comme j’ai beaucoup décroché de l’univers des BD, il m’arrive de louper à peu près tout ce qui fait l’actu mais de temps en temps je tombe sur un truc complètement par hasard. Sur ce coup-là, c’est certes le hasard mais aussi la couverture méga-cool qui m’ont fait ouvrir Il faut flinguer Ramirez de Nicolas Petrimaux.

Cette BD est un petit pavé de 144 pages qui nous présente Jacques Ramirez, employé exemplaire mais muet de Robotop, une grande firme d’électroménager qui s’apprête à lancer son tout nouvel aspirateur le Vacuumizer 2000, c’est la pression. Le problème c’est que deux mafieux débarquent au SAV de la marque pour faire réparer un appareil quand ils tombent sur Jacques, et ils reconnaissent immédiatement LE Ramirez, le tueur insaisissable et implacable qui les a doublé. Vite, on prévient le chef du cartel et on lance une vraie chasse à l’homme contre ce réparateur d’aspirateur sans histoire.

Il faut flinguer Ramirez sent bon le cinéma des frères Coen boosté à l’adrénaline, il déborde de dialogues brillamment écrits, avec juste ce qu’il faut d’absurdité pour être marrant sans pour autant tomber dans la comédie pure. Les scènes dans le monde du travail chez Robotop sont tout bonnement délicieuses. Mais on est quand même sur du polar d’action loufoque et rythmé, des gangsters magnifiques, des fusillades et des courses-poursuites endiablées. Cette bande dessinée transpire du fun à toutes les pages, c’est tout à fait ma came. Le découpage est aussi très impressionnant, tout s’enchaine avec fluidité tout en posant des plans qui pètent la classe, toujours très cinématographiques, avec des compositions soignées.

Le dessin est magnifique, le trait est fin et précis, y’a des pures ambiances dans des tons chauds, des belles bagnoles et de l’action qui pète tout en restant parfaitement lisible. Les personnages sont expressifs, les gueules percutent, Ramirez a une tronche à contre-emploi qui résume à elle seule tout l’esprit de cette BD. Puis ce défilé de moustaches, c’est du grand art. C’est donc impressionnant de constater que Il faut flinguer Ramirez est le projet d’un seul homme, scénario, dessin, couleurs… Putain, chapeau l’artiste. On apprend aussi que Nicolas Petrimaux a bossé sur le visuel de la série de jeux vidéo Dishonored, excellente saga injustement boudée par le grand public. Joli CV.

J’ai vraiment hâte de lire la suite de cette superbe BD qui finit sur un cliffhanger réjouissant et inattendu, ça fait du bien de lire quelque chose d’aussi fun, beau et maitrisé, on en redemande.

http://ours-inculte.fr/il-faut-flinguer-ramirez/

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