Basara c'est du bon !

Avis sur Basara

Avatar Zushi
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Basara se déroule au Japon dans un futur indéterminé. Dans ce futur, un cataclysme de nature toute autant inconnue semble avoir fait régresser la civilisation humaine.

Ainsi, si les Européens sont revenus à un niveau technologique équivalent a celui du 19ème siècle, le Japon lui, est revenu à un système féodal et est gouverné par une famille royale. Cette dernière est composée du roi d'or, qui gouverne la capitale et est secondé par quatre rois (appelés « princes » dans la capitale afin de rappeler leurs rang vis-à-vis de leur père) :
Le roi Bleu, le roi Noir, le roi Blanc et le roi Rouge. A eux cinq, ils dirigent d'une main de fer quasiment l'ensemble du Japon.
Mais dans le village de Byakko qui se trouve sous l'autorité du très jeune roi rouge naissent deux jumeaux : Tatara et sa soeur Sarasa. D'après une légende, Tatara est l'élu qui libérera le peuple japonais du joug de la famille royale.
Plusieurs années passent et le roi rouge ayant finalement eu vent de cette légende enverra ses troupes sur le village et fera éliminer Tatara. Afin d'organiser la défense des villageois et pouvoir venger son frère, Sarasa prendra l'identité de ce dernier et mènera la révolte. Peu de temps après cette contre-attaque, dans une source d'eau chaude isolé, Sarasa fera la rencontre d'un certain Shuri et les deux jeunes gens seront bien vite attirés l'un par l'autre.
Mais si Shuri ignore que Sarasa se fait passer pour Tatara, elle en revanche ignore que ce jeune homme est en réalité nul autre que le roi rouge !

Basara est un manga dans lequel j'ai eu un peu de mal à me plonger, les dessins très typés shojo ne m'ont pourtant pas trop gêné pour une fois... Mais de nombreux détails dans le déroulement de l'histoire m'ont chagriné : sans être un féru de réalisme, Basara est rempli de détails qui gênent, comme des stratégies militaire peu crédibles (« bonjour je voudrai mille taureaux et c'est pour ce soir... ») ou bien encore des dirigeants d'armées qui se déplace sans aucune escorte au gré de leurs envies.
Cela peut paraître des détails futiles mais pour moi, cela a rendu l'immersion dans le récit très difficile. La question du temps et de la distance laisse également à désirer, le Japon semble se traverser bien vite et nos deux héros (Sarasa et Shuri) ne cessent de s'y croiser par pur hasard.

Bref, le déroulement de l'aventure est par moment assez bancal, surtout dans les premiers volumes. Même si cela s'arrange grandement à partir d'une dizaine de tomes, il reste toujours drôle d'imaginer l'auteur toute fière de penser à faire faire une chose évidente comme ramasser les flèches ennemies par les héros après une bataille. Heureusement, si la gestion des événements les plus terre-à-terre laisse souvent à désirer, il n'en est rien de l'intrigue.

Dans Basara, les intrigues politiques ont un petit quelque chose d'épique. Elles sont le moyen par lequel les destins se font et se défont : amour, amitié, fraternité, loyauté, tous ces sentiments sont intimement liés aux événements qui secouent le Japon de Basara.
Ainsi, des querelles entre frères prennent un sens bien particulier quand ces derniers font partie d'une famille royale, de même que défendre sa région prend tout sont sens quand il s'agit en vérité de défendre ceux que l'on aime. Et si l'épanouissement d'une relation amoureuse ne peut passer que par la fin d'un conflit, alors on comprend mieux ce qui fait le charme de ce manga.

Basara se trouve encore assez facilement en occasion. Je vous recommande vivement de tenter cette série, même s'il vous faudra peut-être quelques volumes pour bien rentrer dans l'histoire.

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