Ambiance intimiste

Avis sur Comme convenu, tome 1

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Critique publiée par le

Suite à de nombreux commentaires postés par de nombreuses personnes (1), j'ai décidé de réécrire cette critique sous la forme d'une émission intimiste à la lumière tamisée, afin de lever certains voiles de mystères. Une véritable discussion entre un réseau social, et une créature simiesque de Nintendo

Nos deux intervenants sont donc Florian_Bodin, à notre gauche, qui s'est engagé sur la voie de la vérité, du pourquoi et du comment? Et à notre droite le Dr Karlsov, qui va exposer son avis datant de l'année passée.

Florian_Bodin (FB): Dr Karlsov, j'ai lu attentivement votre critique, et j'ai comme l'impression que celle-ci, d'une certaine manière, et excusez-moi du propos: "Pu**e** le mépris". Comment pouvez-vous expliquer cela?

Dr Karlsov (DK): Mon cher Florian, cette critique date d'il y a un an, je dois reconnaître que celle-ci fait partie des écrits auxquels je n'accorde aucune importance, et je me dois depuis de longs mois, d'y apporte moultes modifications, entre autre pour affiner mon jugement sur le Cas Laurel/Comme convenu. Mais ne dit-on pas que Jeunesse rime avec Hyper-Vitesse (Mais aussi Molesse), et Vieillesse avec Sagesse (mais aussi "Molesse")? Le temps passe, et les moeurs évoluent, ce qui a été dit il y a un an n'est parfois plus valable et ne peut plus servir de base argumentaire, vu que l'époque des propos est révolue...

Je vais donc commencer donc par éclairer votre lanterne: Oui, ma critique "pue" une certaine forme de mépris vis-à-vis du travail de Laurel, non seulement vis-à-vis de son caractère technique, narratif, mais aussi envers de la communauté qui entoure et arpente le blog.

FB: Vous mentionnez dans votre critique précédente un "récit au rythme haché", est-ce que cela fait référence au format épisodique, au taux de sortie des planches sur la semaine?

DK: Non, vraiment pas. En fait, le rythme haché dont je parle fait bien partie de la narration elle même, outre le fait que le format 4 cases est très difficile à maîtriser, il s'avère que dans le cas de Comme convenu, il y a de nombreuses planches et cases que je jugerais superflues, voire même inutiles.
La construction du récit s'en retrouve pas meilleurs, et paradoxalement, le sujet de départ, qui selon moi à de bonnes qualités narratives, n'obtient pas le traitement qui le mettrait en avant. Bien du contraire.

FB: Dans un papier, je vous questionnait sur le point suivant: "Est-ce un tort qu'ils soient naïfs vis-à-vis de leurs choix?", Est-ce que cela influence tant votre jugement?

DK: Complètement, je trouve difficile d'apprécier des personnages basés sur la vie réelle quand on se retrouve face à tant de mauvais choix, que la narration choisit de s'orienter vers une rétrospection sur leur parcours est une chose, le soucis, c'est que j'ai l'impression d'être face à un auteur qui passe son temps à se plaindre et qu'elle attends de son public qu'on la rassure, qu'on lui dise que tout va bien, bref qu'on lui donne raison. Et paradoxalement, le scénario fait tout pour que l'on se retourne contre les "antagonistes" , antagonistes par nécéssité qui ne sont sans doute pas décrits avec objectivité, qui sont caricaturés et que l'on présente comme des idiots incapables.
Le soucis est là: Laurel et Aurélien ont fait des mauvais choix, mais à aucun moment ils ne se présentes comme idiots, à l'instar de nos deux boucs émissaires. Je tiens à rappeler que ces derniers existent vraiment, et que je trouve cela un peu limite d'appeller une vraie personne "Luc Terreux" pour faire de l'humour. Je serai la dite personne, je ne serais pas spécialement ravi.

FB: Ne vous êtes pas approché d'un terrain fort glissant en critiquant à la fois l'oeuvre et l'artiste? C'est une démarche dangereuse.

