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Parce qu’il est le héros que Gotham mérite. Pas celui dont on a besoin aujourd’hui...

La phrase de Jim Gordon dans The Dark Knight aurait pu résumer ce récit signé Sean Murphy.

Ce Batman : White Knight rappelle en effet beaucoup de belles réussites en termes de récits de super-héros. Il fait naturellement écho à Batman : The Dark Knight mais aussi à d’autres récits tels que Luthor qui renversait l’affrontement entre Superman et Lex Luthor ou encore à Red Son qui plaçait Superman dans le camp de l’URSS.

J’ai retrouvé le plaisir du chef d’œuvre de Nolan, la frontière du bien et du mal qui tombe, Batman poussé dans ses retranchements, un vrai travail autour du Joker et autour des acolytes de chacun.

Renverser l’affrontement entre Batman et le Joker est une idée brillante et quand elle prend, au passage, naissance chez Sean Murphy, cela se transforme en coup de maître. Parce que l’histoire est intelligemment construite et explore bien plus que la relation entre le Joker et Batman.
Sean Murphy retraduit aussi la nécessité pour l’un que l’autre existe. Si le Joker existe c’est pour Batman, si Batman existe, c’est grâce au Joker…enfin Jack Napier…enfin Joker.
Mais on explore aussi avec beaucoup de talent la personnalité de Jack Napier et donc celle du Joker. Cela donne une profondeur incroyable (si celle-ci ne l’était pas déjà assez) à ce méchant titanesque, sans foi, ni loi et sans aucune logique.

On explore aussi les relations entre Batgirl, Nightwing, Batman et, aussi, Robin. C’est brillant car en 240 pages, on découvre et redécouvre la psychologie de personnages centraux mais aussi toute la noirceur d’un personnage comme Batman, un héros noir, dont la limite entre le bien et le mal ne tient à rien, tellement à rien, qu’un médicament peut renverser le rapport de force entre le plus grand méchant de Gotham et son plus grand héros. Ce récit nous permet aussi de triturer le passé de la famille Wayne.
Le travail réalisé autour d’Harley Quinn est aussi remarquable, ambivalente, charismatique et sournoise. Elle contrebalance totalement la folie de Neo-Joker qui apporte cette touche délirante au récit.

Il ne peut y avoir de grand Batman sans Joker. Et ce Batman est un très grand récit grâce au talent dingue de Sean Murphy qui après Punk Rock Jesus ou Tokyo Ghost prouve encore que c’est un génie. Certaines planches sont justes sublimes et l’édition encrée est juste formidable. Quelques pages sont des œuvres d’arts.
En couleur, c’est aussi brillant car le travail de Matt Hollingsworth est toujours aussi excellent et s’intègre parfaitement dans l’univers Batman.

Au final, ce White Knight est une brillante réussite qui reprend le rythme effréné de l’œuvre de Nolan tout en renversant totalement la relation Batman / Joker. Mais ce récit va bien plus loin, car Sean Murphy nous ouvre beaucoup de porte sans apporter de réponse. D’ailleurs, parler de « renversement » est peut-être un peu naïf tellement l’histoire est truffée de nuance cherchant à nous balader dans les objectifs du Joker et son intellect quelque peu…dérangé.

En conclusion, un récit brillant de part son histoire mais aussi sublime par un aspect graphique magnifique.

Halifax
9
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