Plongée dans un pays aussi fascinant que discret

Avis sur Chroniques birmanes

Avatar Al Foux
Critique publiée par le

Mon troisième Delisle, j'aime toujours autant. Évidemment, je préfère ses remarques sur les pays visités que ses soucis de papa mais l'un n'empêche pas l'autre et ne nuit pas à l'autre.

Bref, on apprend des choses fascinantes sur ce pays fermé régenté par la junte militaire. La censure des magazines (où des préposés jouent du ciseau pour tout couper), que mal d'expatriés jouent les néo-colons avec des maisons tape-à-l'oeil, que "la dame" est détenue de force chez elle et que son élection légitime au pouvoir sous la banderole de la LND (Ligue Nationale pour la Démocratie) a été invalidée par les militaires, que les moines sont nombreux et passent le matin à huit heures (petite cloche) et qu'il faut leur donner à manger, qu'en tant que pays religieux les offrandes sont nombreuses (temples, entretenir une pagode voire en construire une, etc.), que le Myanmar est le nom de la Birmanie (mais que ce nom correspond au pouvoir militaire non reconnu par plein de pays dont la France), que les ONG comme MSF ont du mal à atteindre les populations ciblées car la Birmanie est hautement bureaucratique et illogique, les films étrangers sont interdits, les motos en ville aussi, le journal officiel s'appelle The New Light of Myanmar et est un tissu de mensonges, que la junte renverse ses propres militaires s'ils sont trop réformateurs (exemple : Khin Nyut), qu'il y a un festival de l'eau où tout le monde s'arrose (fête bouddhique qui consiste à se purifier de ses mauvaises actions en se versant de l'eau, qu'on peut te bloquer ton Internet si des mots suspects apparaissent dans tes mails (lus par les autorités bien entendu), que les toits des maisons traditionnelles sont composés de grosses feuillés séchées attachées à des chassis en bois, la junte laisse les compagnies étrangères exploiter les ressources pétrolières (et il y a du manque pour le faire) et taxent ensuite les revenus (du coup, ils n'ont même pas à exploiter leurs ressources),là-bas on conduit à droite avec des voitures à l'anglaise (l'objectif était de finir avec le passé colonial du pays mais les voitures ont principalement leur volant à droite puisque ces dernières viennent principalement du Japon, embargo oblige).

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 251 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Al Foux Chroniques birmanes