DK: Oui et non. En fait, j'ai à la fois une forme de respect pour Laurel, c'est une femme courageuse, self-made, autodidacte et qui a admirablement réussit son Kickstarter. Ca ne fait que refléter d'excellentes qualités, que ce soit dans son travail ou dans sa communication, pour ne citer que ces deux points.
Mais. C'est aussi là où le bât blesse.
Je surveille le blog de cette jeune femme depuis quelques années maintenant, et je constate, non sans regret que son style n'évolue pas ou bien peu. Elle nous a parlé a un moment de son admiration pour Pascal Campion et du fait qu'elle adorait son style, qu'elle était ébahie etc... Le soucis, c'est que depuis tout ce temps, son style a évolué, bien sûr, mais pas énormément. Et que je reviens sur le fait que j'ai l'impression que l'auteur, par intermittence, prend le temps de se plaindre sur son blog. Quand elle nous commente qu'il lui faut 6h pour faire une planche de 4 cases. Je suis en droit de remettre en cause ses capacités professionnelles vu le faible rendement temps/case.
Alors évidemment, nous n'allons pas rentrer dans le débat qu'ils ont une vie à coté de leur emploi. Ca coule de source, et il est inutile de s'attarder sur ce point.
Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis: il n'est pas question d'être en attente fébrile en attendant la planche suivante, mais bien de mettre en avant ce coté geignard qui a bel et bien une répercussion sur son travail, travail dans lequel elle donne l'impression d'orienter les gens vers un avis qui est le sien, au même titre des moments quand elle commente son blog.
Dans un acabit similaire, elle créée deux groupes manichéens:
les stupides/méchants d'un cotés, qu'il faut lyncher, et les gentils/un peu benet qu'il faut défendre.

FB: Vous nous avez parlé de la technique, du traitement de la narration, mais qu'en est-il des personnes qui suivent le blog?

DK: Sujet délicat, qui encore une fois est situé à mi-chemin du terrain glissant à peine praticable et du gouffre béant. En fait, autant crever l'abcès: je me représente les gens qui commentent et défendent Laurel, comme des gens qui manquent clairement d'objectivité, qu'il se contente de balancer des compliments et des mesquineries vis-à-vis de certains personnages (basés sur des personnages de la vie réelle). Le soucis est là: une ambiance générale du blog qui me débecte, je prend la responsabilité de critiquer tout le blog de Laurel sur la page de Comme Convenu, parce que c'est désormais le coeur de son blog. Et que visiblement la critique, et je tiens à rappeler qu'une critique n'est pas strictement négative, n'est jamais la bienvenue dans ses pénates et dans son travail.
C'est un comportement que je déplore et que je rejète.

FB: Du coup, votre critique met en avant aussi bien la communauté, que le récit mais aussi l'auteur.
Vous adoptez un drôle de point de vue.

DK: Nous sommes sur Sens Critique, je pense qu'il n'y a pas de bons ou de mauvais points de vue, je pense que c'est tout à chacun de faire son opinion et de façonner le site en fonction de ses convictions.

FB: Et bien merci beaucoup, me voici bien éclairé désormais!

DK: Mais de rien, sympathique FB, désormais, et grâce à votre intervention le monde s'en portera bien mieux.

FB: Vous ne m'en voulez pas trop, de bon matin, de vous faire mettre les mains à la pâte aussi abruptement.

DK: Il n'est nul doute que cette critique méritait un ravalement de façade, et de toute façon, je finis toujours par développer une forme de sympathie envers les gens, même si ceux-ci, parfois, manquent de discernement à mon encontre et une certaine violence dans leur façon de parler.

FB: Une dernière question néanmoins.

DK: Allez-y.

FB: 2 / 10 n'est-ce pas un peu sévère?

DK: Non. Je pense que ça permet non seulement de contrebalancer l'énergie de certains, tout en usant un procédé d'interpellation, qui, vous le constatez, fonctionne.

FB: Haaa, en fait, vous aimez l'ironie et le cynisme.

DK: C'est bien ça!

FB: Merci pour tout!

DK: Mais avec grand plaisir!

FB: ...

DK: ...

FB: On va rester là, à se regarder longuement?

DK: Je pense bien.

FB: ....

DK: ....

....

Et Trondheim sorti son 152eme album.

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